Votez Paychère ce week-end

18 avril 2008 | par | 2 commentaires Plus loin

On voulait tout d’abord publier ici un billet un peu acide sur Zappelli. Mais finalement, l’évidence a vite pris le pas sur l’envie : il serait peut-être plus intelligent de suggérer pour quelles raisons un vote en faveur de François Paychère nous paraît essentiel plutôt que de tirer à vue sur une cible finalement pas très intéressante.

On rappellera tout d’abord et pour être clair que ce blog ne roule que pour lui-même, n’appartient à aucun parti et ne bénéficie d’aucun soutien. C’est donc en toute liberté d’expression et liberté éditoriale qu’il a décidé d’appeler à voter en faveur du candidat incarnant le renouveau. Il n’a pas non plus contacté ce dernier et agit sans son accord.

Le prédécesseur de Zappelli, Bernard Bertossa, avait quelque peu fait tousser la République, ou du moins certains de ses acteurs, en affirmant dans les colonnes d’un quotidien il y a quelque temps, d’une part que le candidat sortant n’avait en substance pas le calibre pour la fonction et que par ailleurs sa politique pénale n’était pas appropriée.

On doit ajouter à ces éléments que la fonction à Genève (et ailleurs) est en pleine évolution, et que pour assumer cette dernière, il ne suffira pas de se sentir à l’aise dans les mondains cocktails, mais qu’une large expérience juridique, humaine et managériale est nécessaire doublée d’une vista, d’une jugeote, d’un sens du juste concret, d’une certaine noblesse de caractère, d’un sens de l’humour léger et d’une vraie connaissance de la vie qui ne se limite pas aux prétoires.

Un procureur remplissant toutes les qualités ci-dessus et qui en plus sait cuisiner (en livrant ses recettes) et aime la bonne musique, notamment classique, c’est plutôt rassurant et encourageant. Au demeurant, c’est de l’avis général un brillant juriste et un homme de coeur. Il est d’un abord simple et ne respire pas la suffisance.

Pourquoi donc aller chercher midi à quatorze heures : le choix est simple. Entre un candidat du passé un peu mou et pas très vivant et un candidat du renouveau brillant et modeste, le choix de l’électeur genevois doit être vite fait.

Et n’oublions pas au moment de voter que l’UDC soutient officiellement Zappelli
. C’est donc dire s’il faut se méfier de ce genre de recommandations/soutien.

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Catégorie: Res politica

Commentaires (2)

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  1. Tatage dit :

    Dommage que ce poste de procureur soit si politisé. On assiste à un combat gauche – droite, avec des arguments tranchés d’un côté comme de l’autre. On ne va pas voter pour un bon procureur, on va voter pour le procureur qui représente soi-disant le bord politique qui nous convient.
    Le procureur élu saura-t-il relever les défis auquel il aura à faire face ou bien devra-t-il appliquer la politique de son parti ?
    C’est franchement inquiétant et guère motivant pour les électeurs.

  2. kalvin dit :

    @Tatage

    je suis conscient de la politisation excessive de cette élection. ceci dit cette politisation est le reflet des souhaits du corps électoral qui finalement a indirectement « fait la loi ». Ceci dit, il est difficile de trancher mais certains critères comme la technicité, le cœur, l’ intégrité, l’enthousiasme, la simplicité et la capacité à agir dans cette fonction n’ont pas vraiment de couleur politique, d’où le choix suggéré.

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