Woerth : chasses présidentielles ?

13 septembre 2010 | par | 1 commentaire Plus loin

Si on a bien compris, ce sont des flics plus ou moins barbouzeux qui ont exécuté les auditions demandées par le procureur Courroye dans le cadre de ses nombreuses enquêtes préliminaires, mignardises typiquement françaises destinées à enterrer judiciairement l’affaire Eric Woerth.

On comprend aussi que ce cher procureur a le doigt sur la couture du pantalon et n’agit qu’en fonction des instructions précises qu’il reçoit de haut lieu. Si les Français se trouvent bien avec de telles pratiques, tant mieux pour eux, mais leur démocratie est un brin attaquée et ridiculisée par de telles coutumes.

On apprend ce jour que les services barbouzeux et autres de la République ont aussi reçu l’ordre de placer sous « éclairage » particulier certaines sources des informations parvenues aux journaux qui ont traité de l’affaire et singulièrement au Monde qui a ou va déposer plainte contre de telles pratiques illicites ( d’ailleurs d’ores et déjà confirmées par certains dignitaires du pouvoir sarkozien).

Au fond, rien ne change dans ce pays royaliste et stratifié qu’est la France. Le roi parle et les sujets courent pour combler dans l’instant chacun de ses vœux, quelle qu’en puisse être la nature.

Ce qui est amusant, c’est que du côté de l’accusation comme du côté de la défense, si l’on ose dire, les mêmes flics ou du moins le même genre de flics pratiquent la traque aux indices pour les faire disparaître ou pour en minimiser la portée et la traque aux chasseur d’indices, pour les anéantir, du moins momentanément.

On disait que Sarkozy avait soi disant banni les chasses présidentielles, tout en maintenant par ailleurs quelques infatués personnages pour en conserver plus que les souvenirs .

Mais visiblement ce ban ne s’applique évidemment pas à Dieu.

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Catégorie: A la Une, Res politica

Commentaires (1)

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  1. george de glücksbierg dit :

    La chasse à cour existe encore sous forme d’association à but non lucratif, loi de 1901. Cela permet de continuer de rêver et de manger dans la cour du château. Mon cousin le marquis Henri de Breteuil, après avoir marié en tant que maire, quelques inconscients, s’en va accueillir les rescapés au retour de la chasse pour superviser une juste répartition du produit de cette dernière, selon des règles bien définies, suivi par la fête et tous ses excès et ça va fort jusque dans les alcoves. C’est rude la vie de château aujourd’hui.

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