5 février 2008 à 20 h 25
Publié par: Kalvin Whiteoak dans: Suisse |
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Depuis juillet 2007
on avait annoncé ici que la crise des subprimes ferait des dégats considérables, y compris dans l'économie dite réelle
et finalement dans la poche du consommateur-contribuable. Certains spécialistes continuaient à l'époque de boire la parole rassurante des banquiers et analystes de marché comme parole d'évangile : cette crise localisée tant dans le genre que dans l'espace n'aurait pas d'impact sur l'économie en général, en tous les cas pas en Europe. Reprenez les commentaires de l'époque,
ils sont édifiants.
Ce mardi les banques européennes ont à nouveau plongé (
en Suisse de plus de 3 %) en raison de prévisions pessimistes sur la récession qui arrive aux USA. La production de services aux USA a baissé
pour le première fois depuis mars 2003, soit depuis 5 ans. "Ce rapport donne une preuve frappante de la récession de l'économie américaine", a résumé
Sal Guatieri de
BMO Capital Markets. C'est un spécialiste encore, et c'est comme toujours, il constate les dégâts après.
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3 février 2008 à 17 h 48
Publié par: Kalvin Whiteoak dans: Suisse |
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Certains se demandent ce que peuvent bien être les fameux produits dérivés financiers avec lesquels nos bons banquiers et autres traders jouent à qui mieux mieux et surtout ces temps à qui perd perd. Une assez bonne description technique est donnée dans Wikipédia dans laquelle on relèvera qu'à l'origine, ce types de produits financiers étaient un peu assimilables à une prime d'assurance risque, destinée à couvrir la survenance ou la non-survenance d'un événement dans le cours d'une transaction commerciale réelle. L'exemple typique de ce genre de prime était l'achat à terme de devises, qui permettait à un commerçant suisse par exemple de disposer au moment où il devrait s'acquitter d'une dette en dollars des dollars nécessaires au cours de change qu'il trouvait justifié et non pas à un cours fixé par le marché sans qu'il puisse réagir. Ce faisant notre commerçant se protégeait contre une perte, ou plutôt un coût plus élevé voire nettement plus élevé pour la marchandise commandée que celui qu'il souhaitait payer au moment de la commande.
La même opération existe évidemment pour les vendeurs qui eux souhaitent encaisser au moins autant que prévu… jusque là, rien que finalement de relativement normal, du financier greffé sur de réelles opérations économiques à la base (ce que les traders appellent le fameux sous-jacent).
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