1 février 2008 à 16 h 49
UBS, actionnaires actuels spoliés d’avance
Publié par: Kalvin Whiteoak dans: Suisse |
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On savait le cynisme qui guide toute l'action de cette ancienne grande banque devenue depuis peu tout à fait bancale et qui a perdu près de la moitié de sa valeur en bourse depuis 6 mois grâce aux bons soins du docteur Ospel et de ses infirmiers attentifs. Non contents d'avoir fait perdre en gros plus de 35 milliards de francs de capitalisation boursière à ses "chers" actionnaires, elle prépare pour le 27 février une augmentation de capital tout à fait spéciale, complexe et en gros réservée à deux nouveaux actionnaires de référence, GIC de Singapour et un actionnaire mystérieux du Golfe.
Les actionnaires actuels ont en vertu du droit suisse de la SA un droit de souscrire à une augmentation de capital qui ne peut être aliéné ou abandonné comme tel et qui a même une valeur en soi. Mais voilà, l'UBS sait que depuis de très nombreuses années l'actionnaire de base de l'UBS ne vient pas aux assemblées générales, et que ces dernières ont généralement un quorum de l'ordre de 20 % du total des actionnaires, 20 % totalement acquis d'avance au conseil d'administration. Ce qui revient à dire que ce dernier, malgré les gesticulations sympathiques d'ETHOS ou de Profond, fait une nouvelle fois n'importe quoi en spoliant d'avance les actionnaires actuels qui se verront dilués et donc diminués en valeur sans autre forme de procès alors que deux nouveaux poids lourds vont toucher pendant deux ans du 9 % en francs suisses de rendement sur un emprunt convertible qui deviendra ensuite des actions dont le prix de conversion est encore un attrape-nigauds.
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On sait qu'en Suisse et dans les pays civilisés avoisinants, les pouvoirs publics et surtout les hommes politiques font de magnifiques discours pour ériger en dogme le fait que la puissance publique ne saurait être exercée que par ceux qui sont formés pour ce faire, et qui par ailleurs ont reçu une instruction particulière à cet effet et obéissent à une hiérarchie organisée. Bon, pourquoi pas, on peut discuter de ceci à perte de vue, mais enfin là n'est pas l'objet de ce billet.






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