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RSR : une affaire et trois questions »

rsr1lo.jpgOn s'était promis de ne pas faire de billet supplémentaire sur cette fameuse affaire de fichiers, pour ne pas contribuer à lui donner plus d'importance qu'elle ne doit en avoir. Et finalement on n'a pas pu se tenir à cette résolution.
 
Bien sûr que c'est la RSR, bien sûr que c'est une institution qui doit être irréprochable, bien sûr que "ça ne se fait pas" d'y contempler de jeunes gamines nues sur un ordinateur en lieu et place de travailler.
 
On sait aujourd'hui que le juge d'instruction Philippe Vautier toujours pondéré, calme, professionnel et plutôt proche du justiciable a trouvé quelques photos qui tombent sous le coup de la loi à ses yeux.
 
Dont acte. Laissons donc faire la justice. On la critique volontiers ici, mais en l'occurrence elle semble agir avec tact et célérité, ce qu'il faut relever.
 

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GIC, hawala, couleur de l’argent et UBS »

hawala1.jpgSingapour est un état d'à peine 700 km2, au sud de la presqu'île malaisienne. Cité-Etat qui tiendrait toute entière entre Genève et Lausanne, dans une bande de l'ordre de 20 kilomètres de large.

Cité très peuplée puisque qu'elle compte environ 4.6 millions d'habitants, cité riche puisqu'elle est considérée comme l'un des quatre dragons de l 'Asie.

Depuis 1974 Singapour dispose d'un premier fond souverain Temasek Holdings et depuis 1981, d'un deuxième le GIC (Government of Singapore Investment Corporation). La cité-état est industrieuse, très prospère, et on se demande bien comment elle a réussi à amasser de telles sommes dans ses fameux fonds souverains.

Et c'est en creusant un peu qu'on s'aperçoit qu'à part le raffinage de pétrole, l'informatique (certains composants singapouriens sont célèbres), le tourisme, les chantiers navals, c'est en réalité l'industrie d'armement qui a essentiellement permis le départ des fonds souverains, actuellement dopés dans leurs résultats par ceux des services bancaires et financiers locaux.

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Pékin 2008 : boycott ? »

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Bien sûr que l'on pourrait facilement être amené à soutenir un boycott des Jeux Olympiques de Pékin, vu les inflexions actuelles de la politique chinoise au Tibet.
 

Bien sûr que tant politiquement que sur le plan économique ce serait un coup très dur pour les Chinois. Mais on n'est pas sûr du tout que ce soit la bonne tactique, car on risque dans cette hypothèse de les vexer de manière telle que la réaction répressive à l'intérieur du pays pourrait en être que plus que sanglante.

N'oublions pas l'une des caractéristiques très profondes des Chinois, leur fierté, et surtout n'oublions pas le peuple en entier et sa soif légitime de liberté et de développement. Un boycott serait à notre sens une mesure à effet contraire.
 

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Presse-citron : violation de la liberté d’expression ou devoir de contrôle accru ? »

liberte.jpgOn peut être horrifié par ce qui arrive à Eric Dupin, l'auteur de Presse-Citron qui figure parmi les meilleurs blogs francophones dans son genre. En gros, il est attaqué au Tribunal civil par un acteur et son servile cerbère avocat qui lui reprochent, sur l'agrégateur Fuzz, d'avoir repris automatiquement une nouvelle ou semble-t-il une rumeur concernant cet acteur célèbre, nouvelle ou rumeur qui serait fausse et attentatoire à l'honneur de l'acteur en question.

Et de réclamer à Eric Dupin des dizaines de milliers d'euros de dommages-intérêts et autres appellations contrôlées SGDG.

De nombreux blogueurs ont vu dans cette affaire une violation de la sacro-sainte liberté d'expression. Il ne semble toutefois pas que cet avis puisse être suivi si l'on se penche avec un certain calme sur l'affaire.

On n'entend pas dans cette affaire brimer par principe un blogueur qui exprimerait un avis dérangeant, mais on entend uniquement faire cesser la diffusion d'une nouvelle bien particulière reprise par le responsable de Fuzz, agrégateur de flux RSS. Même si par définition le responsable de l'agrégateur n'est en rien responsable du contenu des flux, il reste responsable de ce qu'il publie par ce biais sur son site, en tous cas en droit suisse, et probablement aussi en droit français.

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