Mis en ligne le 8 juin 2007 à 09 h 13
Swissair: les journaleux à côté de la plaque
Auteur : Kalvin Whiteoak dans: Economie| Justice| Suisse |
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Une belle unanimité de façade pour ne pas déplaire aux puissants qui les payent: les journalistes une nouvelle fois se montrent complaisants, pleutres et surtout mal informés. Leur grand argument expliquant la débâcle du procès Swissair est en résumé qu’on ne juge jamais pénalement de la gestion d’une société et que les incapables sont par définition non punissables. Outre que traiter d’incapables des Spoerry, Hentsch et autres Corti relève du fantasme ou de la mauvaise foi, il y a chez le journaleux de base une propension manifeste à ne jamais lire les textes de loi. Or il existe dans notre Code pénal depuis pas très longtemps un article 165 qui s’intitule "Gestion fautive". Et que dit cet article ?"Le débiteur qui, de manières autres que celles visées à l’art. 164, par des fautes de gestion, notamment par une dotation insuffisante en capital, par des dépenses exagérées, par des spéculations hasardeuses, par l’octroi ou l’utilisation à la légère de crédits, par le bradage de valeurs patrimoniales ou par une négligence coupable dans l’exercice de sa profession ou dans l’administration de ses biens,aura causé ou aggravé son surendettement, aura causé sa propre insolvabilité ou aggravé sa situation alors qu’il se savait insolvable, sera, s’il a été déclaré en faillite ou si un acte de défaut de biens a été dressé contre lui, puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire."
La faute de gestion est donc bien punissable contrairement à ce que radotent tous nos journaleux complaisants.
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