UBS et CF : on brasse de l’air
Mercredi
8 juillet 2009 @ 17 40
Les projets d’éoliennes sont nombreux à fleurir ces temps, notamment en pays de Vaud. A se demander si les banquiers d’UBS et quelques politiciens ne se sont pas mis une nouvelle fois ensemble justement pour brasser de l’air dans l’affaire qui divise la banque du fisc et de la justice américaine.
Car le dossier US de l’UBS et les derniers développements du procès qui va se poursuivre à partir de lundi prochain en Floride montrent une nouvelle fois que tant le gouvernement helvète que les dirigeants de feue la grande banque se sont faits avoir comme des lapins de Pâques en mauvais chocolat passé de date.
Ils ne sont pas professionnels ni les uns ni les autres, et pourtant ils sont bien payés, sauf erreur.
Depuis des mois ils ont multiplié les gesticulations publiques et occultes pour tenter de trouver un arrangement, alors que par ailleurs ils livraient d’eux-mêmes et dans un même temps, en violation crasse de la loi suisse (mais avec la bénédiction de la FINMA si indépendante …), quantité de renseignements couverts par le secret bancaire.
Difficile pour un juge américain normal de recevoir ensuite avec intérêt et sans sourciller des missives diplomatiques desespérées émanant du gouvernement suisse et disant que la loi suisse serait violée si on obligeait UBS à fournir certains renseignements.
C’est vraiment prendre le fisc américain pour un débile et le juge américain pour un nain de jardin. Ce genre d’attitude grotesque existe fréquemment chez l’accusé qui brûle ses dernières cartouches aussi mauvaises soient-elles. Et moins ça tient debout, pire sera la sentence.
Car UBS sait depuis des lustres que pour travailler aux USA dans certains domaines, on se plie au droit US. Depuis quand les filiales suisses de groupes US n’appliquent-elles pas le droit suisse ?
Par ailleurs dans un désordre total digne d’un hyperactif incurable, Merz signe et paraphe depuis quelques semaines à tour de bras des conventions fiscales, plus qu’il ne l’aurait fait en 10 ans de règne à un rythme fédéral normal, ceci pour montrer l’engagement de la Suisse dans le sens du poil lisse de l’OCDE.
On dépêche même Doris cette semaine aux USA pour jouer les ambassadrices polyglottes Tupperware, mais rien n’y fait. L’UBS et le gouvernement sont tombés naïvement dans le piège qui leur avait été tendu. Ou plus exactement dans le trou béant éthique, politique et législatif qui est derrière eux depuis des lustres mais qu’ils ne veulent pas voir.
Au mieux UBS sera vendue par appartements un jour. Plus probablement elle sera cassée en deux ou trois morceaux. Mais ce qui est sûr, c’est que pour avoir agi de la sorte la banque est responsable civilement d’un immense badwill et de pertes considérables qui affectent durablement l’économie du pays. Comment entend-elle s’y prendre pour réparer ? Quant au gouvernement, il n’est pas en train de remonter une pente qu’il descend depuis longtemps. On ne joue pas ainsi quand on n’a pas d’atout et qu’on a commis le pire : on s’abstient tout au plus.
Mais ça c’est trop difficile sans doute pour le politicien bernois têtu.
PS : on espère que le juge Alan Gold aura la bonne idée de retenir sur sol US aussi longtemps que nécessaire les trois hauts fonctionnaires Hess, Zulauf et Wyss qui vont aller à Canossa. Ça serait un peu libyen comme séjour … et amusant comme moyen de pression.
Mots-clés : air, brasser, conseil-fédéral, florida, internal revenue service, IRS, ubs, USA
Promotions et anxiété professorale
Dimanche
6 juillet 2008 @ 9 57
Mais pourquoi donc les professeurs, doyens et directeurs qui participaient aux promotions à Yverdon-les-Bains cette semaine en compagnie de leurs « apprenants » et de leurs « certifiés » et accomplissaient donc leur dernier jour de travail estival avant au moins 6 semaines de pause y affichaient-ils tous autant qu’ils sont des airs affectés de pasteurs sceptiques et de chiennes et chiens battus vêtus du même type de fringues sentant le jeans « révolutionnaire » et le macramé alter mondialiste ?
Je sais je généralise à l’excès, il n’en reste pas moins qu’ils donnaient l’impression de craindre de se retrouver seuls face à eux-mêmes pendant tout ce temps, comme si la fréquentation du monde réel en période de liberté leur était insupportable.
Et d’où leur vient donc ce ton identique, cette intonation faussement précieuse. Questions ouvertes, et sans réponse depuis longtemps pour moi.
Méditaient-ils toutes et tous sur cette maxime de George-Bernard Shaw, dont l’inscription au tableau noir du Gymnase de la Cité dans les années 1960 me valut un mercredi-après midi de colle (que je trouve toujours injuste) : « Celui qui peut agit, celui qui ne peut pas enseigne« , G.B. Shaw in Maximes pour Révolutionnaires
Mots-clés : air, anxiété, professeurs, promotions, vacances, yverdon-les-bainsCrosse Air au Vatican
Mardi
28 août 2007 @ 11 22
Il n'y a pas de petits profits pour la congrégation catholo-économique et ses ministres des finances. Mistral Air, une compagnie aérienne italienne vient de passer un accord avec le Vatican (lire: passer sous le contrôle financier du Saint-Siège … de business class) pour proposer des vols charter de Rome vers les hauts lieux de pélerinages du catholicisme.
Enfin on peut s'envoler en toute sainteté en compagnie des anges. Benoît le seizième pourra voyager low cost tout à loisir. La première liaison a vu le jour hier, un Rome-Lourdes bénifiant, bénéfique et bénéficiaire.
Mots-clés : air, compagnie, fric, papes, pélerins, vatican

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