Le moustachu modèle « balai de chiottes » Konrad Hummler déclare que renoncer au secret bancaire ferait mal à la Suisse entière. Faut dire qu’il préside les banquiers privées.
En fait, ce n’est pas tant le secret bancaire qui fait mal à la Suisse, c’est ce que les banquiers en ont fait avec leur cupidité et leur manque total de jugeote.
Avant que la situation empire, ce que l’on devrait donc supprimer en première priorité, ce sont les banquiers.
Il serait peut-être utile pour ça de les obliger à servir sous les drapeaux en compagnie des parlementaires de droite, ou alors de les affecter aux travaux des champs et de jardinage du paysage. Il comprendraient ainsi une fois et enfin ce que travailler veut dire.
Mots-clés : banquiers, hummler, moustaches, supprimer
ASB : tortueux méandres
Dimanche
15 novembre 2009 @ 15 33
L’ASB a changé de patron, ce qui n’est sans doute pas un mal car la moustache en gondole de l’ancien commençait à en chatouiller plus d’un urbi et orbi.
Mais là s’arrête sans doute le changement, car ces vigoureux défenseurs du secret bancaire veulent faire accroire qu’ils ont changé d’état d’esprit en proposant ce qu’ils nomment avec emphase un nouveau modèle commercial. Il s’agit ni plus ni moins selon leur président Patrick Odier que de prétendre haut et fort ne plus vouloir accepter en dépôts que de l’argent « fiscalement propre » dans son pays d’origine.
Et le doux rêveur ou plus exactement le facétieux président de suggérer la signature par les clients d’un nouveau formulaire blanchissant la banque de toute responsabilité en cette matière, puisque ledit client y jurerait ses grands dieux, allah et tous leurs disciples avec sa signature qu’il a tout déclaré dans son pays.
En français, cette action s’appelle du lobbyisme de café du commerce pour redorer une image ternie à jamais, et surtout pour contrer les futures exigences justifiées de transparence fiscale des Etats de l’UE. Odier imagine coupler son formulaire avec un impôt libératoire, car cette solution » permet de garantir sur le long terme la protection de la sphère privée du client« .
Une sphère privée dont on se demande ce qu’il a affaire, le brave. Puisque finalement, si cette initiative vise à contrer l’échange automatique d’information fiscale dans les années à venir, la Suisse n’aura nul besoin de son papier.
Quel intérêt en effet un état aurait-il à faire signer un tel formulaire au demeurant assez débile si de toutes façons un échange d’information automatique existe. Et quel intérêt cet échange aurait-il si plus personne ne fraude ou « n’oublie plus » tel ou tel petit ou gros compte ouvert à la rue du Rhône, dans un tea-room adjacent ou une officine moins noble de l’avenue de Champel.
On ne change pas la mentalité mercantile d’un banquier à coups de formulaires mais à coups de fouets. Et l’application stricte de la shariah à cette race de profiteurs serait sans doute nettement plus efficace.
Un coup de fouet en public sur le postérieur du banquier par tranche de Fr. 10.– évadés serait sans nul doute plus efficace que tous les formulaires ou toutes les réglementations qu’il pourrait lui-même imaginer.
Et en plus, ça ne devrait pas choquer toute une série d’investisseurs barbus dont les pays d’origine ne sont même pas dotés d’un fisc digne de ce nom ….
Mots-clés : association, banquiers, Suisse
Banques : comme en 14 !
Mercredi
12 août 2009 @ 16 25
Mais que font-ils donc de leurs (nos) sous ? à part l’UBS dont visiblement la capacité même à faire quelque chose est entamée, les autres banques ont repris depuis quelques mois le chemin du n’importe quoi.
Sans que cela ne semble pour autant inquiéter le contribuable dans sa torpeur estivale ou avec la réelle complicité active des politiques toujours intéressés aux prébendes.
On avait dénoncé la socialisation des pertes, au temps des pertes, et bien sûr la conservation des profits pour une petite faction.
Mais depuis la fin 2008, grâce à l’argent public, les banques européennes et US font des profits à presque plein régime. Bien sûr certains s’offusquent déjà des bonus aussitôt re-provisionnés, mais la question est beaucoup plus large que ça.
C’est en effet celle de la capacité du banquier à apprendre des leçons du passé que l’on parle (sans illusion, il n’apprend qu’à coups de bâtons) et surtout celle de l’utilisation des profits bancaires.
Depuis des mois voire des années les banques ne prêtent plus. Alors même que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Mais c’est fatigant de faire son boulot de banquier, surtout quand on sait que de toutes manières, quelles que soient les crétineries qu’on fait, l’État nous sauvera sans sanction et surtout quand on gagne dix fois plus en spéculant grâce à l’argent public qu’en injectant tout ou partie des fonds reçus de l’État dans l’économie réelle.
C’est ainsi que depuis quelques mois la bourse, ce casino géant ronflant, est repartie de plus belle à la hausse, avec d’ailleurs dans son sillage les prix des matières premières spéculées, reflétant une nouvelle fois l’écart incongru qui peut exister entre le monde de la finance et ses trucs usuels et l’économie réelle où le chaland souffre de plus en plus et ceci quel que soit son pays de résidence.
On avait déjà évoqué ici l’anatomie psychologique dramatique du banquier-type. On doit constater que cette évocation était juste : sans vraie sanction et/ou véritable politique de répression de leur appât du gain qui a conduit le monde dans le mur et les États à s’endetter pour cinquante ans au moins, le banquier reste cet animal dépourvu totalement de conscience et de sens du bien commun qu’il a toujours été.
Il est aussi peu malléable qu’un âne de mauvaise humeur et seul le coup de pied peut lui faire entendre raison. Mais aussi longtemps que dans des pays comme les USA ou la Suisse, par exemple, les partis politiques dépendront pour leur survie de la bonne volonté de ces sponsors de luxe, rien ne changera.
A moins peut-être d’organiser subtilement leur perte et de faire fondre ces colosses grâce à des appuis intérieurs et des méthodes qu’ils ne renieraient pas, s’agissant d’imposer leurs propres vues.
Mots-clés : anatomie, banquiers, pathologiqueJeunes banquiers au chômage
Lundi
6 juillet 2009 @ 10 37
Si l’on en croit la très à droite mais peu adroite ATS, le nombre de jeunes banquiers au chômage augmente.
Bonne nouvelle prise comme ça, mais en la disséquant, on peut lire entre les lignes que parmi ces jeunes gommeux (inés) à l’égo gonflable « figurent des jeunes professionnels très bien formés qui font le choix du chômage, entre deux missions« . Oui, le choix, on a bien lu.
Dans ce cas, on devrait leur refuser toute indemnisation, sauf à ce qu’ils démontrent peuve à l’appui qu’ils sont prêts à embrasser une autre carrière que celle de profiteur professionnel non éthique et socialement rigoureusement inutile.
Par exemple dans les soins à domicile ou pour faire tourner des éoliennes plus vite en brassant l’air. Car ça ils connaissent grâce à leur formation performante.
Mots-clés : ATS, banquiers, chômage, jeunesVache … de prénom
Samedi
21 février 2009 @ 15 36
Heureusement que l’on dispose de scientifiques qui s’attachent aux vrais problèmes de fond en 2009. Par exemple celui du prénom des vaches.
Les experts de l’Université de Newcastle viennent en effet de mettre le point final à une étude fondamentale: une vache qui porte un prénom est nettement plus heureuse que les autres et a une production laitière journalière nettement supérieure à celle de ses congénères anonymes.

L’équipe du professeur Catherine Douglas composée de Catherine Bertenshaw et de Peter Rowlinson a étudié le comportement de 516 vaches du Royaume-Uni.
Parmi celles-ci, 46 % portaient fièrement un nom ou au moins un prénom, et produisaient 258 litres de lait de plus que les autres chaque année (sur une production moyenne de quelques milliers de litres par an et par tête).
L’étude a été publiée sur le journal Online « Anthrozoos » et reprise en résumé par la Süddeutsche Zeitung online.
On devrait appliquer le système au banquier suisse ces temps: sûr que si on l’affuble en permanence du qualificatif de crétin des alpes, il produira moins de crétineries à l’heure et coûtera nettement moins cher à la collectivité.
On peut aussi inclure dans le tas les membres de la FINMA, qui selon Haltiner « sont capables de voir seulement deux couleurs, le blanc et le noir« .
On avait compris avant cet aveu au Temps que la nuance leur échappe …
Mots-clés : banquiers, bertenshaw, finma, haltiner, lait, prénom, rowlinson, ubs, vahcesMadoff: les baveux se syndiquent
Mardi
17 février 2009 @ 16 03
On apprend par quelques dépêches d’agences que plus de 5000 avocats ont décidé ce mardi de former une « alliance internationale » pour travailler de concert à la défense des intérêts des personnes touchées par le scandale déclenché par le marionnettiste Madoff, toujours assigné à résidence sur son île du Nouveau Monde.

L’initiative prétend articuler la défense juridique internationale des quelques trois millions de personnes touchées par l’escroquerie planétaire », a déclaré M. Cremades, du cabinet espagnol Cremades & Calvo-Sotelo, lors d’une conférence de presse.
L’alliance compte soi disant 35 cabinets, représentant un total de près de 5000 avocats, de 22 pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suisse (pas possible …), le Luxembourg, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, Israël.
5000 avocats pour trois millions de clients (ou de cas), ça fait en moyenne … 600 cas (ou clients) par tête de pioche. 1 cas ou client par jour ouvrable de disponibilité tous les deux ou trois ans … sacrée campagne en perspective !
Ce qui est amusant dans la mise sur pied de cette confrérie d’un nouveau genre et d’une nouvelle ampleur, c’est d’une part son but avoué : » l’échange d’informations et la compilation de données » (secret professionnel, conflits d’intérêts, mélange des genres, etc. ? ) et d’autre part le fait que compilation ou pas compilation, avocat ou pas avocat, ceux qui se sont laissés avoir ne reverront jamais rien, puisque en gros, les sous ont été dépensés dans le somptuaire train de vie de Madoff et le maintien sur pied de son « Ponzi scheme » de luxe et réservé aux élites.
Pourquoi donc laisser vivres, bibelots et deniers et ceci pour pour des lustres à cette armée de sculpteurs de nuages qui de toutes façons feront de la défense de cette cause « globalisée » une sorte de dommage collatéral de la cause principale.
N’oublions pas que le système Madoff n’a rien d’une escroquerie : pour escroquer il faut user d’astuce face à un faible et un déshérité. Mais on ne sache pas que les rentiers AVS n’ayant pas de deuxième pilier ou les glorieux gagnants d’une rente au concours immoral de l’AI aient décidé de placer leurs excédents chez Madoff.
Non, les responsables de première ligne sont les tenants de cette philosophie de vie qu’est le profit à tout prix et la vente de rêve que sont les banquiers et leurs fidèles employés qui n’ont ni vu ni su ni voulu savoir …
Vous savez, ceux auxquels UBS destine des milliards assez peu clairement définis comme bonus 2007 et 2008, et ceux-là aussi dont une commission du conseil des Etats, dans un soudain élan de générosité, veut maintenant « limiter » le treizième salaire à Fr. 125’000.– (pour un mois donc ..)
A quand la treizième rente AVS/AI ? c’est une question à traiter en extrême urgence en violant sciemment la constitution, car elle concerne la sécurité intérieure du pays … si une armée de rentiers décident de marcher sur Berne.
Mots-clés : 13e salaire, avocats, banquiers, cremades, dommages collateraux, globale, guerre, honoraires, madoff, ubsBaisse des taux : les banques s’engraissent !
Jeudi
29 janvier 2009 @ 18 01
S’il est vrai que du financement hypothécaire est actuellement disponible sous certaines conditions assez restrictives auprès des banques cantonales et de Raiffeisen, on se doit malheureusement de constater qu’en Suisse comme partout en Europe, les liquidités prodiguées aux banques commerciales n’atteignent pas leur but principal : fluidifier le marché du crédit.
En France, les établissements bancaires ont dû utiliser une bonne partie des liquidités étatiques pour une opération de « consolidation de leurs fonds propres« .
Mignon de considérer que l’argent du contribuable prêté par l’État constitue des fonds propres. En fait, ces emprunts super-subordonnés peuvent leur être assimilés en termes de ratios de liquidité bancaire, mais restent des fonds étrangers remboursables … un jour et non des fonds propres.
Sauf à ce que leur remboursement cause un tel souci à leurs bénéficiaires que seule une reclassification de ces sommes en « contributions volontaires abandonnées par l’État aux banques » (lire « cadeau du contribuable« ) ne leur soit appliquée au final.

Le principal est en danger, ça ne fait pas de doute, mais pour l’instant admettons pour les besoins de l’exemple qu’il sera remboursé, un jour, une fois, dans une autre vie, peut-être …
Mais qu’en est-il du coût de ces crédits somptuaires ? car de ci de là on entend des ministres des finances annoncer avec superbe que l’État fait de bonnes affaires en accordant de tels crédits « payants » ( une certaine Christine Lagarde et son homonyme helvétique Hans-Rudolf le Magnifique tiennent ce genre de langage, par exemple).
Les Etats empruntent des sommes colossales sur les marchés, à des taux très bas, et grâce au sérieux (provisoire ?) de leur signature. Il reprêtent il est vrai ces sommes aux banques avec une très légère marge, qui ne saurait être considérée comme un profit net, mais tout au plus comme une petite marge brute dont il faut déduire les frais de fonctionnement du contrôle de tout le système, et ils sont nombreux.
Quant aux banques elles-mêmes, non seulement elles reçoivent des prêts à des taux qui frisent le zéro pour cent de coût actuellement, mais ne reprêtent pas ces sommes à leurs clients. Dans le meilleur des cas elles maintiennent des lignes de crédit existantes sur la base d’un taux d’intérêt fixé il y a maintenant au moins 12 mois, à 4, 5 voire 6 % ou plus.
Le client emprunteur qui a la chance de ne pas voir son crédit coupé se tait et fait le gros dos. Mais le bénéfice entre un taux de l’ordre de 5 % et un taux de refinancement inférieur ou égal à 1 % représente une marge brute de 4 % environ.
Cette marge est au moins le quadruple de ce qu’elle était sur les marchés en début 2008.
Et c’est donc une nouvelle fois les banques qui se maintiennent à flot au détriment des destinataires de crédit : elles jouent même avec cet argent sur certaines formes d’emprunt publics ou para-publics à la baisse, recommençant en douce un jeu de l’avion qui s’avèrera juteux dès que l’œil du cyclone financier sera passé, le tout bien sûr avec l’argent du contribuable.
Quand donc les politiques comprendront-ils enfin qu’on ne peut pas faire confiance à un banquier et que seul le bâton de Guignol ou du Gendarme contre ce Gnafron de banquier permet d’obtenir des résultats ? et la on ne parle même pas de bonus, mais de l’activité bancaire de base uniquement.
Demandez autour de vous à un commerçant s’il est capable par un tour de passe-passe et aux frais du contribuable de faire passer sa marge brute de Fr.10.– en janvier 2008 — à Fr. 50.– en janvier 2009, le tout sur un article qui vaut Fr. 100.– et en pleine crise de liquidités. Il faut être banquier subventionné par des politiques aveugles pour réussir ce tour de force.
Une fois encore l’occasion de rappeler que seule une étatisation complète du secteur du crédit privé et aux PME permettra de sortir de l’ornière, à savoir un retrait de force réglementé et ordonné par l’Etat de ce marché aux banques commerciales qui obligera ces dernières à changer de politique si elles veulent survivre.
Mots-clés : baisse, banques, banquiers, gnafron, goinfrer, guignols, intérêt, tauxBanquiers, vache folle et vaccination
Jeudi
29 janvier 2009 @ 7 39
Dans tous les pays d’Europe, la polémique fait rage au sujet des bonus des banquiers et de leurs commis administratifs. Dans tous les pays, l’État a du mettre la main au porte-monnaie pour sauver les banques de la faillite, et donc les emplois des fonctionnaires bancaires et autres traders fous, et ces derniers ne sont pas contents qu’on leur mette la bride au cou, voire qu’on veuille les priver de dessert.
On a déjà eu l’occasion ici de dire que seul le coup de bâton de Gnafron sur la tête du banquier Guignol pouvait avoir de l’effet, car il vit sur une autre planète dépourvue d’éthique et de jugeote et se trouve être incapable d’autocritique et de retenue.

Puisque les industries pharmaceutiques et Novartis en particulier ont fait des profits intéressants en 2008, on leur suggère de préparer un vaccin puissant et efficace contre ce mal devenu endémique qu’est la banque et les banquiers. Leur contact est à ce point nuisible et dangereux qu’on peut le rapprocher de l’épidémie de vache folle de la branche bovine.
Un vaccin efficace serait donc un moyen d’être sûr que le client ne risque pas de se faire piéger encore et toujours et pendant des lustres par le banquier marron et ses subordonnés.
On pourrait prévoir deux versions, celle pour le client, douce et sans effets secondaires, et la version pour banquier (injection obligatoire) qui laisse des traces à vie pour qu’en regardant simplement leur bras on puisse être sûrs qu’ils ont bien été vacccinés.
Mots-clés : banques bonus, banquiers, vaccins, vache folleBanquiers: leur faire payer les dégâts en urgence
Samedi
24 janvier 2009 @ 7 43
Alors que le Conseil fédéral est complètement dépassé par les conséquences d’une crise qu’il ne mesure même pas à sa juste mesure, qu’il échafaude des plans qui sont d’une taille et d’une intelligence aussi grandes que celle qui serait nécessaire pour épousseter un vieux musée, alors que cette cacophonie va sans doute engendrer quelques mesurettes complètement décalées dans le temps car ne tenant aucun compte de l’urgence et du temps nécessaire à la concrétisation des effets futurs éventuels de ces trois gouttes homéopathiques, il est grand temps d’aller chercher là où il se trouve encore une partie de l’argent nécessaire à un véritable new deal modèle helvétique : en d’autres termes, il faut sans délai taxer lourdement les responsables de la crise.
Si on en trouve aussi sans doute parmi les politiciens sourds, aveugles, primaires et au cerveau peu développé, ce sont avant tout les banquiers de tous poils qui ont participé au casino géant depuis des années en s’en mettant plein les poches sur un commerce général de non-valeurs.
Face à une crise différente mais qui dépassera en conséquences et en durée celle de 1929, le temps est venu de faire en sorte que le peuple qui n’est en rien responsable de ce qui arrive (sauf pour avoir cru une nouvelle fois, dans sa majorité, que les politiques travaillaient vraiment) n’en paye pas plus les conséquences.

A celà un remède immédiat: une nouvelle mouture du défunt IDN (impôt de défense nationale), appliqué uniquement aux banques et sociétés financières.
On se rappelle que le fameux IDN, devenu impôt fédéral direct, devait en principe demeurer provisoire et soutenir, comme son nom l’indiquait, l’effort nécessaire à la défense et la reconstruction du pays après la période 1939 1945.
Depuis il est resté un impôt direct permanent, comme c’est toujours le cas en Suisse avec les impôts provisoires…
S’agissant de la crise actuelle, il convient d’aménager les dispositions constitutionnelles et légales en urgence pour prévoir un impôt en une ou plusieurs tranches annuelles reposant sur les bénéfices distribués aux actionnaires des banques durant les 5 dernières années précédant la crise, soit depuis le début des années 2000.
Une taxe simple et claire à prélever, portant en fait sur ceux qui se sont enrichis à un point tel que l’économie mondiale en a pris un très sale coup uniquement par leur faute. Les dizaines de milliards de francs de dividendes versés pendant les années en question sont faciles à reconstituer : ils sont connus au centime près par les services fédéraux de l’impôt anticipé: que l’on décide donc de prélever ne serait-ce que 25 % de ces sommes, et l’effort de reconstruction de l’économie viendrait alors vraiment de ceux qui ont cassé le jouet général.
En justice civile, le responsable des dégâts doit payer. En justice politique et tout simplement morale, le principe de réparation est courant aussi.
Sauf que dans le cas présent, les dispositions légales touchant les banques devraient être d’exception, n’autorisant aucun recours et surtout permettant la confiscation à titre provisoire, comme une sorte de prise de guerre, de tout bien leur appartenant.
Gageons qu’avec un tel système, non seulement le peuple y gagnerait, mais le banquier standard à tête vide et dents longues changerait durablement son comportement de tous les jours
Mots-clés : banquiers, dégâts, idn, ifd, impôt de crise, payerPanurgiques et stupides traders
Mardi
14 octobre 2008 @ 7 01
Strictement rien n’a changé dans les fondamentaux économiques depuis vendredi passé. Certes les gouvernements européens bientôt suivis par les USA ont décidé de garantir la liquidité interbancaire, mais ils l’ont fait dans des processus qui s’apparentent à ceux des régimes dictatoriaux.
A savoir au mépris des droits populaires et forts d’une conviction tellement répétée qu’elle est devenue un évangile intangible: « on ne peut se passer des banques privées, si elles tombent, tout tombe« . Cette « évidence » est une sottise de première classe qu’ils sont bien contents de croire et faire croire.
Les banques privées de leur côté, après avoir fait la fortune d’un certain nombre d’actionnaires malins et de dirigeants requins vont devenir d’un côté à l’autre de la planète des banques collectivistes, aux frais (pour l’instant) du contribuable à qui on n’a strictement rien demandé. On annonce sur toutes les chaînes de TV que les États vont faire une bonne affaire sur le moyen ou long terme, tellement le prix payé pour les nationalisations est bas.
On rappellera aux gentils économistes qui n’ont rien vu venir que le prix n’est que le reflet d’un possible accord entre vendeur et acheteur d’un bien ou d’un service à un temps donné T. Mais que ce prix en l’état actuel des choses est la seule valeur admissible. Prétendre que le prix des banques va monter, c’est justement déjà retomber dans les travers qui ont conduit à la crise actuelle, alors que de l’autre côté on jure ses grands dieux qu’on ne le fera plus.
La Bourse et les traders ont un comportement panurgique pathologique assez dramatique. On croit souvent qu’ils disposent d’un savoir étendu et de connaissances techniques très particulières: tout leur art de bonimenteurs de foire est de faire croire au bon peuple ce genre de sottises en prenant des airs affectés et en alignant moult graphiques sur leurs ordinateurs dernier cri. En réalité, s’ils étaient aussi subtils et performants que ça, la crise actuelle aurait été évitée.
F’Murr a écrit une série de remarquables bandes dessinées intitulées le Génie des Alpages. On y voit moutons et brebis dans leur comportement grégaire assez stupide et quotidien, sous la surveillance d’un chien plutôt fainéant : le petit monde des traders et des banquiers est bien plus grégaire encore que ça, mais nettement moins drôle : ils n’ont que deux réflexes, sourire quand ça monte et pleurer quand ça descend, oubliant que ce sont eux mêmes qui provoquent les mouvements … et non la fée Carabosse
Alors qu’on a insufflé à l’économie du quotidien les germes de la plus grande récession qu’elle va subir depuis plus de 50 ans, et qui va durer des années et toucher des millions de personnes, les moutons bêlants des bourses du monde entier se sont jetés sur les déclarations d’intention des gouvernants comme sur les paroles d’un club de gourous. D’ailleurs ce club s’appelle alternativement G4, G7, G8, G20 où la lettre G veut dire gourou dans toutes les langues.
Sauf que ces gourous jouent avec le feu à vouloir sauver la baraque « banques » au lieu de s’occuper de celles et ceux qui produisent les richesses, les travailleurs et les entreprises petites ou grandes.
On verra que dans pas longtemps ces nouveaux propriétaires de banques nationalisées entièrement ou totalement vont se montrer incapables de pratiquer une véritable politique de relance budgétaire concertée et concrète. Et le fameux « coup » (coût) à 2500 milliards de US dollars au moins du sauvetage actuel va se révéler inopérant.. et donc vraiment très coûteux pour le contribuable citoyen.
Car au final, les liquidités pour les liquidités ça ne sert à rien. Il faut qu’au contraire elles aillent dans les bonnes poches, celles des producteurs et des consommateurs, faute de quoi on pourra recommencer.
Mais il sera sans doute alors trop tard, et avec quel argent. Celui payé aux propriétaires actuels de banque pour les nationaliser ? sans doute pas. Avec l’argent emprunté à ceux qui en ont actuellement, Chine ou Inde par exemple, et dont la puissance géo-politique va ainsi laminer la vieille Europe et les USA décadents.
Mots-clés : banquiers, bêlant, f'murr, moutons, panurgie, sottises, tradersBanquiers stupides : pléonasme, pardon !
Mardi
25 mars 2008 @ 13 00

"Estimant que la crise du subprime est largement intégrée dans les cours d'UBS, Crédit Suisse relève sa recommandation sur l'établissement bancaire à ' surperformer ' contre ' neutre ' précédemment, mais en revoyant à la baisse son objectif de cours de 75 euros à 67 euros.


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