Enseignants vaudois : ces primates choyés.
Lundi
29 mars 2010 @ 15 18
De toute éternité, enfin presque, dans les marches reculées de l’Helvétie, l’enseignant vaudois, ce primate d’un genre particulier peine. A lire, à écrire, à comprendre, à se faire comprendre, il peine aussi à prendre calmement toutes ses vacances, à être payé correctement.
Car tout est là, la paupérisation rampante du peuple élu des pions reste un sujet de mécontentement aussi résistant qu’irresponsable. D’abord parce que depuis des lustres l’élite de ce corps de combat ne parvient pas à faire assimiler trois mots d’allemand en neuf ans d’enseignement au commun des potaches, ensuite parce que la VSO si décriée actuellement n’est que le fruit pourri de sa « réflexion », enfin parce qu’en comparaison internationale, la situation financière du pion de base vaudois est tout sauf un chemin de croix pénible sillonnant un champ d’œufs de Pâques avariés.
On fera grâce au lecteur des rudes batailles internes ayant permis au primate dont il est question grâce à Decfo Sysrem de couper le temps en unités plus petites que les secondes et d’obtenir tout en râlant des augmentations effectives de rémunération. On se penchera simplement deux minutes sur les traitements de départ royaux proposés par Luc Chatel l’actuel et sans doute éphémère ministre de l’Éducation nationale français qui dans sa grande largesse offre aux pions de son pays les traitements suivants :
Traitements dès le 1er septembre 2010
- Professeur des écoles stagiaire (Bac plus 5 au minimum) : 1’600 euros
- Professeur agrégé stagiaire : 2’027 euros
- Titulaire d’un master en sciences « dures » : 1’900 euros
- Titulaire d’un master en sciences humaines : 1500 euros
Pour permettre des comparaisons rapides et sans appel, on notre que le taux de conversion de l’euro/franc suisse est au 29 mars de 1.43. Dans les exemples ci-dessus, un titulaire d’une agrégation, qui n’est pas un personnage dénué d’éducation, commence donc à enseigner en France pour Fr. 2’288.– francs par mois.
Une huissière du Conseil fédéral gagne Fr. 6’300.–On laissera les membres de la race maudite citée plus haut faire le calcul eux-mêmes (s’ils savent encore, et zut ils sont de nouveau en vacances cette semaine).
Mais compte tenu de l’état d’inculturation et d’échec dans lequel ils mettent et maintiennent la très grande majorité des gosses de ce canton, il leur sera difficile de venir prétendre qu’en plus ils sont mal payés.
Mots-clés : professeurs, salaires, vaudois
Et le casier des profs alors ?
Lundi
6 juillet 2009 @ 7 47
Voici que certains profs dont il est inutile de préciser l’orientation politique veulent maintenant avoir accès non plus seulement au carnet de vaccinations des élèves mais rien moins qu’à leur casier judiciaire.
Et cette admirable imbécillité n’est pas uniquement de naissance suisse alémanique, mais soutenue par certains membres du corps enseignant romand. «Cela nous permettrait de travailler en connaissant toutes les données des élèves auxquels on a affaire», explique Georges Pasquier, président du Syndicat des enseignants romands (SEV). Ces informations sensibles ne seraient évidemment pas divulguées plus loin. «Nous sommes soumis au secret professionnel», ajoute-t-il. Pure ânerie, leur secret professionnel n’est pas protégé par le code pénal. Ensuite, il n’y a pas plus bavard qu’un groupe d’enseignants modèle 2009 buvant le café …
Pente glissante s’il en est que celle qu’imaginent ces éminences de la profession. Même si le même Pasquier se reprend un peu en ajoutant encore cette vérité qui méritait d’être proclamée par un digne représentant diplômé de la profession : «Nous partons du principe qu’un élève peut changer, même après de gros problèmes». Un prof aussi donc …. qui a aussi dû être élève une fois.
Dans beaucoup de régions du canton, la semaine passée a vu se dérouler les traditionnelles promotions. Pour ceux qui ont eu l’occasion d’assister à ces grands messes aussi emmerdantes que peuvent l’être des cours de l’école vaudoise 2009, dont beaucoup nous disent qu’elle est en mutation (encore), ils auront pu remarquer que la bête enseignante revit à l’arrivée du mois de juillet. Elle redevient alerte et inventive, surtout pour organiser ses vacances … frappante et dramatique occurrence.
Avant de vouloir se mettre à régler les problèmes de délinquance juvénile pour lesquels ils ne sont pas formés, les profs feraient bien déjà de faire correctement leur métier de profs, en apportant par exemple des enseignements véritables plutôt que des concentrés de fadaises exhumées d’internet ou de programmes surannés venus souvent, on ne sait trop pourquoi, du Québec, sorte de repère francophone de véritables sectes éducativo-débiles.
Et ensuite, s’ils veulent vraiment persister dans leur demande d’accès au casier judiciaire des élèves, qu’ils commencent donc par afficher le leur. Ça permettrait peut-être à un certain nombre de parents de demander en pleine connaissance de cause des changements de classe.
Car contrairement à ce que l’on pense, les casseroles ne sont de loin pas exclusivement réservées à la petite frappe du coin, mais concernent de façon assez étonnante des membres de ce corps enseignant tellement auto-protégé qu’il en devient extraterrestre.
Si les jeunes sont ingérables, ce n’est pas la connaissance d’un papier qui va changer l’attitude de l’enseignant : ou bien il veut et peut faire face, ou bien même avec tous les casiers du monde, il restera dépassé à jamais.
NB :
En plus, selon CPS 366, les inscriptions concernant les mineurs son limitées et relativement rares. En outre, les décisions concernant les enfants de 10 à 15 ans ne sont pas inscrites sur le casier judiciaire.
Mots-clés : casier, élèves, judiciaire, professeursPromotions et anxiété professorale
Dimanche
6 juillet 2008 @ 9 57
Mais pourquoi donc les professeurs, doyens et directeurs qui participaient aux promotions à Yverdon-les-Bains cette semaine en compagnie de leurs « apprenants » et de leurs « certifiés » et accomplissaient donc leur dernier jour de travail estival avant au moins 6 semaines de pause y affichaient-ils tous autant qu’ils sont des airs affectés de pasteurs sceptiques et de chiennes et chiens battus vêtus du même type de fringues sentant le jeans « révolutionnaire » et le macramé alter mondialiste ?
Je sais je généralise à l’excès, il n’en reste pas moins qu’ils donnaient l’impression de craindre de se retrouver seuls face à eux-mêmes pendant tout ce temps, comme si la fréquentation du monde réel en période de liberté leur était insupportable.
Et d’où leur vient donc ce ton identique, cette intonation faussement précieuse. Questions ouvertes, et sans réponse depuis longtemps pour moi.
Méditaient-ils toutes et tous sur cette maxime de George-Bernard Shaw, dont l’inscription au tableau noir du Gymnase de la Cité dans les années 1960 me valut un mercredi-après midi de colle (que je trouve toujours injuste) : « Celui qui peut agit, celui qui ne peut pas enseigne« , G.B. Shaw in Maximes pour Révolutionnaires
Mots-clés : air, anxiété, professeurs, promotions, vacances, yverdon-les-bains

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