« Haraam » le nu, aux Beaux-Arts du Caire

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A l’inverse des boucheries du coin qui sont en principe toutes Halaal là-bas, le fait de poser nu à l’école des Beaux-Arts du Caire est interdit (Haraam) par dieu pour les musulmans au même titre que l’alcool, le porc, les Rices Krispies (censés contenir de la gélatine) et la gélatine elle-même…

Ainsi que le relève le Matin, les étudiants y sont réduits à utiliser des petits livres d’anatomie sous le manteau (si on ose dire) ou encore, on l’imagine, ces fameuses figurines en bois auxquelles on peut donner des formes.

La loi, l’interdit, l’opprobre viennent-ils vraiment des textes ou plutôt de l’interprétation barbue qui leur est donnée par là-bas. Après une courte réflexion, on se doit de pencher plutôt pour la seconde version si l’on se réfère aux textes de référence sur les interdits qui font partie intégrante des trois sourates de base dites médinoises (87,92,112)  du Coran:

"Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : « Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité ». Et ils t’interrogent : « Que doit-on dépenser (en charité) ? » Dis : « L’excédent de vos biens.» (Sourate 2, La génisse, verset 219)

"Ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d’impureté [pollués] – à moins que vous ne soyez en voyage – jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Dieu, en vérité est Indulgent et Pardonneur". (Sourate 4, Les femmes, verset 43)

"Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez."(Sourate 5, La Table servie, verset 90)

On est un peu barbu mais pas suffisamment sans doute pour distinguer les subtilités du texte et surtout les interpréter. Ceci dit, on voit pas très bien voire pas du tout comment construire à partir de ces textes une interdiction du nu, voire même une offense à un dieu, fût-il musulman.

On se souviendra aussi que le prophète n’était pas particulièrement monogame ni particulièrement chaste, pour finir par conclure sans doute hâtivement aux yeux des exégètes officiels, que ces fameuses lois tirées du Coran arrangent ceux-qui les en tirent … et n’en sont pas vraiment tirées.

Ce qu’on doit en retenir c’est qu’il paraît assez peu probable qu’en l’état actuel, les 2500 élèves de l’Ecole des Beau-Arts du Caire puissent un jour re-produire dans leurs rangs de nouveaux Youssef Kamal ou Mahmoud Moukhtar.

Un directeur de galerie locale au Caire trouve même que les élèves de cette école donnent dans le décoratif ….

Triste destin que celui des peuples qui sous couvert de religion mal digérée passent désormais sans pouvoir le savoir à côté de la possibilité de s’exprimer, en particulier de montrer ce qu’ils pensent de l’harmonie. Mais c’est peut-être ce que veulent les barbus du 21e siècle, car qui dit harmonie dit paix.

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Catégorie: Vaticâneries, Barbuseries & Papillotes

Commentaires (1)

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  1. L’obscurantisme du monde musulman actuel en regard de sa culture ancestrale et malgré les interprétations farfelues de ses possédés de la vérite, vociférants du haut de leurs chaires, des âneries comme à Econe, nous sommes mal partis pour un discours apaisant et amoureux et ne pas en revenir. Néanmoins, tout n’est pas perdu. En effet d’ici et d’ailleurs, la bonne saison s’annonce. La crèpe à 7 euros à la buvette de la plage me replace dans une réalité où mirer des culos et des pechos, devient hors de prix. Pour ce qui est de Mahomet, de son discours du corps, de l’identité sexuelle, de la virginité et de ses tabous, des interdits des sociétés attardées, il ne reste aux jeunes garçons que le refoulement de la sodomisation des garçons et des filles, la virginité ainsi sauvée et préservvée, l’honneur de la famille inclus. Les juifs ont résolu le problème où seul la mère fait garantie de la race. Plus besoin du drap ensanglanté de la nuit nuptiale, qui devait sentir le vin rouge, en Sicile. Nous aurons retrouvé une pudeur en refusant la connerie jusqu’à Médine.

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