Le Pellisson et le PLR ont réussi à convaincre le fossoyeur de l’état social Schneider-Amman d’être candidat. Oui, le spécialiste des coupes dans l’AVS/AC/AI pour les jeunes ou les chômeurs de longue durée. Encore un chasseur monomaniaque de « profiteurs » ….
C’est faire allégeance à l’UDC que d’accepter une telle candidature. On voit donc clairement de quel côté tirent les PLR, qui ne sont en fait ni radicaux ni libéraux mais profiteurs, et avec qui aussi ils ont fait alliance.
Encore faudra-t-il que leur manœuvre marche, ce qui est loin d’être gagné.
Mots-clés : conseil-fédéral, plr, schneider-amman
Sans même se rendre compte du ridicule de sa position, le gouvernement vient de publier un communiqué libellé comme suit :
« Le gouvernement entend allonger la durée de fonction du président de la Confédération à deux ans. Afin de renforcer son activité, il prévoit en outre de nommer davantage de secrétaires d’État et d’adopter une série de mesures complémentaires. Lors d’une séance spéciale tenue ce mercredi, il a chargé le Département fédéral de justice et police (DFJP) et la Chancellerie fédérale de rédiger un message additionnel sur la réforme du gouvernement d’ici à l’été. Le gouvernement entend allonger la durée de fonction du président de la Confédération à deux ans. »
Ce n’est même pas une réformette , mais simplement encore un travail pour rien pour une bardée de fonctionnaires, eux-mêmes sans doute absolument pas convaincus d’emblée par la teneur de la décision.
On y mesure aussi l’étendue du chantier qui nous sépare d’un véritable gouvernement et non pas d’un EMS qui tente encore d’administrer.
Mots-clés : conseil-fédéral, réformette, siesteIl en faut du temps à nos braves parlementaires pour réagir face au manque total de coordination et de vista d’un Conseil fédéral à la dérive. On ne va cependant pas crier, puisque ils font enfin les bonnes découvertes avec trois décennies de retard au moins.
Dans le même ordre d’idée, il serait bon que les mêmes parlementaires fassent un peu d’auto-critique et se demandent une fois pour toutes qui les pilote, eux, dans quelles directions, comment et pour quelles motivations.
Car dans le « porte-container poids lourd volant tant bien que mal » des Chambres fédérales, l’équipage mériterait d’être rapidement mis à la retraite, et pas que pour raison d’âge.
Mots-clés : chambres fédérales, conseil-fédéralLe brave Thomas Held esquisse une « idée » dans le Temps de ce jour : prévoir une élection du gouvernement dans une forme de scrutin de liste et sur la base d’un programme minimum sur lequel les élus s’engageraient, au lieu de faire le café chacun dans leur cuisine.
Il est encore jeune et a la mémoire courte, le spécialiste : il y a quarante ans que l’on réclame en vain ce modeste changement, mais en passant pour des hurlus. Des hurlus convaincus à l’époque par leur professeur, Jean-François Aubert.
Il est trop tard maintenant pour ce genre de réformette : l’initiative UDC sur l’élection du Conseil fédéral par le peuple qui plaît aussi à gauche a toutes ses chances face au vide laissé par les pseudo élites et Avenir Suisse en particulier, qui n’est qu’un think-tank en papier vide et aussi nul que le gouvernement actuel.
Mots-clés : avenir, conseil, conseil-fédéral, SuissePour la deuxième fois en moins d’une semaine, mais cette fois sans possibilité de recours dilatoire au Tribunal Fédéral, d’ores et déjà voué à l’échec et qui mériterait une amende pour témérité, le gang UBS-FINMA-AFC-Conseil fédéral se fait taper une nouvelle fois sur la gueule à juste titre.
La transmission était illégale, le mélange des pommes et des poires complet et le pot aux roses découvert.
Un gouvernement qui n’applique même pas ses propres lois de façon acceptable perd toute légitimité.
On n’a pas besoin de rajouter que cette couche supplémentaire est à porter au débit des actuels dirigeants de l’UBS (ère post Ospel) ainsi que d’une Administration fédérale des contributions qui a complètement perdu le nord, si jamais elle a su un jour où était ce point cardinal.
Mots-clés : administration fédérale des contributions, conseil-fédéral, finma, ubsGrand guignol bernois
Mercredi
16 septembre 2009 @ 17 23
Il n’y a pas longtemps ici on faisait la critique du fameux principe de concordance, sorte d’évangile apocryphe inventé par les politiciens suisses pour servir d’alibi à leur fâcheuse tendance à n’avoir pas d’idées et surtout à ne montrer aucun entrain à les mettre en œuvre au service d’une autre cause que la leur.
L’élection de ce matin va droit dans ce sens. Pas de vague, pas de cheveu qui dépasse, pas d’originalité, surtout pas d’idée et pas trop de coups bas. L’électron libre Luscher a comme de bien entendu été utilisé par l’UDC pour montrer clairement aux partis quelle est la conception de la concordance à la sauce UDC, puis renvoyé à sa chère étude.
Le poulain de Pelli a quant à lui passé l’obstacle haut la patte, tellement haut même que ça en devient suspect. Ou plutôt révélateur de l’inadéquation de cette fameuse concordance face aux problèmes du 21e siècle qu’un vrai gouvernement doit affronter et résoudre.
D’ailleurs, Schwaller ou Burkhalter, même combat, même résultat, bonnet blanc, blanc bonnet. Sauf que comme d’habitude le PDC, grand vaincu aujourd’hui, n’ose pas montrer clairement combien il est à droite de l’échiquier politique tout en prétendant le contraire.
Une nouvelle défaite à mettre au débit de l’incapacité proverbiale du long guide suprême valaisan à gérer ce genre de problèmes, lui qui manifestement en politique n’entend pas grand chose.
Tant et aussi longtemps que des programmes clairs, des objectifs clairs, des contrats de gouvernements, de véritables engagements ne seront pas les moteurs de l’élection mais que cette dernière restera une sorte de mauvaise pièce de théâtre qui n’amuse que les élus, il n’y a rien à attendre de positif d’un tel système de gouvernement, même renouvelé pour une petite partie.
Enfin, juste une satisfaction, le nez fédéral quitte enfin la scène bernoise pour faire des confitures. Il y sera à n’en pas douter meilleur que dans sa fonction occupée avec autant de délicatesse que celle d’un éléphant borgne dans un magasin chinois de porcelaine russe.
Le prochain à devoir tirer sa révérence est le brave naïf en chef, vous savez, celui qui croit aux paroles de bédouins … espérons qu’il ait la grandeur nécessaire pour reconnaître que lui aussi n’a plus rien à faire dans cette galère.
Encore une question : avec une retraite de plus de Fr 220’000.– pour laquelle il n’a pas cotisé à l’AVS, Couchepin va-t-il renoncer à sa rente au profit des plus défavorisés ?
Mots-clés : burkhalter, conseil-fédéral, électionConcordance : une idée surannée
Dimanche
13 septembre 2009 @ 13 21
Il existe dans ce pays un quarteron de nostalgiques dépassés, de tous poils politiques, pour qui la concordance doit impérativement être respectée dans une élection au Conseil fédéral, faute de quoi ce principe de gouvernement essentiel au fonctionnement du conseil fédéral serait en danger.
La belle affaire et le manque de vista.
Même le sémillant Luscher qui y croit dur comme fer (il doit être le seul d’ailleurs à part Genève Place Financière qui veut se faire remarquer en roulant ouvertement pour le jeune candidat presque bio et et quasi messianique, si on en croit la teneur du discours destiné à vendre son immodeste personne ) estime qu’il faut secouer le cocotier de l’intérieur mais ensuite faire acte de collégialité et défendre les positions du collège comme un seul homme … on se dirait à confesse lorsqu’on entend pareille profession de foi.
Proche de l’aile PDC de droite donc.
Futilité que tout ça. La concordance au sens des socialistes est le maintien de leurs représentants au gouvernement, cette erreur perpétuée de l’histoire, et bien sûr la conservation jalouse de quelques marches et autres évêchés juteux qui leur rend la vie politique si difficile mais le quotidien tellement plus doux.
La concordance n’a rien d’historique et en tous cas ne figurait pas dans les préoccupations des pères fondateurs. La concordance est une invention de l’église politique lors de ses nombreux conciles, mais une invention qui n’a jamais servi le pays mais simplement ses politiciens.
En tous cas depuis l’élection puis l’éviction de Blocher du gouvernement, la concordance n’est enfin officiellement plus de mise. Elle a même passé définitivement la rampe le jour où Ruth Metzler, la redoutable gauchiste jeune, a été priée de se recycler dans la pharmacie.
Concordance en Suisse rime avec immobilisme. On prend plus ou moins les mêmes et on continue de ne rien faire, sinon de (mal) gérer au quotidien les différents problèmes tout en rognant sur les acquis sociaux élémentaires. Tout en marchant sur les droits populaires. Tout en générant une « lexgorrhée » telle que même le constipant le plus efficace n’y retrouverait pas son chemin.
Le principe TSL, tout sauf Luscher, doit évidemment animer les grands électeurs mercredi prochain. On ne met pas un élément supplémentaire dans une boîte de Pandore. Mais le principe TSLC aussi (tout sauf la concordance) devrait animer ces mêmes grands électeurs, qui au demeurant et en l’état sont censés élire quelqu’un en respectant leur propre mandat populaire et non pas leur seul et unique intérêt personnel.
Aujourd’hui, aucun des candidats radicaux ou PDC n’offre une garantie quelconque de renouveau, de sang neuf, de stature étatique. Ils sont tous les trois de braves gestionnaires sans idéaux ni vraiment d’idées. Et d’ailleurs, signe des temps, même l’UDC se frotte les mains en espérant assurer l’élection de l’évêque Schwaller, pour mieux se venger d’ici peu.
Il faut au pays des hommes d’état, des vrais, pas des représentants de commerce sponsorisés par PKZ. Et dans ce triste conteste, on craint que l’élection de Dick Marty, qui serait certainement enfin une bonne chose, soit difficile. Et pourtant en voilà un qui a le calibre, même s’il est radical. Mais c’est un vrai lui, pas un assimilé de la concordance.
Mots-clés : conseil-fédéral, élection, pandoreBurkhalter-Luscher : loosers’ticket !
Samedi
29 août 2009 @ 18 13
Chic, les radicaux libéraux se sont pris les pieds dans le tapis en désignant le seul ticket qui leur garantit de perdre leur siège au Conseil fédéral, avec Burkhalter le triste et Luscher le rigolo.
Ce ticket en effet n’a rigoureusement aucune chance de parvenir au but et c’est finalement tant mieux que le plus vieux parti bourgeois de Suisse se fourvoie avec autant d’éclat dans le tapis tendu par l’UDC.
Et pourtant les commentateurs et zélateurs officiels n’en peuvent plus : on entend même des odes où surgit l’alliance du feu de la jeunesse de Luscher couplée à celle du sérieux de Burkhalter qui a une qualité, Mesdames et Messieurs, il maîtrise l’allemand…
Et on murmure même que Luscher serait intelligent ! Tout un programme pour prétendre diriger un pays, qui plus est par mauvais temps.
Et pour tenter tant bien que mal de récupérer les bourdes sensationnelles faites depuis quelques années par les nains bourgeois bernois, et dont nous vivons actuellement le volet libyen qui ne manque pas de sel (un volet radical donc … où le chameau, le baril de brut, la compromission et le ridicule sont rois sinon guides suprêmes).
Les radicaux se veulent le parti du centre. Officiellement, sur le papier. Mais ça fait des années maintenant qu’ils sont devenus de simples valets blochériens qui veulent cacher leur jeu, plus ou moins bien d’ailleurs.
Grave comme virage pour le parti qui au 19e siècle était progressiste dans l’âme que de passer au rang de sous-produit blochérien édulcoré en dehors mais pimenté par le dedans. Pimenté étant d’ailleurs un qualificatif culinaire trop gentil pour les tenants du radicalisme 2009, cette soupe aux idées informes et sans aucun idéal et n’obéissant qu’à deux mamelles centrales : conduire très à droite sur la route et garder en main les postes-clés à tout prix.
A propos de mamelles, si les deux candidats du ticket sont les mamelles actuelles du radicalisme et donc de la patrie, alors on n’a plus de souci à se faire pour les années à venir : l’heure du déclin et de l’éjection a sonné pour le vieux parti et c’est tant mieux.
C’est fou jusqu’où peut mener la fameuse concordance : jusque pile dans le mur et en plus les yeux ouverts, mais sans rétroviseur …
Mots-clés : burkhalter, conseil-fédéral, loosers, luscher, radicauxCF : chippendales en lice
Vendredi
7 août 2009 @ 10 51
Il fut un temps où le système voulant cela, on laissait à la prétendue sagesse de l’Assemblée fédérale le soin de trouver des candidats potentiels lors d’une vacance au Conseil fédéral.
Mais ce temps est révolu, ma petite dame : on a passé de la cuisine interne et légèrement occulte à la piste aux étoiles. Et chaque canton y va de son champion qui sort du bois en annonçant sa candidature … à une fonction pour laquelle on ne saurait être candidat formel.
Entre le toujours sémillant et parfaitement modeste Luscher qui se voit (lui tout seul) calife depuis des lustres et le progressiste Burkhalter qui pourrait prendre une carte UDC demain , on trouve depuis ce matin le révérend père de Buman, évêque fribourgeois bien connu et depuis hier Harry Pascal Broulis, le magicien vaudois des finances qui tire plus vite que sa baguette, surtout quand il s’agit de reporter des charges cantonales sur le dos des communes pour se glorifier ensuite de ses hauts faits budgétaires.
Toutes ces candidatures font les choux gras des canards officiels en mal de matière estivale et ravis de pouvoir donner dans le cantonalisme primaire. On trouve bien une femme dans cette brochette, mais compte tenu de la composition actuelle du Conseil fédéral, chacun sait qu’elle n’est qu’une candidate alibi, qui plus est toujours prête à plaider pour un report de l’âge de la retraite alors qu’elle touche la sienne depuis des années (nettement avant l’âge donc .. faites ce que je dis, mais …..).
On n’attend plus que Fulvio le magnifique, le pélican tessinois qui a ceci de particulier parmi son espèce qu’il rumine tout en battant de l’aile, une fois à gauche une fois à droite, comme pour indiquer que son cap fluctue en permanence. Une mesure de prudence sans doute.
Bref, avec la brochette de chippendales en lice, dont on se réjouit de voir les mensurations plus clairement et les torses huilés, on doit bien admettre que la brave Assemblée fédérale n’a pas grand chose de sérieux à se mettre sous la dent.
Des politiciens, oui, mais justement, que des politiciens, d’une redoutable médiocrité qui convient parfaitement à la fonction que tous rêvent d’habiter.
C’est terrifiant dans ce pays la façon de célébrer la médiocratie politique. Et pourtant dans certains domaines, il existe des « pointures » hors norme. Mais sans doute sont-elles trop occupées pour condescendre à travailler pour le bien public.
Et c’est pourtant de pointures dont le pays aurait besoin dans cette période difficile, et de pointures ni molles ni bourgeoises.
Mots-clés : chippendales, conseil-fédéral, course, liceTinner : flics fliqués
Vendredi
10 juillet 2009 @ 7 43
Encore une histoire de polices parallèles ou d’agents doubles ? mais non ! en revanche, pas triste le bras de fer entre juges et flics et Conseil fédéral dans cette affaire plus que louche. Du Guignol pur sucre.
Pour la toute première fois de sa courte histoire, le Tribunal pénal fédéral qui n’est qu’un ramassis de retraités sans cohésion ni envie de travailler et qui multiplie les acquittements aura servi à quelque chose : les juges renifleurs fédéraux ont pu saisir le coffre qui contiendrait la clé qui mène aux fameux papiers, coffre caché chez les flics fédéraux à l’autre étage …
Bien et maintenant, que vont-ils faire ? vont-ils les compulser ces fameux papiers pour être sûrs que ce sont les bons papiers, ou auront-ils peur du courroux du Conseil fédéral maladroit en diable et soudain débordé par sa droite ….
A suivre en ricanant en attendant que la mère Schlumpf et Gnafron du Valais ne sortent les bâtons pour taper sur les juges, sous les encouragements d’Ueli le collègue à quart temps et de Hans-Rudolf le magnifique chevalier qui tire vraiment en longueur et qui voulait utiliser la même clé pour les 52’000 comptes.
Mots-clés : conseil-fédéral, juges, perquisition, saisie, tinnerUBS et CF : on brasse de l’air
Mercredi
8 juillet 2009 @ 17 40
Les projets d’éoliennes sont nombreux à fleurir ces temps, notamment en pays de Vaud. A se demander si les banquiers d’UBS et quelques politiciens ne se sont pas mis une nouvelle fois ensemble justement pour brasser de l’air dans l’affaire qui divise la banque du fisc et de la justice américaine.
Car le dossier US de l’UBS et les derniers développements du procès qui va se poursuivre à partir de lundi prochain en Floride montrent une nouvelle fois que tant le gouvernement helvète que les dirigeants de feue la grande banque se sont faits avoir comme des lapins de Pâques en mauvais chocolat passé de date.
Ils ne sont pas professionnels ni les uns ni les autres, et pourtant ils sont bien payés, sauf erreur.
Depuis des mois ils ont multiplié les gesticulations publiques et occultes pour tenter de trouver un arrangement, alors que par ailleurs ils livraient d’eux-mêmes et dans un même temps, en violation crasse de la loi suisse (mais avec la bénédiction de la FINMA si indépendante …), quantité de renseignements couverts par le secret bancaire.
Difficile pour un juge américain normal de recevoir ensuite avec intérêt et sans sourciller des missives diplomatiques desespérées émanant du gouvernement suisse et disant que la loi suisse serait violée si on obligeait UBS à fournir certains renseignements.
C’est vraiment prendre le fisc américain pour un débile et le juge américain pour un nain de jardin. Ce genre d’attitude grotesque existe fréquemment chez l’accusé qui brûle ses dernières cartouches aussi mauvaises soient-elles. Et moins ça tient debout, pire sera la sentence.
Car UBS sait depuis des lustres que pour travailler aux USA dans certains domaines, on se plie au droit US. Depuis quand les filiales suisses de groupes US n’appliquent-elles pas le droit suisse ?
Par ailleurs dans un désordre total digne d’un hyperactif incurable, Merz signe et paraphe depuis quelques semaines à tour de bras des conventions fiscales, plus qu’il ne l’aurait fait en 10 ans de règne à un rythme fédéral normal, ceci pour montrer l’engagement de la Suisse dans le sens du poil lisse de l’OCDE.
On dépêche même Doris cette semaine aux USA pour jouer les ambassadrices polyglottes Tupperware, mais rien n’y fait. L’UBS et le gouvernement sont tombés naïvement dans le piège qui leur avait été tendu. Ou plus exactement dans le trou béant éthique, politique et législatif qui est derrière eux depuis des lustres mais qu’ils ne veulent pas voir.
Au mieux UBS sera vendue par appartements un jour. Plus probablement elle sera cassée en deux ou trois morceaux. Mais ce qui est sûr, c’est que pour avoir agi de la sorte la banque est responsable civilement d’un immense badwill et de pertes considérables qui affectent durablement l’économie du pays. Comment entend-elle s’y prendre pour réparer ? Quant au gouvernement, il n’est pas en train de remonter une pente qu’il descend depuis longtemps. On ne joue pas ainsi quand on n’a pas d’atout et qu’on a commis le pire : on s’abstient tout au plus.
Mais ça c’est trop difficile sans doute pour le politicien bernois têtu.
PS : on espère que le juge Alan Gold aura la bonne idée de retenir sur sol US aussi longtemps que nécessaire les trois hauts fonctionnaires Hess, Zulauf et Wyss qui vont aller à Canossa. Ça serait un peu libyen comme séjour … et amusant comme moyen de pression.
Mots-clés : air, brasser, conseil-fédéral, florida, internal revenue service, IRS, ubs, USAKappeler de rien
Samedi
25 avril 2009 @ 12 21
Tiens, pour une fois, le brave Béat Kappeler, slalomeur géant et politogloseur toutes catégories, ne dit pas que des sottises : et c’est donc à souligner.
Il rappelle dans le Temps la présence de l’esprit de l’estimé Machiavel dans la façon de traiter politiquement la crise et ses conséquences en terme d’endettement public dans les grands pays européens que sont le Royaume-Uni et l’Allemagne ainsi qu’aux USA …
Mais malheureusement, c’est un peu comme d’habitude, il a des idées mais ne va pas au fond des choses, en particulier de celles qui pourraient concerner notre pays. Car en Helvétie, on ne peut pas dire que Machiavel règne, ni ses théories.
Et si le « bon » machiavélisme n’y règne pas, c’est dû en grande partie à la faiblesse et à l’inculture de nos gouvernants, qui en sont encore à croire que le machiavélisme est un espèce de cynisme simpliste dépourvu de morale. Il faut dire que ces mêmes gouvernants sont justement tellement pétris de fausse morale judéo-chrétienne qu’ils en oublient de réfléchir, si tant est qu’ils en soient encore capables.
Des bourdes du style du « no show » dramatique à l’OCDE, imputable à personne politiquement (comme d’habitude la faute à pas de chance ..), l’un étant malade, l’autre en balade et la troisième pas concernée, et les hauts fonctionnaires en charge étant politiquement nullissimes, révèlent au grand jour et de façon dramatique le big-bazar inquiétant et permanent dans lequel l’actuel Conseil fédéral fonctionne et se complaît, ce qui est encore plus grave.
Sans harmonie, sans buts, sans coordination, sans prévision, sans horizon, bref le nez dans le Blick et la Sonntagzeitung, l’esprit aux champs et la cervelle usuellement en déroute.
Rappelons un peu des idées du brave Nicolas Machiavel, ce Florentin méjugé. Selon lui, et afin de prendre, conserver puis stabiliser son pouvoir dans un État, le Prince doit faire preuve de vertu, pour s’adapter au mieux aux aléas de la fortune. En effet, la politique est l’art de bien gérer la cité mais aussi celui d’apprendre à se maintenir au pouvoir dans une situation ouverte à tous les retournements. Mais ces notions importantes de virtu et de fortuna pour Machiavel sont un peu trop complexes pour n’être que simplement comprises par un Conseiller fédéral de base.
On voit d’ici en riant le brave Couchepin essayant de définir ce qui pourrait bien pousser la roue de la fortune pour lui permettre d’être capable d’imposer son point de vue… un peu comme si Jean-Pierre Foucault se prenait à écrire une thèse sur Saint Thomas d’Aquin.
Si le peuple ne prend pas ses responsabilités rapidement pour mettre fin à un système gouvernemental en déliquescence, alors il ne faudra pas s’étonner de la multiplication certaine des gaffes et des carences. Le moment peut-être de se souvenir de ce que disait le bon Nicolas :
« Il ne faut pas que l’on m’impute à présomption, moi un homme de basse condition, d’oser donner des règles de conduite à ceux qui gouvernent. Mais comme ceux qui ont à considérer des montagnes se placent dans la plaine, et sur des lieux élevés lorsqu’ils veulent considérer une plaine, de même, je pense qu’il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes ».
Dédicace du Prince à Laurent II de Médicis
Mots-clés : beat, conseil-fédéral, kappeler, le temps, machiavel, politogloseurSilence, le Conseil fédéral dort
Vendredi
24 avril 2009 @ 12 10
Certes, l’art de prévoir ce qui va arriver n’est pas le propre de Doris Leuthard, qui en septembre dernier ne voyait toujours pas la crise arriver en Suisse, ce fameux ilot à l’abri de tous les dangers, et qui surtout ne voyait qu’une éventuelle baisse de la croissance du PIB pour 2009, mais sûrement pas une récession et une baisse historique de ce dernier en 2009.
Quelques centaines de millions vont être utilisés dans deux mini-plans de relance vaguement concoctés à Berne. Mais notre gouvernement, à l’image de Doris, dort du sommeil du cancre au fond de la classe s’agissant de mesures concrètes et efficaces pour lutter contre ce qui est clairement le plus grave accident économique en Suisse depuis les années 30 du siècle passé.
Aux dernières nouvelles, les braves conseillers fédéraux veulent attendre de posséder les chiffres de la conjoncture en juin pour réfléchir … et le cas échéant proposer quelque chose de concret. Ils ont sans doute dû suivre les bons conseils du gourou Garelli pour qui la crise sera finie en septembre 2009 et la reprise toute automnale cette année encore …
Sauf que le gourou en question n’est pas connu pour la justesse de ses prédictions et que le Conseil fédéral pourrait aussi largement s’inspirer de ce que d’aucuns clament depuis des mois et confirment ces derniers jours (le FMI par exemple, qui vaut bien un tirage de cartes garellien) et qui selon son directeur ne voit aucune éclaircie avant mi 2010, et à condition que les USA parviennent à retrouver un peu de croissance.
Les exportations suisses ont chuté de 23 % au premier trimestre : chiffre lui aussi historique mais qui visiblement ne concerne pas nos édiles.
Sans doute en sont-ils encore à l’analyse qu’ils nous distillaient il n’y a pas longtemps selon laquelle la crise ne serait pas économique mais juste financière …
S’ils ont une dose minimale de sens de l’autocritique, ils devraient admettre qu’ils se sont lourdement trompés sur ce point, alors qu’ils avaient été dûment avertis. Ils n’ont pas voulu voir autre chose que midi à leur porte et la belle couleur verte de l’herbe des campagnes de la Suisse primitive. Et voila donc le résultat.
En ne prenant absolument pas au sérieux la crise actuelle, ils continuent à conduire le pays tout entier dans le mur. Le chômage des jeunes explose, celui des seniors ne se porte pas mieux, et sur le plan structurel, l’économie suisse reste tellement cartellisée que le concurrence n’y joue pas un rôle moteur ou incitateur.
On continue par exemple de se demander si une troisième voie autoroutière entre Genève et Lausanne serait justifiée, alors qu’on rappellera aux jeunes que ce tronçon fut ouvert dans sa forme actuelle il y a 45 ans, à l’occasion de l’EXPO 1964.
Le simple bon sens voudrait que l’on admette que les choses ont changé sur cette question en un demi siècle, mais non, on réfléchit, on étudie, on nomme des commissions, bref on patauge dans le yaourt aux fraises, mais surtout on ne saisit pas l’occasion d’une nécessaire relance pour effectuer des travaux publics indispensables ( bizarrement sauf en Suisse alémanique, près de Zurich, évidemment).
On a certes les gouvernants qu’on mérite. Mais si visiblement ils sont dépassés, il faut les changer en vitesse.
Et des esprits aussi peu curieux que la majorité de ceux qui hantent le gouvernement actuel devraient être mis à la retraite au plus vite. Ils donnent l’impression de ne maîtriser aucun des sujets qui les concernent, que ce soit en matière de fiscalité, de secret bancaire, de plan de relance ou de capacité à faire au pays rentrer des ressortissants suisses retenus en otages en Lybie depuis des mois.
Navrant et grave.
Mots-clés : cendrillon, conseil-fédéral, Economie, incompétence, naïveté, sommeilGérontocratie fédérale ou sonotone blues
Mardi
17 mars 2009 @ 10 38
Le gang des Valaisans de la rue du Temple à Lausanne avait de nouveau cédé aux sirènes ce matin en faisant venir le général Couchepin au journal de la RSR 1 pour qu’il s’exprime sur tout et rien (surtout rien) entre 7 et 8 ce matin. Outre qu’on ne sait plus vraiment si c’est Lambiel ou le vrai Couchepin qui s’exprime, quand on compte le taux de radotages émis par minute, on doit quand même se demander sérieusement pour quelle raison la Suisse se dote d’un gouvernement très majoritairement en âge de fréquenter l’EMS « La claire sortie » plutôt que de gouverner.
Mis à part Widmer Schlumpf (1956), Maurer (1950) et la benjamine Doris(1963), tout le reste du Conseil fédéral dépasse allègrement la soixantaine, avec deux recordmans contemporains radicaux, Merz et Couchepin qui affichent 67 ans au compteur …
Si le jeunisme érigé en dogme est une stupidité, la gérontocratie méritocratique érigée en principe l’est aussi. Ces pauvres ministres qui s’attachent à leur siège et agissent en montrant qu’ils se croient indispensables est à la fois navrant et contre-productif.
Déjà que sur le plan des qualités intrinsèques, il y a quelque chose à redire, ces ventouses du pouvoir montrent au quotidien qu’ils sont dépassés. On ne savait même pas en Suisse avant que le Tagi le dévoile que l’OCDE avait placé la Suisse sur le brouillon de la fameuse liste noire. Une catastrophe à mettre à la fois au passif de nos limiers secrets, plus prompt à traquer le loup que le sujet intéressant, et surtout aussi au passif d’un gouvernement éclaté, tiraillé, qui ne s’entend que pour la façade et qui surtout n’entend plus grand chose au monde moderne.
Il y a un âge pour tout, en particulier pour l’efficacité. Si le moment n’est pas venu de placer des nourrissons au Conseil fédéral, on devrait en revanche impérativement exiger une limite d’âge à 60 ans maximum pour exercer cette charge.
Car quand on voit les pataugées générales et répétées de Merz et Couchepin, et le sommeil du juste dans lequel Leuenberger passe ses années depuis déjà longtemps, on ne peut qu’être inquiet quand on pense à l’image de la Suisse et surtout à l’efficacité dont il convient de faire preuve en particulier en temps de crise. Ce gouvernement d’opérette triste n’est vraiment pas fait pour le mauvais temps.
Et à part sa moyenne d’âge canonique, il lui manque aussi une qualité majeure : celle de la communication intelligente. Car dans ce domaine, on a franchement l’air de manches à balais, alors que cet aspect des choses est primordial au 21e siècle. Mais les « sages » n’ont pas encore réalisé qu’on avait passé l’époque du général Guisan et qu’il convenait de se comporter autrement.
Ci-dessous les anniversaires des membres du gouvernement, pour leur envoyer un mail et des chocolats au bon moment
Couchepin, 5 avril 1942
Leuenberger, 21 septembre 1946
Calmy-Rey, 8 juillet 1945
Maurer, 1er décembre 1950
Merz, 10 novembre 1942
Widmer-Schlumpf, 16 mars 1956
Leuthard, 10 avril 1963
Merz et Villiger: même combat rétrograde de papys
Dimanche
8 mars 2009 @ 17 33
Ils sont radicaux. Ils partagent les mêmes idées, l’un est au service de l’économie privée comme conseiller fédéral, l’autre au service de la politique comme administrateur futur de l’UBS et ancien ministre des finances.
Ce sont un peu des frères jumeaux, et comme des baudets têtus, ils aiment persister dans l’erreur et dans l’entêtement. Aucun sens politique, aucune jugeote, le front bas, les idées courtes.
Une incapacité à imaginer des solutions qui sortent de deux centimètres des schémas qu’ils ont appris à l’école primaire au siècle dernier. Cette république des papys va encore faire couler de l’encre, des sous inutiles de la salive et surtout beaucoup de bruit pour rien.


Au lieu de constater que leur politique a mené la Suisse au travers du comportement de l’UBS (et de toutes les autres banques hypocrites !!!) dans un cul de sac politique retentissant, ils tentent de ménager la chèvre, le chou et les dents de l’âne en maintenant des objectifs de secret bancaire en matière fiscale, tout en cherchant des alliés du côté de l’Autriche et du Luxembourg.
Combat d’arrière-garde symptomatique de la part d’anti-européens proclamés. « Si mon petit copain fait ça, j’ai donc le droit de le faire aussi » racontent-ils en cœur dans leur cour de récréation pour quatrième âge qui fait singulièrement penser à un EMS décentralisé..
Sauf qu’ils vont encore se ridiculiser sur le plan politique, sur le plan international, et que le peuple ne les suivra pas. Le Suisse est peut-être masochiste, mais il faut quand même pas le faire passer pour le vilain moineau en permanence alors qu’il ne bénéficie en rien des dispositions sur les cachettes fiscales.demandez à ceux qui touchent le Ri ce qu’ils en pensent …
C’était avant qu’il fallait parler des iles anglo-normandes, ou de l’Etat du Delaware aux USA qui recèle de nombreuses sociétés fiscalement privilégiées. Mais voilà, la Suisse a conclu des traités tant avec l’Europe qu’avec les USA. A l’époque de leur conclusion, il eût peut-être été judicieux de tenir compte de ces paradis fiscaux, mais comme à son habitude, la Suisse s’est crue plus forte que l’adversaire et inattaquable. Erreur historique grave mais trop souvent répétée.
Avec les deux papys de droite à la barre, nul doute que la cause est perdue d’avance. On ne fera pas revenir en arrière les USA surtout lorsqu’ils ont parfaitement raison sur le fond.
Quant à la forme, il faudra que ces vieux édiles se remettent de leur « gloups » primal : la fin justifie les moyens, surtout en période de disette financière.
Mots-clés : conseil-fédéral, merz, papys au pouvoir, têtus, ubs, villigerUBS : délégation stratégique ….
Mercredi
25 février 2009 @ 17 45
On apprend sans surprise que le Conseil fédéral s’est auto-proclamé spécialiste et stratège de la question bancaire. Heureusement qu’il y a au moins deux dames clairvoyantes et intelligentes dans cet aréopage, car s’il fallait faire quelque chose, c’était dessaisir Merz de ce dossier sur lequel il dort depuis des mois sans voir passer les pucks.
Mais non, sa grâce confédérale a estimé être le mieux placé pour guider de sa main droite ce qu’il a raté de sa propre main gauche. Pas étonnant mais grave politiquement.
Un type qui devrait être éjecté sans ménagement du gouvernement pour n’avoir ni vu venir ce qui arrivait ni su tenir la barque n’a pas sa place dans pareil cercle.

Pour couronner le tout, il claironne que « la remise en question de la distinction entre évasion et fraude fiscale n’est pas en discussion pour l’heure« .
En Suisse peut-être et grâce à ses bons soins. Mais en coulisses il n’y échappera pas et sa langue de bois usuelle ne pourra pas colmater les brèches faites par le canon du fisc US dans cette institution surannée.
Même Ivan Pictet, le président de Genève Place Financière, cette organisation de patrons qui passe son temps à nous dire combien les banquiers sont bons, généreux et beaux a déclaré tout récemment que pour les banques étrangères en Suisse, une présence ne se justifiait qu’en rapport avec les dispositions sur le secret bancaire.
On n’attendait pas pareil aveu de sa part, mais on doit donc constater que même les spécialistes ou ceux que leurs pairs jugent comme tels jouent perdant : dans sa forme actuelle de rempart vieillot contre les fiscs, le secret bancaire suisse est mort en 2009.
Nul ne pourra désormais enrayer ce mouvement, et il serait peut-être temps d’orienter de nouvelles campagnes publicitaires vers le fameux know-how du banquier suisse, celui qui vient encore de se tromper de 36 milliards dans un ordre bancaire ….
Or le même président de la même organisation patronale admet là encore que ce know how particulier n’est pas présent, que le banquier suisse n’est qu’un vulgaire banquier comparable à ses congénères étrangers quand on le châtre de son secret bien gardé.
Avec de pareils aveux, il serait utile de prévoir un plan de sauvetage spécifique à la branche bancaire et non pas déguisé pour sauver l’insoutenable UBS.
Mots-clés : conseil-fédéral, délégation stratégique, merz, pastille, ubs
Borer, UBS et Conseil fédéral
Mercredi
25 février 2009 @ 11 10
Voici que le « spectaculaire Borer » sort du bois, comme s’il faisait un signe avec les oreilles pour que la task force future sur le secret bancaire s’intéresse à lui.
On remarquera que malgré sa verve habituelle, il se garde bien de critiquer Merz … alors que ce dernier a fait n’importe quoi ou … rien du tout selon les angles de vue.

Borer va sans doute proposer que quelques Suisses aux bras noueux accompagnés de pom-pom girls appenzelloises aillent danser le picoulet sous les fenêtres du fisc américain, histoire de les distraire lorsqu’ils éplucheront les volumineux renseignements transmis par l’UBS. On prévoit aussi une bataille de hornuss en démonstration.
A l’heure à laquelle ce petit billet est rédigé, on ne sait pas encore si Shawn Fielding sa pétulante épouse célèbre pour ses frasques mondaines sera aussi de la partie et sortira de sa tanière zurichoise. Nul doute cependant qu’avec ce genre d’argumentaire la Suisse va encore faire rigoler du monde.
On relève en effet la profondeur de l’analyse de ce « spécialiste » qu’est Borer : la Suisse dit-il se serait endormie, « il faut réveiller le Conseil fédéral car nous perdons 3 à zéro un quart d’heure avant la fin du match ... ».
Avec l’équipe de Suisse actuelle, aucune chance de remonter au score, Thomas, tu rêves éveillé. Comme un consultant …
Mots-clés : borer, conseil-fédéral, dormir, filding, shawn, task force, ubsUBS, FINMA et CF : conflit d’incompétences
Samedi
21 février 2009 @ 8 09
On l’a dit ici à plusieurs reprises, les juristes de l’UBS et de la Confédération n’ont pas leur pareil pour tordre les dispositions légales et constitutionnelles dans le sens qui les arrange : aussi bien dans l’utilisation des clauses constitutionnelles d’urgence en octobre que celles des articles 25 et 26 de la loi fédérale sur les banques pour justifier jeudi une violation grave des dispositions légales sur le secret bancaire et qui sont insoutenables.
La raison d’État, ou plutôt l’irraison d’État et la complaisance envers les USA, couplées aux crétineries avérées de banquiers véreux et ressemblant de plus en plus à de pieds nickelés ont permis à l’UBS et au gouvernement de faire de la Suisse un république bananière. Dans le même wagon de carpettes il faut bien évidemment ranger les « doctes » membres de la FINMA, qui n’ont rien à envier à leurs homologues de l’UBS et du gouvernement.

Et voici maintenant que ce sont les juges fédéraux qui, bien que juridiquement solides à première vue, montrent une inaptitude à gérer un problème de façon adéquate. Certes ils ont pris une ordonnance préprovisionnelle interdisant à la FINMA de transmettre les fameuses données aux USA, sauf qu’ils ont sagement attendu que ces données aient filé aux USA … pour en interdire le départ.
Des juges saisis depuis des mois de différents recours, de recours de type administratif dans lesquels l’administration des preuves répond à la maxime officielle (lire « on ne doit pas leur mâcher tout le papier comme d’habitude ») mais qui ne se sont réveillés que trop tard, alors que de toute évidence le coup de force se dessinait. Volonté de ne rien faire ou misérable incompétence supplémentaire qui les a empêchés de penser d’eux-mêmes à la conservation des preuves, aux éventuelles mesures protectrices à prendre dans ce cadre …
On n’en saura jamais rien car dès aujourd’hui le ping-pong des responsabilités et des petits ponces pilates va commencer: c’est pas moi c’est l’autre et vice-versa.
En attendant, la FINMA et le gouvernement violent allègrement le droit en toute impunité. Le TAF le dit avec suffisamment de retard pour qu’on doute sérieusement tant de ses capacités que de sa réelle indépendance. Et pendant ce temps l’UBS subventionnée continue de se pavaner et d’additionner au quotidien des bourdes de taille historique, à la vitesse à laquelle son action descend en bourse.
Il va falloir de très bons arguments au bon docteur Merz, aux pieds nickelés Kurer et Rohner ainsi qu’aux illustres « sages » de la FINMA pour essayer de remonter la pente. Ils ont touché tous autant qu’ils sont le zéro absolu de l’incompétence cette semaine.
Et leur crédibilité est aussi solide qu’un château de sable. Non seulement ils ont amplifié le problème avec les USA, mais ils ont aussi donné le coup de grâce à UBS : on prétend sauver la place financière suisse tout en la dynamitant. Triste scénario dans lequel le peuple doit payer pour sauver l’insauvable, payer pour que cette fameuse banque « trop grande pour faire faillite » mette maintenant les finances du pays tout entier en danger.
Le jour où les gouvernants cesseront de protéger des intérêts au quotidien mais pratiqueront de véritables arbitrages politiques sans tenir compte en premier de leurs petits copains et de leurs intérêts personnels n’est visiblement pas encore venu dans le guantanamo juridique qu’ils ont fait de ce pays.
Les EMS cherchent des nettoyeurs de couloirs : tous ces braves gens, avec un minimum d’autocritique y trouveraient rapidement un emploi de substitution.
Mots-clés : conseil-fédéral, finma, pieds nickelés, ridicule, TAF, ubsUBS : on ressort les nains de jardin
Jeudi
19 février 2009 @ 13 18
On n’attendait guère mieux du gouvernement suisse: un communiqué alambiqué dans lequel il réussit encore à se féliciter de ce qui arrive … les contrôles fonctionnent à l’en croire.
Bref, c’est vraiment formidable : Merz et compagnie baissent culottes devant le fisc américain, utilisent l’argent public pour payer les crétineries de l’UBS et voudraient encore qu’on les applaudissent… ravageuse vérité dont la hauteur de vue n’excède pas celle du nain standard.
Le paradoxe réside dans le résultat qui lui est réjouissant, comme on l’a déjà relevé ici.
Mais le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement helvétique fait passer l’ensemble des citoyens de ce pays pour des débiles : il doit céder sur des exigences US, à la vitesse grand V pour éviter des conséquences encore plus désastreuses et montre qu’en fait ce qui arrive n’est pas le fruit d’une intelligence supérieure helvétique, mais uniquement le juste retour de bâton en réponse aux invraisemblables entêtements de la place financière suisse.
Un retour de bâton que l’on doit exclusivement à l’adresse du fisc américain et aux infractions commises par l’UBS.
Triste constat.
Mots-clés : conseil-fédéral, merz, nains de jardin, ubsUBS : le mensonge continue
Vendredi
6 février 2009 @ 11 46
Cela fait des semaines que le Conseil fédéral connait les résultats 2008 que l’UBS, sa banque chérie, va annoncer mardi prochain. Malgré l’utilisation abusive qu’il a faite de l’argent public, il se refuse à informer.
Cacophonique comme sur d’autres sujets, il se contente de faire le gros dos, et de ne pas se réunir… comme cette semaine. Il est vrai que Doris est en voyage …
La Suisse doit donc être le seul pays au monde dans lequel, en pleine crise, le gouvernement ne se réunit pas, ne communique pas, ne fait pas, ne dit pas, ne maitrise pas, patauge et se cache.

Ce vendredi à 11 h 30, l’action UBS « culmine » aux alentours de Fr. 12.50, signe annonciateur que la journée de mardi sera plus que noire.
On remarquera qu’en accordant un prêt convertible, le CF suivi par les Chambres sans courage est parti de l’idée que l’action UBS ne descendrait pas en dessous de Fr. 20.–.
C’est en tous cas sur la base de cette hypothèse qu’il a prêté les fameux 6 milliards, pour le calcul de la convertibilité de cet emprunt en actions.
Or si l’action passe de Fr 20 à Fr 12.–, voire moins, les magnifiques prévisions du CF ont déjà fait perdre à la communauté 3 milliards de francs, ceci en quelques mois.
Et on ne compte pas les dégâts qui sont associés à la reprise d’une partie des actifs pourris de l’UBS pour 60 milliards et des poussières.
Un gouvernement qui ment, au moins par omission, qui prétend « sauver la place financière suisse » en ne s’occupant que d’une seule banque et qui laisse à l’UBS le soin de faire de la peinture artistique pendant deux mois pour produire un bilan qui sera de toutes façons catastrophique n’est pas digne d’exercer le pouvoir.
Au peuple d’en tirer les conclusions qui s’imposent.
Mots-clés : bilan, conseil-fédéral, mensonge, ubsDoris Leuthard : cafouillage toute !
Samedi
24 janvier 2009 @ 13 09
Dans la cacophonie gouvernementale actuelle, la pétulante Doris annonce ce weekend un train de mesures non encore définies pour contrer la crise, mesures qui devraient prendre effet aux calendes grecques et qui seront donc décidées et mises en place beaucoup, mais alors beaucoup trop tard. « On en discutera cet été, dit-elle, et pour le surplus cela concernera 2010« .
Ce genre d’attitude est irresponsable et non professionnel. Avec le nombre de zélés fonctionnaires grassement payés pour réfléchir qui hantent les couloirs vides de son administration, notamment un secrétaire d’État aussi pâle qu’elle et sans idées, elle aurait au moins pu imaginer ou faire imaginer quelque chose de concret et d’immédiat. Rien, le vide intersidéral sinon sidérant.

Berne est comme à l’habitude à 3000 lieues de la bonne direction et du bon timing, sauf quand il s’agit de prendre des décisions inconstitutionnelles urgentes sur la destruction de dossiers secrets délicats appartenant à la justice, le musèlement des commission de gestion ou le sauvetage raté d’une grande banque en perdition totale.
Au chapitre des réformes urgentes pour combattre la crise on devrait inscrire la démission immédiate d’au moins trois membres du gouvernement, l’instauration de l’élection du même gouvernement par le peuple et sur la base d’un programme contraignant, et l’obligation de résultat faite aux membres de l’exécutif.
Un peu à l’image du frein à l’endettement que l’on ose continuer à brandir, un frein à la crétinerie et à l’amateurisme devient franchement de mise.
Mots-clés : conseil-fédéral, crise, doris, leuthard, pétulante, SuisseMaurer : le grand silence frisé
Lundi
12 janvier 2009 @ 17 58
Empruntant le titre de cette brève à F’Murr et tout en admettant que compte tenu de la pilosité crânienne déficiente de l’intéressé il est peut-être inadapté, on se doit de remarquer que le « brave » Ueli l’avait nettement plus facilement ouverte quand il n’était « que chef du parti des moutons et corbeaux noirs et malaxeur de slogans imbéciles ».

Depuis qu’il a piqué les clés du bureau de Samuel, pas un mot en presque quinze jours, sinon cette admirable tirade glanée à l’arrivée du slalom d’Adelboden citée de mémoire et en substance: « Woui, le sport c’est très pien, mais c’est rien que de la nation doit s’occuper, c’est laffffaire des privés« .
Dont acte monsieur le ministre des sports à tiers-temps et au rabais : ce genre de phrases particulièrement subtiles nous montre déjà, malgré la rareté de vos interventions, qu’on ne doit déjà plus s’attendre au pire mais immédiatement préparer la riposte adéquate.
© iconographie Dargaud/F’Murr(r)
Mots-clés : bêtise, conseil-fédéral, f'murr, grand silence frisé, ueli maurerQue l’UDC reste dans son opposition stérile
Mardi
9 décembre 2008 @ 7 55
C’est tellement mieux quand l’UDC se met d’elle-même en situation de n’avoir qu’à jouer au train électrique toute seule pendant que les autres font de la politique
Si l’on parcourt les différents médias traditionnels, il est de bon ton de prétendre que dans la Suisse de la concordance l’UDC a toute sa place au Conseil fédéral. Les mots d’ordre des partis gouvernementaux vont tous dans le même sens, officiellement au nom de la concordance, de fait en raison des futurs départs qu’il faudra bien compter dans leurs rangs. Je te tiens, tu me tiens, etc … règle immuable et pourtant bien surannée.
L’UDC a gagné, dit-on, les dernières élections fédérales, mais avec un programme qui n’est pas compatible avec la démocratie. L’épisode de la mise à pied de Blocher en était la première conséquence. Le poids effectif ridicule de la représentation UDC à Berne en est la seconde : leur nombre n’a rien à voir avec la qualité, les idées sont courtes et les méninges pas très développés.
L’électeur de base de cette formation se rend compte d’ailleurs du décalage énorme qui existe entre un programme et une députation incohérente. Il n’y a qu’un point sur lequel l’UDC tient ses promesses, c’est l’entêtement primaire. Or une politique ne se bâtit pas sur un non-programme et avec des acteurs fantoches pour qui seule la « gloire » de siéger à Berne compte, le sens du bien commun étant absent de leurs préoccupations.
Le dernier ticket Blocher-Maurer est une nouvelle preuve de l’arrogance de l’UDC : et ce ticket va lui coûter une nouvelle fois sa crédibilité et une place au gouvernement, et c’est tant mieux. Il n’y a pratiquement aucun risque aujourd’hui que Ueli le laquais soit élu, car même dans son parti divisé il ne recueille pas le plein des voix, loin s’en faut. Et mathématiquement, même avec un PDC complètement aux ordres, il n’atteint pas la majorité absolue usuelle de l’ordre de 120-123 voix.
Le psychodrame des exclusions va donc recommencer, comme en 2007, mais cette fois-ci il y a un ou deux privilégiés (Baader, Amstutz, notamment) dont le parti a dit qu’ils ne seraient pas excommuniés en cas d’acceptation d’une élection. Un parti qui une nouvelle fois empêche le parlement de choisir vraiment parmi ses membres qui sera le successeur idéal (ou du moins acceptable) de Sami ne se comporte pas de façon « concordante ». Il n’y a donc aucune raison de prendre des gants à son égard même s’il lâche ainsi du lest dans la dernière ligne droite se rendant compte qu’Ueli sera battu.
Le PDC est dans les starting-blocks depuis quelques jours: s’il présente officiellement enfin une position claire, alors ce sera une chance pour le pays et pour un candidat issu de ce parti, qui recevra l’aval de la gauche.
Si le PDC ne le fait pas, non seulement il risque de ne pas voir élire l’un des siens, mais portera la responsablité entière de la future configuration du gouvernement. 69 UDC plus 47 radicaux ça fait 116, desquels il faut retrancher un bonne vingtaine de voix internes. Les PDC sont 52 aux chambres et le calcul est donc vite fait : un UDC a besoin d’envrion 30 voix PDC pour être élu.
Au PDC de voir comment attirer suffisamment de voix de gauche sur un candidat acceptable issu de ses rangs, sinon on risque bien de voir arriver un radical bon teint auquel on ne s’attend pas.
Mots-clés : conseil-fédéral, knecht, maurer, pdc, q0 décembre 2008, udc, ueliUn siège UDC au CF ?
Jeudi
13 novembre 2008 @ 13 36
24 Heures a mis en ligne un petit sondage duquel il ressort, en l’état, que ceux qui y ont participé rejettent à 55 % l’idée que le siège vacant au Conseil fédéral doit revenir à l’UDC.
Certes le sondage n’est pas forcément représentatif d’un échantillon adéquat d’électeurs, mais il est suffisamment révélateur quand même : l’UDC, parti de primates dégénérés aux idées aussi courtes que leur poil, a délibérément choisi la voie de l’opposition.
Après avoir récolté 29 % des voix aux dernières élections fédérales, c’était a) se moquer de son électorat b) mettre à fond tous les pieds dans le plat sur le plan tactique et faire la preuve d’une arrogance coupable.
On ne comprend dès lors aucun des pataquès des partis gouvernementaux et singulièrement de leurs présidents : l’UDC a choisi en toute connaissance de cause de s’exiler du pouvoir exécutif.
Qu’elle reste donc bêtement sur son île idéale à crier dans le vide et ne cherche surtout pas à reconquérir un siège gouvernemental tout en prétendant vouloir être dans l’opposition, elle n’a plus aucune légitimité à gouverner aussi longtemps qu’elle tient son discours politique actuel rempli de contradictions et de raccourcis.
L’exil pendant quatre ans au moins, ça purge les mauvaises idées et ça élimine les petits chefs à quatre sous.
On verra donc après les prochaines élections fédérales …. que l’UDC perdra par sa faute à nouveau.
Mots-clés : conseil-fédéral, udcLes sottises du Conseil fédéral
Lundi
10 novembre 2008 @ 16 16
Après avoir décidé de sauver l’UBS en catimini avec les méthodes plus que discutables que l’on connaît, et avant même que les parlementaires castrés ne se prononcent, le CF a produit un projet de message (5.11.2008) pour tenter de justifier l’injustifiable.
On pourrait (pourra ?) rédiger des thèses de doctorat sur la façon dont le CF agi et dont il se justifie en la matière, mais on se contentera de relever ici quelques magnifiques zones d’ombre ou de contradictions qui démontrent, le fallait-il encore, que le pouvoir ne maitrise pas son sujet.
titre train de mesures destinées à renforcer le système financier suisse : on parle de qui au juste, de l’UBS ou de quelqu’un d’autre aussi ?
page 4 participation de la Confédération :« elle ne devient pas copropriétaire de la banque, du moins pas dans l’immédiat » On ne peut pas mieux dire si on veut faire allusion à un plan 2 … en cas de nécessité.
page 5, bénéfices BNS distribués aux cantons réduit à zéro :« Si, contre toute attente, ce cas de figure devait néanmoins se présenter, le Conseil fédéral chercherait, d’entente avec les cantons, une solution permettant de répartir les charges de façon aussi équitable que possible ». On rappelle juste que les cantons sont les actionnaires à plus des deux-tiers de la BNS …
page 16, faillite d’une grande banque :« La faillite d’une grande banque déclencherait une véritable réaction en chaîne et déstabiliserait, au moins à court terme, l’approvisionnement en liquidités et le système des paiements en Suisse . » : lire entre les lignes, la vraie BNS en Suisse c’est l’UBS …
page 16, faillite d’une grande banque : »Les répercussions macroéconomiques de la faillite d’une grande banque ne peuvent a priori être quantifiées« … ben alors, pourquoi en parler quelques lignes avant sur un ton apocalyptique ?
page 24, du laisser-aller : « La Confédération suisse renonce à siéger au conseil d’administration de l’UBS SA et à influencer directement la stratégie de l’entreprise » jouez donc tout seuls, messieurs les banquiers.
page 25 , de la nature juridique de l’injection de fonds : « Les versements liés aux aides financières ne sont pas des opérations de trésorerie: elles entraînent au contraire des dépenses qui ont une incidence sur la comptabilité et les crédits. Pour qu’elle puisse accorder des aides financières, la Confédération doit donc disposer d’une base légale solide (cf. ch. 2.3.6.2) et du crédit nécessaire (cf. ch. 2.3.6.3) » on veut bien les croire, sauf que justement ces bases légales et constitutionnelles font défaut.
page 47, de la valeur des actifs pourris transférés: « les marchés de la plupart des actifs qui seront transférés dans la société à but spécial sont gelés ou très illiquides depuis que la crise financière a éclaté, rendant la fixation d’un prix fiable presque impossible. Mais si l’on tient compte des autres éléments qui constituent le système de garanties de cette transaction ainsi que de l’horizon opérationnel assez éloigné de la BNS, on peut admettre que le risque auquel elle s’expose reste acceptable »
Ce genre de phrase ne ferait pas mauvaise figure dans une encyclique … sauf qu’elle relève de la mauvaise foi et pas de la foi simplement.
Pour ceux qui souhaitent vraiment lire le texte en entier, il est ici à disposition en format pdf. Attention, prendre trois bonnes respirations avant l’usage et au moins un scotch après lecture.
Mots-clés : conseil-fédéral, mensonges, message, omissions, sottises, train de mesures, ubsL’infirmerie fédérale
Samedi
8 novembre 2008 @ 7 50
On se souvient d’un livre de Pierre Rentchnick qui avait fait parler de lui à sa sortie, « Ces malades qui nous gouvernent » : or il est tristement d’actualité en Suisse.
Actuellement, on a un conseiller fédéral à l’hôpital, un autre qui vient de passer six semaines hors service après une attaque, sans compter l’état délabré des neurones du Nez.
Au fond, à part les dames qui résistent bien, les hommes sont bien fragiles, sauf Leuenberger qui il est vrai ne risque pas le burnout avec son calme de cultivateur de bonzaï.
A côté de ça on voit éclore un nouveau président des USA de 47 ans, un sarko frétillant de tous bois, et de nombreux autres exemples dans le monde de chefs d’États ou de Gouvernement aux alentours de la cinquantaine, voire plus jeunes.
Ces vieux mâles helvétiques un peu foutus et déjà radoteurs avant leur maladies recèlent peut-être parfois la sagesse, mais lorsqu’ils décident de s’accrocher à tout prix, soi disant non par goût du pouvoir mais par devoir civique, ils deviennent en fait dangereux et contre-productifs dans la gestion d’un Etat moderne.
Qu’ils prodiguent des conseils, mais cessent d’être aux commandes eux-mêmes.
S’ils ne veulent pas partir d’eux-mêmes, virons-les en vitesse.
Mots-clés : âge-limite, conseil-fédéral, géronte, infirmerie, malades, virerOrdonnance ou questionnaire à choix multiples ?
Dimanche
26 octobre 2008 @ 8 19
Dans la livraison no 43 du Recueil officiel des lois fédérales du 28 octobre 2008 page 4741 figure in extenso la désormais fameuse « Ordonnance [du 15 octobre 2008] relative à la recapitalisation d’UBS SA ».
Il n’est pas inutile de s’attarder sur la forme de ce texte qui, outre sa constitutionnalité des plus douteuses, paraît pour le moins lacunaire et qui devrait s’intituler Ordonnance du Conseil fédéral à effet express unilatéral avec blocage démocratique, une sorte de nouveauté constitutionnelle spécifique au sauvetage No1 (malheureusement déja raté) de UBS.
Dans la description du but poursuivi, le gouvernement prévoit à l’article 1 alinéa 2 que « A cet effet, elle [la Confédération] souscrit et libère un emprunt de l’UBS SA à convertir obligatoirement en actions ». En fin de texte, le même gouvernement décrète à l’article 5 que « Elle [l’Ordonnance] a effet jusqu’à son remplacement par une loi fédérale, mais au plus tard jusqu’à l’exécution complète des transactions prévues à l’art. 1, al. 2. »
Pas de détails supplémentaires essentiels à la transaction, ce serait trop beau. Rien sur la durée de détention des actions, on n’en sait rien. Pas plus sur d’éventuelles voies de droit contre cette décision.
Ce texte, qui pour l’instant engage sans contrepartie le gouvernement, est des plus étranges et pose quelques questions :
- Si le conseil d’administration d’UBS a peut-être le pouvoir (on en doute) de décider seul de l’émission d’un emprunt obligatoirement convertible en actions, les termes de cette convertibilité ne sauraient échapper à la ratification d’une assemblée générale des actionnaires. Or le texte fédéral ne contient pas la moindre réserve sur ce point, considérant donc comme acquis le principe de cette conversion obligatoire, ainsi surtout que les termes définitifs de la conversion. Eléments pourtant par définition inconnus au jour d’entrée en vigueur de l’ordonnance puisque devant précisément être décidés par les actionnaires de UBS dans un mois. Si l’on peut comprendre que celui qui paye veuille en l’occurrence commander (on a déjà dit ailleurs qu’il pourrait et devrait le faire mieux et plus en profondeur qu’il ne le prévoit), on ne peut que difficilement imaginer pareil engagement de la Confédération sans réserve quelconque sur la convertibilité en actions qui n’est pas encore acquise. Manifestement même l’ordonnance a été cuisinée dans les alambics de UBS.
- A l’opposé, et sur le thème du contrôle démocratique, la durée de vie de cette ordonnance pourrait faire qu’elle ne reçoive jamais une absolution parlementaire. En effet, en absence de débat formel et en plénum et d’éventuelle transformation de cette ordonnance en loi fédérale, elle cessera d’être en vigueur le jour où les opérations de souscription d’emprunt et de conversion de l’emprunt en actions seront terminées. Ceci revient à dire que si ce point est porté à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale extraordinaire de UBS avant fin novembre 2008, toute l’opération de souscription sera bouclée avant la session d’hiver du parlement. Ce dernier pourra donc constater les dégâts, pleurer ou applaudir, mais ne pourra même pas amender ou transformer en loi fédérale une ordonnance qui n’est plus en vigueur .
Étrange conception du contrôle démocratique de la part du gouvernement. Cette conception est d’ailleurs confirmée par UBS elle-même dans son communiqué du 16 octobre qui prévoit entre autres ce qui suit : « L’émission de MCN devra être approuvée par les actionnaires d’UBS qui devront donner leur aval pour la création du capital conditionnel requis lors d’une Assemblée générale extraordinaire qui se tiendra vers la fin de novembre 2008. L’émission des MCN devrait avoir lieu cinq jours ouvrables après la date de l’Assemblée générale extraordinaire. »
Ainsi le gouvernement s’engage-t-il unilatéralement dans une voie qui en théorie du moins pourrait se révéler impossible et sans issue en cas de refus de l’émission du capital conditionnel par les actionnaires de UBS.
Précisément en cas de refus par les actionnaires d’UBS, que deviendrait alors le texte, qui serait toujours en vigueur au vu de la non réalisation d’une condition de sa « mort juridique » ?
Par ailleurs, quel type d’ordonnance est-ce constitutionnellement et le peuple ne doit-il pas pouvoir s’exprimer à son sujet au moyen d’un référendum facultatif ? Et pour ce faire le Parlement ne doit-il pas transformer cet acte en loi fédérale au sens strict ?
Au-delà des inquiétantes réalités économiques et financières qui perdurent après une semaine de nouvelles chutes boursières, il n’est pas inutile parfois de revenir à des fondamentaux de droit constitutionnel, ne serait-ce que pour prendre le temps de réfléchir un peu à la bonne gouvernance – en l’occurrence démocratique – dont devrait déjà faire preuve notre gouvernement avant de vouloir l’imposer aux entreprises.
Enfin on ne peut s’empêcher de noter en souriant jaune l’impossibilité technique définitive pour la Confédération de faire respecter (comme actionnaire très minoritaire) l’article 2 lettre d de son ordonnance : »l’UBS SA s’engage à respecter les injonctions du Conseil fédéral en matière de gouvernement d’entreprise ». Cet article qui est une déclaration unilatérale est totalement inopposable à l’UBS qui jusqu’à plus ample informé obéit à ses actionnaires in globo et non pas à un seul d’entre eux. Encore une invention de banquier qui n’est que de la poudre aux yeux pour calmer un Conseil fédéral décidément bien naïf.
Mots-clés : conseil-fédéral, fatras juridique, ordonnance, sauvetage, ubsCF : honteux mensonge d’Etat en milliards
Jeudi
16 octobre 2008 @ 7 37
On le sait officiellement depuis ce jour à 7 heures. Tout va bien à bord. Pas de problème. Décidément Couchepin a très un grand (faux) nez qui s’allonge de jour en jour et Doris n’est pas bien brillante dans ses affirmations lénifiantes. On avait annoncé ici la semaine passée que le no show de la Schlumpfette à Washington voulait dire qu’un plan de sauvetage de l’UBS se préparait en douce. Les parlementaires n’ont rien su, officiellement, eux qui nous racontaient encore hier soir que les banques suisses étaient trop solides pour avoir besoin d’un soutien. Sur ce blog on affirme que les subprimes auront cet effet depuis juin 2007, mais on passe pour des rigolos.
Maintenant que le Suisse est devenu banquier, il va falloir qu’il mette son nez dans ce bazar, s’il ne veut pas encore une fois se faire gruger. Et première conclusion, sans aide de la Confédération, la banque aurait implosé. Une enquête sur les responsabilités pénales est plus que jamais nécessaire puisque la banque s’est trouvée en faillite technique et donc que l’une des conditions de la gestion fautive est acquise.
Pour le surplus, les politiques sont de vrais nains de s’être laissés empapaoutés de la sorte et il va être intéressant de voir comment ils vont accepter que d’un coup de baguette magique les milliards pleuvent de la Berne fédérale pour sauver les banques alors que pour un handicapé on n’a pas les moyens de lui payer une nouvelle canne, restrictions budgétaires obligent.
Quant au Conseil fédéral il a perdu tout restant de crédibilité par sa politique de l’autruche institutionnelle digne des républiques soviétiques.
(Développements suivront quand on aura eu le temps d’étudier les bricolages en détail)
1ère tranche de détails : 08h50
En très grand résumé, le plan UBS c’est : on met dans une poubelle 60 milliards de dollars de déchets qui ne valent rien. La BNS prête ces 60 milliards et a le redoutable privilège de s’occuper de la gestion des déchets (tri sélectif) . On attend et on laisse mariner. On amortit le tout, Le peuple casque à terme pour 60 milliards pour les intérêts uniques des actionnaires de UBS. Merci.
Et on ne demande rien à personne, en particulier au souverain propriétaire de sa banque Nationale. Petit rappel des ordres de grandeur: 60 milliards représentent le budget annuel total de fonctionnement de la Confédération
A quand un sauvetage identique de l’AI et de l’AVS à fonds perdu par les actionnaires des banques ?
Mots-clés : confédération. sauvetage, conseil-fédéral, cs, mensonges, milliards, ubs
Crise : pistes de solutions
Jeudi
2 octobre 2008 @ 8 01
A part pleurer, dénoncer, expliquer pourquoi ils se sont trompés et faire l’autruche tellement ils ont dit de sottises, les experts helvétiques et les politiques n’ont aucune ligne de conduite face à la crise qui secoue les banques, y compris les deux grands établissements.
De véritables as du diagnostic, de véritables moines trappistes interdits de parole quand il s’agit de trouver des solutions.
Chaque jour apporte il est vrai son lot de nouvelles négatives ou positives, et la balance entre désinformation, croyance et réalité est de plus en plus difficile à faire.
L’UDC toujours si prompte au démarrage ne pipe mot. PRD et PDC sont muets ou presque. Bref, de quoi sérieusement douter qu’ils soient en mesure de comprendre quelque chose ces braves parlementaires « pain-fromage ».
On apprend ce matin que le Sénat US a adopté le plan Paulson. Vraisemblablement en pure perte, car actuellement on ne voit guère la Chambre des Représentants virer de bord: le citoyen US en grande majorité ne comprendrait pas qu’on le ponctionne d’un « malus » fiscal pour jeter l’argent par les fenêtres.
Le plan Paulson est d’ailleurs aussi utile qu’un sparadrap passé de date et qui se décolle. N’oublions pas que les sommes en jeu, aussi colossales qu’elles paraissent, ne sont malheureusement que des gouttes d’eau par rapport à l’exposition des banques. La crise des subprimes est loin d’être finie. Une nouvelle série de « machins sans valeur » arrivera à échéance en 2009 et il faudra bien les négocier.
C’est plusieurs milliers de milliards de US dollars qu’il faudrait trouver pour arriver à un résultat. Mais on les prend où ?
Dans le village d’indiens que constitue actuellement la Berne fédérale, avec un gouvernement affaibli et qui ne cesse de se chamailler, nul doute qu’on n’a aucune idée de ce que l’on va ou doit faire. Sinon ça se saurait.
La Schlumpfette étudie paraît-il les plans de sauvetage de l’UBS, mais en pure perte : la Suisse n’a tout simplement pas les moyens de sauver les meubles. Et doit-elle franchement le faire, on en doute.
En revanche il est une mesure concrète qu’elle pourrait instaurer très vite : la création immédiate d’un organisme central bancaire d’État qui ne soit pas inféodé au pouvoir comme l’est la BNS, doté de liquidités en suffisance et qui négocie âprement des refinancements bancaires. On saurait ainsi enfin combien la Suisse a déjà prêté à l’UBS pour qu’elle survive en terme de liquidités, et surtout sur la base de quelles garanties.
Car il n’est nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que ce sont sans doute des garanties de papier mâché listées à la grande hâte qui contrebalancent actuellement les avances de trésorerie de la BNS à l’UBS. Et ça finalement le citoyen a le droit de le savoir, et d’être au bénéfice de ce qui s’appelle la transparence.
Elle a même un préposé à la transparence, le même que celui qui est censé protéger les données personnelles mais qui doit visiblement être un peu caché par la fumée de certaines pipes, ou peut-être par l’ombre du Nez.
Mots-clés : BNS, conseil-fédéral, crise, solutions, ubsBlocher 2008 : l’indigestion
Dimanche
28 septembre 2008 @ 16 08
On nous casse les pieds, les oreilles et les yeux avec le retour du molosse au Conseil fédéral.
D’abord, c’est impossible car il figure sur la liste des espèces interdites depuis décembre 2007. Ensuite, il faudrait éviter que l’UDC prenne ses rêves les plus fous pour des réalités virtuelles : avec Blocher on a donné et on ne redonnera plus.
Mais c’est clair qu’en ayant éjecté le charismatique notaire du Seeland de ses rangs en compagnie de la Schlumpfette opportuniste, ils sont un peu mal dans leurs costards: fini le temps des fuites si pratiques et des informations internes de première qualité. Foin d’exercice du pouvoir pour le parti qui s’est fait renier et mettre au fond de la classe près du radiateur, coiffé de son bonnet d’âne. On dit qu’ils envisagent d’engager Securitas pour en connaître un peu plus.
Mais une fois encore, ce genre de rêveries en forme d’occupation pour des journaux dominicaux en mal de public-cible n’est possible que grâce aux gesticulations vaines du PDC et du PRD depuis 10 mois. Ces formations « historiques » sont incapables de gouverner dans un relatif calme et avec d’autres visées que de basses et misérables compromissions et compromis politiques.
Fulvio et son homologue valaisan Christophe de haute stature (physique uniquement) se tirent la bourre à qui mieux-mieux en privé, et n’en font pas moins en public avec le résultat d’un parlement encore moins utile que d’habitude. En tous cas au National, les Etats restant quant à eux assez semblables à eux-mêmes, c’est à dire à forte majorité bourgeoise.
Évidemment c’est difficile la vie de parlementaire lobbyiste ces temps. Évidemment c’est difficile de soutenir les grands groupes d’assureurs-maladie. Évidemment c’est pas évident de faire d’un œil l’éloge du banquier suisse en regardant de l’autre les résultats de l’UBS. Il y a juste les pharmaciens du palais fédéral qui se marrent encore ces temps-ci.
Alors on se rabat sur ce que l’on peut : les conjectures gratuites, les ambitions personnelles et les querelles de personnes. La période est propice aux stratégies d’arrière-salle : nul ne sait ce que va pouvoir faire Hans-Rudolf, si Samuel va tenir le coup et si le Nez valaisan va continuer de voguer sur ses rêves. Ce que l’on sait en revanche, c’est que la misère politique et intellectuelle des représentants des partis bourgeois ne cesse depuis des années de faire le jeu de l’UDC, qui s’érige en brasseur de soupe au lait de Kappel à chaque première occasion.
Mots-clés : blocher, conseil-fédéral, molosse, schlumpfette, schmid, udcKander et Justice Militaire
Dimanche
22 juin 2008 @ 12 32
Question à un franc ou un euro selon le bord politique depuis où on la pose : pourquoi les médias dits traditionnels ne nous disent pas que le capitaine Yves M., Zorro irresponsable de la Kander a été promu par le Conseil fédéral le 17 octobre 2007 et pour la période administrative 2008-2011 juge suppléant au Tribunal militaire no 5 ?
Réflexion subséquente : on comprend que comme il s’agit de l’un ses siens qu’elle tient en l’état aux arrêts, la Justice Militaire est légèrement dans ses petits souliers. C’est probablement pour celà qu’elle fait accompagner Yves M. par le Dét Spez de la sécurité militaire, ces doux rambos professionnels dont on teste les capacités intellectuelles et psychiques selon les normes militaires … qui normalement sont censés opérer hors des frontières suisses… et dont on voit une partie du dépliant publicitaire ci-dessous …
Mots-clés : armée, conseil-fédéral, Det Spez, juge suppléant, justice militaire, kander, sécurité militaire, zorroConseil fédéral : on ne change surtout rien à rien
Jeudi
22 mai 2008 @ 8 13
Chacun son steak, son pâté en croûte et son pré carré. Et même si on a toujours un gouvernenemt identique à celui de 1848, il n’y a aucune nécessité d’en changer la composition ou le découpage départemental, selon le Conseil fédéral.
Dramatique manque de vista, manque de sens de l’adaptation. Le Conseil fédéral fonctionne comme une vieille éolienne, avec des à coups dans la production d’idées et de décisions, comme une vieille locomotive mise au rebut depuis des années, comme un club de jass qui tient à son stamm comme à la prunelle du cuir de ses sièges.
La seule façon de changer ce système pour l’adapter aux nécessités de la vie au 21e siècle sera donc désormais de forcer ces Messieurs Dames à changer. C’est une initative populaire qu’il faudra par conséquent lancer et faire accepter.
Mots-clés : conseil-fédéral, immobilisme, on ne change pas une équipe qui pédale dans le videPour 1000 milliards de dollars de moins
Mardi
8 avril 2008 @ 17 48
Non ceci n'est pas le titre d'un nouveau western ou d'un remake, quoique … C'est "tout simplement" le coût global estimé de la crise financière issue des subprimes et autres constructions baroques estimé par le distingué FMI dirigé par Dominique Strauss-Kahn.
Lequel FMI n'hésite pas à déclarer aujourd'hui, entre autres gentillesses : "l'ensemble des intervenants n'ont réussi à apprécier ni l'ampleur de l'effet de levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions (…) ni les risques de dénouement désordonné qui en découlent".
Le rapport dénonce ensuite " la prise de risque excessive" et "le manque de rigueur" au sein d'"institutions faiblement capitalisées" et va jusqu'à recommander une réforme du mode de rémunération des cadres impliqués dans la gestion des produits à risques.
Le pouvoir politique fédéral en Suisse se réjouit de ces déclarations, naïf et benêt qu'il peut être. En effet, si des fantaisies à ce prix là ont pu avoir lieu, c'est que les autorités compétentes, ou plutôt incompétentes, ont laissé faire les voltigeurs bancaires, pire ont fermé les yeux avec délice en encaissant à titre privé des dividendes somptueux.
Mots-clés : cfb, conseil-fédéral, FMI, fumée, juge, milliardsElle a dit oui, ouf
Jeudi
13 décembre 2007 @ 9 48
La nouvelle conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a dit oui ce matin, après un nuit que certains ténors UDC ont dû lui rendre assez courte. Le calme et la démocratie sont revenus au sein du collège gouvernemental.Mots-clés : conseil-fédéral, eveline, widmer schlumpf
Conseil fédéral: Darbellay en danseuse
Dimanche
9 décembre 2007 @ 18 39
Arrêté Bonny: Berne « poignarde le Nord Vaudois »
Samedi
1 décembre 2007 @ 23 18

C'est en ces termes que plusieurs quotidiens ou journaux de la région du Nord Vaudois ont accueilli la décision du département de Doris Leuthard de déclassifier le Nord Vaudois des zones dans lesquelles l'aide aux entreprises innovantes était encore octroyée. Depuis le 1er janvier 2008, cet arrêté ne profitera selon la conseillère fédérale "qu'à ceux qui en ont vraiment besoin", soit environ 10 % de la population suisse, mais plus au Nord Vaudois et notamment à la région d'Yverdon.
Verts : enfin du courage politique
Samedi
24 novembre 2007 @ 0 13
On sait depuis des semaines que la réélection de Blocher au Conseil fédéral est loin d'être ce que l'on souhaite sur ce blog. Au contraire, l'intéressé n'est pas digne d'occuper la fonction dans la mesure où, notamment sa vision politique et surtout sa pratique sont tout sauf démocratiques, sans parler du fond politique qui sous-tend son action au quotidien et à long terme. Le bonhomme renie tout ce que la Suisse a mis des siècles à construire, une certaine idée du respect fédéral, multilingue et multiculturel, notamment. Couchepin le soldé
Jeudi
25 octobre 2007 @ 10 31
Dans un intéressant papier de D.S.Miéville, le Temps de ce jour émet quelques hypothèses sur l'origine de la série d'attaques dont fait l'objet le grand penseur valaisan qui a du nez. Parmi ces hypothèses figure celle d'une stratégie qui aurait été mise au point par et autour de Otto Ineichen, le fameux Otto le soldeur suisse alémanique UDC qui est le chantre officiel de la demande de démission de Pascal le grand chef sioux. Pascal le « penseur » né(z)
Vendredi
7 septembre 2007 @ 13 02
C’est fou ce que chaque fois qu’il l’ouvre Couchepin peut raconter comme sottises. La dernière en date n’a que quelques minutes, et provient d’une interview que le valaisan qui ne manque pas de nez vient de donner à la RSI. En substance, le ministre annonce tout à trac, dans le marasme actuel qui entoure le Conseil fédéral lui-même, ce qui suit :
« Personne, pas même le Duce n’est indispensable au bien-être du pays. Le climat politique me rappelle celui des années 1930. L’UDC, qui évoque toujours des complots contre son conseiller fédéral Christoph Blocher fait de la propagande au mauvais sens du terme. Je fais néanmoins (on adore le « néanmoins » tant sur le fond que venant de Couchepin) entièrement confiance aux électeurs: le peuple suisse est constitué d’une majorité de gens raisonnables, qui savent se forger leur propre opinion ».
Mots-clés : blocher, conseil-fédéral, constitution, couchepin, duce, élections, udc

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