Merz a même raté sa démission
Dimanche
8 août 2010 @ 7 24
La courte fenêtre de tir laissée par la démission du petit comptable sans envergure à l’insistance de Pelli le manipulateur aurait pu constituer une chance de pouvoir porter au pouvoir une femme ou un homme nouveau d’obédience conservatrice .
De rafraîchir un peu l’écurie malade et bancale du Conseil fédéral actuel. Mais voilà, l’espoir n’aura même pas duré 24 heures. Darbellay et Pelli pour des raisons différentes ont déjà actionné la machine à combinazione, exigeant de Leuenberger qu’il démissionne en même temps que Merz. Faut dire que ce dernier a tout raté, y compris le moment inopportun de sa sortie.
Les manoeuvres en coulisse auxquelles se livrent les partis bourgeois sont de type monomaniaques et proches de l’affection psychiatrique. Le bien commun et sa préservation n’est pas à l’ordre du jour, comme usuellement : ce qui l’est en revanche, c’est la conservation au prix de toutes les triangulations et gesticulations possibles d’un siège qu’ils vont perdre au moins en légitimité au sortir des élections générales de 2011. La prime au sortant étant ce qu’elle est dans ce pays, il faut donc en user jusqu’à la corde.
Le temps est venu de laisser la place à des idées nouvelles incarnées par de véritables hommes nouveaux. Comme ce genre de numéro est par essence introuvable à l’UDC et au PDC, c’est aux verts que la place devrait être faite. Non pas que ceux-ci soient exempts de reproches en toutes circonstances. Mais au moins aucun d’entre eux n’est-il affilié ou subsidié par l’industrie ou les banques. Et cette origine vierge est une garantie pour le peuple qui depuis quelques années subit la loi des valets-ministres, aux ordres d’Economiesuisse et autres boîtes à idées visant à démanteler les acquis sociaux.
Plus les manœuvres préélectorales seront nombreuses, plus l’envie de la population d’élire ses conseillers fédéraux en direct grandira.
Et c’est vers cette solution ultime comme alternative à l’adoubement partisan qu’il convient de tendre au plus vite. Pour enfin purger cette manie du complot en poupées-gigognes.
Mots-clés : démission, manoeuvres, merz
ENFIN !!!
Il en faut du temps à un appenzellois têtu et borné (pléonasme) pour comprendre qu’il a tout faux.
Mots-clés : démission, merzPour avoir fait mettre un violon au violon, Merz s’excuse encore, et encore.
Le spécialiste de l’excuse inutile et maladroite. Il nous ferait un immense plaisir en comprenant qu’il aurait déjà dû s’excuser depuis longtemps de quitter un poste pour lequel il n’a ni la stature ni les compétences.
Pauvre type. Radical de surcroit.
Mots-clés : excuse, merzMerz dormait dans sa yourte de luxe depuis des semaines pour éviter de raconter des conneries et voici qu’il reprend la parole en passant évidemment par le Sonntagsblick, passage obligé institutionnel de sa communication de misère.
Au fait, ça lui sert à quoi son service de presse officiel s’il ne l’utilise pas. Le petit monsieur « met en garde » et rappelle ce que tout le monde sait depuis lontemps : « L’administration américaine nous a signifié que les plaintes contre l’UBS, actuellement suspendues, reprendraient » en cas de refus de l’accord UBS par le Parlement.
Mais justement, il faut qu’elles reprennent de plus belle pour qu’enfin certains dirigeants soient atteints au portemnonnaie, notamment.
La position de la coalition PBD, PLR et PDC est insoutenable, autant que les arguties de Merz. Que l’UBS crache et surtout que le Conseil fédéral cesse de s’en mêler.
C’est une affaire privée pour laquelle le contribuable a déjà assez donné contre son gré. Et de toutes façons, dans sa forme actuelle, l’UBS a vécu, alors…
Mots-clés : merz, sottises, ubsIl n’y avait selon Zeller que 7 ou 8 comptes touchés par les fantaisies pas très drôles du bizarroïde et ambivalent Falciani.
On apprend ce jour, qu’un peu à l’image de Toyota, Don Zeller doit s’excuser publiquement et avouer finalement que cette faribole concerne 24’000 comptes.
De quoi tenir un grand raout musical à la Pontaise avec tous les titulaires, pendant qu’elle existe encore, non ? avec à la basse notre cher Merz, ce qui ne peut pas être pire qu’aux manettes de la Confédération …
Et en embuscade quelques agents du fisc français déguisés en agents Securitas qui pour la première fois auraient peut-être l’air intelligent …
Mots-clés : falciani, hsbc, manettes, merz, pontaise, toyota, zellerAntonio Hodgers a proposé cette mention sur les publicités pour voitures neuves, mais le gouvernement n’en veut pas.
En revanche, on devrait imposer à ce dernier de poser une plaque gravée en or de fête foraine sur les portes des bureaux de Merz et sur ses voitures de fonction.
Comme le mal dont il est atteint est contagieux, ce serait une mesure simple, efficace et minimale de santé publique (que l’OMS mériterait aussi).
Mots-clés : Economie, merz, santéLe ridicule Papy Gaga du Conseil fédéral a encore frappé : il refuse comme de bien entendu l’échange automatique d’informations en matière fiscale (alors que la semaine passée il était plus ou moins pour), et veut faire annuellement 2.7 milliards d’économies à l’avenir, avant tout sur le dos de rentiers AI.
Non seulement son idée de refiler la patate chaude au Département des finances ne servira à rien (et fera rire l’UE entière), mais pourrait-il une fois parler de soutien à l’économie et aux couches défavorisées ou son maigre jargon ne comprend-il plus ces notions.
C’est la gigantesque connerie merzienne de la semaine 8/2010, venant presque d’une autre planète.
Mots-clés : connerie, merz, semainePour invoquer l’urgence et le droit de faire n’importe quoi, Merz n’a pas son pareil.
Réclamer 1 million de francs seulement à l’UBS pour solde de toute compensation dans l’affaire USA – IRS relève de la sénilité/débilité précoce.
Ou alors d’un sens du devoir face à son ex-employeur qui dépasse l’entendement et tombe pile dans le népotisme payant : le peuple n’a pas à continuer de trinquer pour des escrocs.
UBS, à la caisse, il suffit de vouloir faire une facture. Pendant ce temps, le même Merz veut limer arbitrairement 5 % des rentes AI et personne ne dit rien. Foutu pays de larves.
Mots-clés : caisse, merz, sénile, ubsDepuis qu’il est au Conseil fédéral, Merz a toujours volontairement et artificiellement sous-évalué les recettes fiscales pour plaire à son parti le PLR. Il récidive cette année au point que ça devient un scandale récurrent, une manœuvre perpétuelle destinée à couper rageusement dans le social pour faire croire que la Suise est au bord du gouffre financier.
A propos de gouffre, c’est Merz qui a atteint le fond du gouffre du mensonge politique. Ajouté à celà ses nombreuses imbécillités connues et moins connues, et voici encore une bonne raison de soutenir contre vents et marées une forme d’élection du Conseil fédéral par le peuple (pas celle de l’UDC) en l’occurence trompé et pris pour une bande de gogos débiles. Et son départ forcé sine die.
Mots-clés : budget, démission, mensonge, merzOn avait suggéré à Ernesto de changer d’équipage pour le naufrage final. Il ne l’a pas fait, dommage.
Mais faut dire qu’il est têtu le bougre, car avec Merz à la barre, Ospel aux winches, Doris à la bastaque et Parmelin à la tactique, nul doute que l’instant fatidique aurait été encore plus magique.
Mots-clés : alinghi, merz, tactiqueComme à chaque jour qui passe le grand dadais fédéral en rajoute une couche pour ensevelir le pays et sa place financière, au point que ça en devient comique ou triste selon le point de vue qu’on adopte.
Il pourrait pourtant être facilement neutralisé si on prenait la peine de le rexpédier pour un petit stage de repos forcé dans les palaces libyens et pour prendre, le temps de se calmer, la place d’un otage au moins.
A sa valeur actuelle, exiger deux otages contre son assignation à résidence est excessif, même pour les bédouins qu’il « connaît bien » (il a dû au moins lire Tintin en suisse-allemand il y a cinquante ans).
Mots-clés : chameaux, libye, merzAprès la France, l’Italie et l’Allemagne, les acheteurs de différents autres pays européens se pressent pour obtenir copie des CD de données volées. A coup de millions et d’enchères amusantes.
Pendant ce temps, le grand calife Merz se drape dans le peu qui lui reste de dignité pour continuer de jouer les autruches.
Pourtant, à force de jouer les autruches, on finit par se faire plumer.
Mots-clés : autruche, CD, données, merzMerz, le pape Benêt 16 et sa cour
Mercredi
3 février 2010 @ 7 18
Depuis quelques semaines, à l’initiative de nos scénaristes débiles de la capitale fédérale, on assiste à un raz de marée de désinformation caractérisée. Désinformation d’ailleurs reprise en chœur par les avocats-fiscalistes autoproclamés (une espèce proche du crapaud gonflé et qui n’a aucune qualification reconnue comme telle) qui se répandent avec délectation dans la presse et y racontent n’importe quoi.
Comme s’y répandent les fines lames de la presse d’analyse ou encore le gros des troupes des politiques bêlants et qui ne comprennent même pas ce qu’ils lisent.
Le brave Hans-Rudolf se trompe de cible depuis des mois voire des années (c’est aussi courant que le sourire bête chez lui), en menant sa croisade pour renouveler les conventions de double imposition conclues par la Suisse.
De telles conventions fiscales existent en effet, et il faut le rappeler en soulignant trois fois, exclusivement pour éviter la double imposition et régler les modalités pratiques prévues pour l’éviter ou se conformer à ce but.
Dans cette optique, et seulement dans cette optique, il existe différentes clauses d’échange de renseignements, possibles et ceci seulement dans le cadre de l’application de la convention donnée entre le pays X et la Suisse (et non pas pour devenir un évangile selon Hans Rudolf, Sarkolèon, la sémillante Lagarde, le révérend Woerth ou encore sainte Angela de l’outre-Rhin)
Les conventions profitent pour l’essentiel aux grands groupes transnationaux qui peuvent, grâce à une application un peu subtile et technique, éviter effectivement et à juste titre d’être taxés à double sur le même profit avec un même impôt dans deux pays en même temps. Et l’on aura remarqué d’ailleurs le silence total des grands groupes internationaux ces derniers mois, car la situation actuelle ou future leur convient dans l’ensemble.
En revanche et depuis des décennies, la Suisse a perverti le rôle de ces traités internationaux pour en faire, de son point de vue, une manière de blanc-seing autorisant toutes les fraudes et évasions possibles qui soient d’abord juteuses pour le banquier helvète de base qui se sert largement au passage et éventuellement intéressantes pour le contribuable étranger pris au piège.
Mais les montages frauduleux de l’UBS et d’autres grandes banques n’ont strictement rien à voir avec de la double imposition : ce sont des mécanismes qui conduisent à une imposition zéro dans deux pays, celui du résident étranger fraudeur et la Suisse. Et deux fois zéro ça fait encore zéro, mais en tous cas pas un cas de double imposition.
Bien sûr le banquier benêt (pléonasme courant) va nous raconter, à côté du politique qui n’y comprend rien, que l’impôt anticipé est là pour ça. Or n’importe quel imbécile peut construire un petit schéma qui permette depuis la Suisse de placer des fonds sans que cela génère le moindre centime d’impôt à la source, suisse ou étranger. C’est d’ailleurs avec ça que les avocats-fiscalistes, impossible conjonction professionnelle, font leur beurre. Car cette espèce ne comprend les chiffres que pour compter ses honoraires, mais en tous cas pas lorsqu’ils ressortent d’un bilan
Ainsi donc, ramener tout le temps le débat de ces jours sur la primauté des conventions de double imposition et la légalité vue de la lorgnette suisse est une imbécillité. La vraie question qui fâche à juste titre les gouvernements étrangers est l’aide active à la fraude (vol, recel ou complicité, comme on voudra) apportée par les soi-disant professionnels suisses de la question et les politiques et qui conduit à une imposition zéro dans deux pays.
La preuve que les conventions fiscales actuelles ou futures ne s’appliquent pas à ces cas et que les tergiversations des experts, politiques, plumitifs et donneurs de leçon de morale sont une vaste fumisterie.
Mots-clés : benêt, convention, Fiscalité, merz, papeEn fait, il manque pas mal de choses en Suisse, mais singulièrement un musée de personnages en cire.
On a les personnages, très largement, mais pas le lieu de vie culturelle pour les y présenter.
On suggère donc, puisque de toutes façons l’intéressé ne fait vraiment plus rien (ouf, tant mieux) , de transformer l’aile gauche du Palais fédéral, tout près de la cuisse de Jupiter, en musée de cire, avec comme premier gardien Hans Rudolf.
Il encaissera sans broncher et sans dire de sottises les entrées qui serviront à payer sa retraite, du moins en partie.
Mots-clés : cire, merz, musée, sireMerz : Pinocchio, en plus ?
Mardi
26 janvier 2010 @ 15 24
On raconte maintenant qu’un fonctionnaire du Département des Finances dément formellement la parole sacrée de l’archange Hans-Rudolf, qui a prétendu bizarrement il est vrai, qu’aucun dossier physique n’avait encore été transmis aux USA.
Dossier physique ?? versus dossier électronique ? une vision soudain lourdienne et encouragée par le « Dieu vous garde« de sa bigote consoeur Doris ? il faut reconnaître que Merz qui devait perdre la face dans une affaire libyenne devant se terminer … prochainement en août 2009 la perd définitivement et ad vitam en voulant brouiller les pistes en hors-la-loi constitutionnel.
Il a placé le gouvernement dans une panade totale avec l’affaire UBS, il est vrai largement aidé par sa consoeur Evelyne qui était aux commandes au moment crucial. Et par l’imbécillité chronique du management UBS, d’avant et de maintenant.
Le brave Conseil fédéral a du pain sur la planche savonneuse et pas beaucoup de solutions : le choix entre la mauvaise et … la mauvaise en raison justement de sa propension chronique à appliquer le droit d’urgence à tort, à travers et bêtement.
Il n’ose plus le faire, et à raison, pour l’avoir violemment écorné dans le sauvetage UBS.
Mais qu’il laisse donc enfin tomber cette usine à gaz qui ne se remettra jamais : ça aura au moins deux vertus : l’achever et éviter de jeter une nouvelle fois les milliards par la fenêtre du ménage confédéral qui vit des heures plus que chaudes.
Les actuels titulaires de l’équipe fanion auraient voulu favoriser l’initiative UDC en gestation pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple qu’ils n’auraient pu mieux faire, tant le bilan est dramatique d’incompétence et de naïveté.
Mots-clés : mensonge, merz, nez, pinocchio, ubsHans-Rudolf livre aujourd’hui la substantifique moelle de sa non-pensée à 24 Heures. Entre autres sottises supplémentaires, il estime « n’avoir rien à cacher » dans l’affaire UBS-USA …
Sinon, sans doute, sa récurrente incapacité à y comprendre quoi que ce soit et à être un homme politique maitrisant un ou des problèmes.
Quant à sa chère Libye, il nous dit douter de plus en plus de sa volonté de résoudre le problème. Dans une prochaine interview, il ajoutera sans doute que c’est à sa demande que les deux otages ont été enlevés.
Mots-clés : libye, merz, ubs, USAOn apprend que notre cher Hans-Rudolf se fâche avec Paris, qui l’a roulé dans la farine comme pas deux.
Mauvais pour sa tension artérielle ça, on lui conseille l’ail au petit-déjeuner, juste avant de souffler sur sa chère Christine Lagarde, la piquante Mata Hari sexy de Sarkoléon.
Mots-clés : ail, lagarde, merz, tension
Merz alors, un bonus
Lundi
14 décembre 2009 @ 15 41
Hans-Rudolf, notre grand dadais fédéral a encore frappé.
Et visiblement aucune connerie ne résiste à son auguste personne. Selon sa grâce magistrale et juste encore présidentielle, l’idée de taxer les bonus est bonne, mais trop difficile à mettre en œuvre, car il y a trop de moyens à disposition pour y échapper.
Avec ce genre de raisonnements on va loin en politique, voyez la carrière de l’auteur et ses frasques en 2009. C’est aussi une démonstration de sa façon d’obtenir des résultats de ses troupes en les motivant : super chef que voici.
Mais à part ça, s’il ne veut pas taxer les bonus, qu’il taxe les banques, c’est tout simple. On ne leur demande de fournir qu’un seul renseignement, le nombre de cadres employés, et on balance par retour de courrier A une bombe à fiscalisation multiple sur le siège social.
Difficile d’en réchapper.
PS: l’image qui accompagne ce texte est destinée au petit con tribuable qui veut colorier quelque chose pour l’offrir pour Noël à son grand con seiller fédéral
Mots-clés : bombe, bonus, dadais, fiscalisation, merz, multiple
Merz : la masturbation rend sourd
Vendredi
20 novembre 2009 @ 11 53
Un « célèbre » médecin ayant sévi du côté d’Orbe sous le nom de André Tissot il y a bien quelques décennies avait découvert ou révélé que la masturbation rendait sourd, notamment dans son ouvrage sur l’onanisme et les maladies liées à cette pratique .
Et fort de cette découverte fondamentale, il en fit bénéficier quelques générations de crédules novices qui ne comprenaient d’ailleurs pas pourquoi ils continuaient de parfaitement bien entendre malgré des pratiques inavouées sinon inavouables.
Notre premier de classe Hans-Rudolf Merz, qui ose ces jours prétendre avoir fait tout juste en 2009 et « être fier de son année présidentielle » doit être atteint du même mal que le silencieux masturbateur du 18e.
Le mal est encore plus grave qu’on ne le pensait, même s’il prétend aller mieux grâce à des artères plus débouchées qu’avant.
Il a merdé et plus qu’une fois en Lybie ou avec cette dernière. Il a merdé avec UBS. Il a merdé comme d’habitude avec son budget faux de plusieurs milliards de francs (et pas millions donc). Il a merdé avec la TVA. Il a merdé avec le secret bancaire et avec la fiscalité internationale, etc.
Bref, dans tous les domaines de son ressort et même dans certains qui ne le concernent pas vraiment, il a fait la preuve de son incompétence et voilà qu’il vient donner force interviews et autres causeries en nous racontant que tout va bien et qu’il n’envisage pas la retraite pour maintenant.
Non seulement sur le plan technique il est nul, mais sur le plan humain il est devenu dramatique, ne se rendant même pas compte de la lourdeur de ses bourdes.
C’est dangereux de faire conduire un bus plein de passagers par un aveugle, sourd, fier, naïf, mais bavard.
Mots-clés : bilan, masturbation, merz, sourd
Remerzions Hans-Rudolf !
Jeudi
24 septembre 2009 @ 16 26
Notre immensément naïf et misérablement limité président actuel est donc allé montrer sa belle paire de … boutons de manchettes dans les couloirs de l’ONU en pleine Big Apple, histoire d’y représenter la Suisse.
On ne dira pas dignement comme c’est l’usage, puisque de dignité il n’est pas capable. Pas plus qu’il n’est capable d’autocritique. Celui qui avait promis l’arrivée des otages libyens pour il y a maintenant plus de 24 jours n’a été capable de faire venir qu’une partie de leurs bagages, et encore par chance si l’on en croit la rumeur.
Il s’en est en effet fallu d’assez peu que le beau navion du conseil fédéral reste sur sa base militaire en Libye un temps relativement long. Mais bon, l’avion est revenu, les sacs aussi.
Maintenant notre colonel suisse à nous a rencontré son homologue libyen, le guide suprême, en marge du sommet de l’ONU, et la seule chose qu’il ait été capable de dire au sortir de cet admirable et pompeux tête à tête c’est « qu’il faut encore du travail car c’est plus difficile que prévu, je crois qu’à la fin, on fera la paix même si cela requiert un peu plus d’énergie que j’avais pensé au début» ». Donc, quoiqu’il annonce lors de son point presse de 12h 30 locales, il faudra le prendre avec les pincettes d’usage …
L’attitude bornée et imbécile de l’intéressé aurait dû le conduire seul à la conclusion que dans de telles circonstances on s’efface en vitesse au profit de quelqu’un d’autre qui a une stature d’homme d’État. Et pas du dernier né donc, qui ressemble plus à une ombre qu’à autre chose, celui qui dans les conflits « aime voir la fin mais pas le début ni le développement ».
Merz doit démissionner sans plus tarder pour avoir induit le peuple suisse en erreur, le ridiculiser encore aujourd’hui, pour avoir raconté des bourdes s’agissant de la rentrée prochaine des otages et pour s’être comporté comme un individualiste forcené au sein d’un collège dont il n’a finalement cure. Ce n’est pas une erreur, c’est une faute grave qui mérite une sanction exemplaire.
On aurait congédié dans la journée et sans solde un fonctionnaire des affaires étrangères qui aurait fait la moitié du début de la bourde Merzienne. Mais ce qui est permis à Jupiter ne l’est pas forcément aux bœufs (Quod licet Jovi non licet bovi !).
Et dans le même temps que sa démission le même édile est prié de dévoiler rapidement quelle est exactement la raison du séjour des deux Suisses en Libye, pour qui ils naviguent et pourquoi l’un d’eux fait ce qu’il veut de sa vie là-bas pendant que l’autre donne l’impression de se morfondre institutionnellement.
Car on serait ravis d’apprendre officiellement enfin et par exemple que leur présence en Libye n’est pas sans rapport avec certains intérêts fédéraux officiels, qui sont en contradiction totale avec la raison donnée à leur présence dans le pays du guide vénéré.
Mots-clés : kadhafi, merz, onuMerz, l’autruche fédérale
Jeudi
10 septembre 2009 @ 12 07
C’est fou, dans les médias traditionnels, comme on fait institutionnellement en sorte que le « vulgum pecus » oublie au plus vite un certain nombre de choses importantes. Lorsque dans sa éniéme bourde de l’année le futur démissionné Merz, notre bédouin de luxe naturalisé libyen, a décidé tout seul de vendre le paquet d’actions UBS et de réaliser un « confortable » profit fédéral au moins 5 fois inférieur à celui qu’il aurait réalisé avec un peu de patience, la horde des plumitifs traditionalistes a titré avec fracas : « la Confédération se désengage de l’UBS » …. pour lui laisser les mains libres en terme de bonus et autres sottises professionnelles, sans doute.
Quel admirable faux désengagement que celui-ci. En effet, si cet artifice a permis aux amis de Merz de faire un profit confortable, il a surtout occulté que depuis un certain temps, notre BNS chérie porte le fardeau du fameux Stabfund, ce machin immonde à charge du contribuable suisse uniquement et dont les engagements se chiffrent en dizaines de milliards de dollars (ça fait mieux les dollars) financés par ce même contribuable helvétique grâce aux bons soins du docteur Merz, une nouvelle fois.
Ce n’est donc pas du tout à un désengagement qu’on a assisté. Au contraire, on s’est dépêché de quitter le navire pour le laisser voguer de ses propres ailes subsidiées sans lui demander de compte : le résultat direct de la politique menée depuis plus d’une année dans tous les domaines par l’autruche fédérale qu’est devenu le président en exercice de la Confédération qui n’a plus aucune légitimité dans sa fonction, surtout depuis qu’il raconte n’importe quoi sur son fameux dernier voyage onaniste en Libye et qu’il brade certaines dispositions du droit fiscal helvétique sur l’autel de sa tranquillité d’esprit.
On va vivre le 16 septembre le remplacement du radical Couchepin par le vraisemblable évêque de Fribourg Schwaller, qui à voir son rictus actuel ne se sent plus et se voit déjà calife grâce aux hasards de l’histoire politique.
Le PLR dont est issu Merz doit encore payer pour les crétineries de ce dernier : d’abord par la perte du siège historique de Couchepin, mais aussi ensuite (et ça devrait être fait depuis longtemps déjà) par l’exigence du départ immédiat de Merz, qui sera sans doute mieux dans les dunes de Libye pour cacher sa tête d’autruche fédérale à la retraite que dans son canton d’origine vraiment primitif. Et pour le remplacer, le brave PLR devra encore une fois battre sa coulpe et laisser la place à un UDC supplémentaire, ce qui finalement n’est pas grave : il n’aura pas de majorité au sein du collège et sera un alibi supplémentaire.
Mots-clés : autruche, fédérale, merzHans-Rudolf : au lit illico !
Vendredi
21 août 2009 @ 7 56
Le pauvre Hans-Rudolf aligne les crétineries les unes après les autres. Il ne tient pas son département. Ses fonctionnaires dorment. Il ne sait pas calculer et se trompe dans son budget dans 100 % des cas.
Son sens politique est aussi aiguisé que celui d’un mouton par temps de canicule. Il pratique la politique dans le dos de ses petits collègues et prend des initiatives intempestives. Ca suffit !
Sa dernière expédition libyenne est de trop. La chaleur doit lui taper quelque part pour aller faire quelques heures durant la carpette devant quelques sbires du guide suprême sans ramener les otages suisses mais en se contentant des promesses byzantines d’un régime pourri.
En plus sans aucune promesse il accepte la constitution d’un machin qui doit « juger » paritairement si la Suisse a fait faux, alors qu’il s’est excusé pour ce comportement fautif sans contrepartie immédiate tangible.
Le bonnet d’âne lui va bien et la seule chose qui lui reste à faire est de retourner illico à ses chères études. Comme ça on aura une élection multiple qui conviendra bien aux partis bourgeois.
Mots-clés : âne, au lit, bonnet, merzSecret bancaire : le crash
Mercredi
1 juillet 2009 @ 7 46
Il n’y pas longtemps encore, Mirabaud le moustachu et très relativement distingué visionnaire et son ami Merz le psycho-rigide racontaient à qui voulait l’entendre que le secret bancaire avait encore de beaux jours devant lui en Helvétie.
On riait par ci par là mais on passait pour une variété d’oiseaux de type Cassandre. Il y a à peine quelques jours, la presse institutionnelle sérieuse et spécialisée, le Temps par exemple, assurait que des accords seraient trouvés aux USA contre paiement pour éviter que l’UBS ne doive remplir ses obligations légales de fraudeuse en série.
Et voilà que coup sur coup, on apprend que c’est le Crédit Suisse qui va se livrer de lui-même à une opération fiscale « mani pulite« et que les poursuites US contre l’UBS ne seront en aucun cas abandonnées.
Pourquoi donc la presse suisse veut-elle à tout prix faire accroire qu’un accord est possible, alors que cette hypothèse relève de l’absurde et surtout ne colle en rien avec la nouvelle politique du gouvernement US ? quel intérêt celui qui a toutes les cartes en main pour gagner a-t-il de passer son tour ? que veut-elle prouver cette presse, qui veut-elle ménager ?
Étrange ballet peu professionnel en tous cas et surtout addition de sottises crasses en très peu de temps qui ferait rater son bac à une vache espagnole inscrite au CRFJ.
A ceci ajoutons quand même que les milliards de pertes continuent de pleuvoir sur l’UBS qui a dû faire appel en catimini (le communiqué de presse a été mis en ligne la nuit vers 23 h 45) à des investisseurs amis qui ont été d’accord de prendre ferme pour 4 milliards environ d’actions nouvelles à Fr 13.– l’unité, histoire de mettre un peu d’eau dans les tuyaux.
Des tuyaux percés s’il en est puisque l’argent des clients continue plus encore qu’avant de filer ailleurs, là où on fait ce qu’on dit et on dit ce qu’on fait, même sans génie. L’UBS est bientôt une forme modèle de nouveau concept, la banque sans clients, sauf évidemment les clients débiteurs et surtout débiteurs douteux. Un concept en déséquilibre parfait.
Il y a un entêtement politique à vouloir continuer de faire voler (fliegen donc ) l’UBS comme un Airbus moderne alors que c’est un coucou foutu qu’on devrait se dépêcher de démonter pour le vendre par pièces détachées.
Car sur le marché de l’occasion, il y a quelques services performants encore qui pourraient en intéresser plus d’un.
En revanche, ce qui est certain, c’est que les guignols de la Bahnhofstrasse ont ruiné à jamais l’image que la banque aux trois clés a mis des décennies à forger, et que par voie de conséquence sa valeur boursière et son goodwill sont définitivement amortis.
Quant au fameux secret bancaire en matière fiscale, honteux, il a dû prendre en douce le vol de Yemenia Airways, sachant qu’il se perdrait à jamais au large des Comores, là où depuis la Bahnhofstrasse on ne l’entendra pas crier.
Mots-clés : crash, cs, le temps, merz, mirabaud, moustache, secret bancaire, ubs, USAIl cache quoi Hans-Rudolf ?
Mercredi
24 juin 2009 @ 10 24
Les silences de Hans-Rudolf Merz en matière fiscale cachent sans doute d’étranges compromis sur le plan moral
Le processus législatif est connu en Suisse notamment pour être lent et complexe. La vitesse de fonctionnement d’un conseiller fédéral bourgeois est un peu à l’image du processus législatif lui-même, et encore faut-il qu’il travaille, ce qui est loin d’être toujours évident malgré les apparences.
On aura aussi remarqué au fil du temps que la fameuse excuse selon laquelle tout prend toujours plus de temps qu’on le croit au départ est devenue une règle de vie politique, un sorte de réflexe pavlovien de membre de l’exécutif fédéral, perdu sans sa pléthorique cour des experts et autres admirateurs payés pour l’encenser.
Et voilà que dans un domaine particulier et sous la pression des baïonnettes, Hans-Rudolf Merz est en passe de battre des records de vitesse en matière de signatures d’accord de double-imposition. Etrange et soudain changement de régime moteur.
Certes ce n’est pas de son plein gré que pour une fois il se hâte, mais en tous cas à l’insu de sa nature profonde. En deux temps trois mouvements, la Suisse a signé par sa main un nombre impressionnant de conventions fiscales ou d’avenants à des traités existants. Mais pour reprendre sa nature profonde, le ministre cultive le secret autour de ces signatures. Une fois c’est un pays cosignataire qu’il refuse de nommer, une autre c’est le contenu réel du traité qu’il refuse de donner, sous de fallacieux prétextes de « concurrence fiscale ».
On s’interroge à souhait dans les médias sur les concessions que la Suisse aura dû faire par l’intermédiaire de son inhabituellemnt hyperactif ministre des finances. Mais malgré la crise, malgré les couacs monumentaux que vient d’apporter au monde l’économie de marché débridée, personne ne s’intéresse au contenu moral de tels accords. On reproche déjà à la Suisse d’avoir vendu son âme pour pas cher … et fait fi de certains principes constitutionnels de base applicables en la matière. Mais on oublie de vérifier dans quel état d’esprit la Suisse a négocié. Or elle ne l’a certainement pas fait au détriment des banques et des multinationales.
Outre que le procédé du secret que Hans-Rudolf Merz utilise en l’espèce est pour tout dire un peu puéril, ses motivations profondes échappent à l’examen puisque justement il refuse d’en parler. Mauvaise tactique qui risque de lui revenir à la figure au premier référendum venu, qui sera sans doute soutenu par une alliance assez hétéroclite politiquement parlant.
Mais surtout le ministre doit des comptes tant au Parlement qu’au peuple. Et refuser l’accès à l’information comme il le fait ces temps laisse penser que son seul moteur a été de préserver en cachette une forme de secret bancaire en matière fiscale.
Or un tel secret est devenu depuis longtemps purement et simplement inacceptable éthiquement et politiquement. La conception de la démocratie de notre ministre des finances est décidément bien particulière.
Mots-clés : cachette, finances, Fiscalité, merz, secretEWS, Couchepin et Merz : une ascension chacun
Vendredi
22 mai 2009 @ 16 47
Si l’on en croit le Temps, EWS n’a pas son pareil pour virer du monde sans ambages. Après quelque pontes éjectés juste après la chute du Duce Christoph car ils lui ressemblaient vraiment trop, voici qu’elle se mêle de nettoyage technique à l’Office fédéral des Migrations. Étrange attitude pour celle qui doit porter la politique d’immigration de la Suisse que de se retrouver devant l’obligation de refouler Gnesa par le haut (… enfin dit-elle) et de virer aussi Betschart, le second couteau fidèle … mais plutôt par le bas celui-ci.
Au fond EWS pratique la tolérance zéro avec des hauts fonctionnaires qui ne sont pourtant pas réputés pour leur largeur de vue et leur grande compréhension du phénomène des migrations, compréhension politique et humanitaire s’entend. Sans doute EWS a-t-elle trouvé des perles rares plus efficaces pour réexpédier le chaland au plus vite et encore plus efficacement : dans peu de temps la Suisse aura un taux d’acceptation de demandes de réfugiés politique égal à celui de la Grèce, 0.05%.
Quel sympathique objectif qui plus est fédérateur. Quel manque de vista aussi dans un pays où la natalité baisse continuellement.
Le ministre de la culture cultive quant à lui les amitiés helvético-libanaises puisqu’on lui a offert une toque supplémentaire en le nommant docteur honoris causa du côté du Liban maronite. Couchepin « Docteur au rabais », on aura tout vu, car il est aussi ministre de la santé ….
C’est fou le brave homme, il ne peut pas se passer de jouer au président, même quand il ne l’est plus : son Ascension à lui, qui est bientôt terminée heureusement, est consacrée à un voyage soi disant culturel au Moyen-Orient. Le temps sans doute de se ressourcer …
Quant à Hans-Rudolf, tout aussi sérieux que son collègue radical sur les questions internes, il cafouille complètement avec son projet d’imposition des familles version 1012 et a préféré passer ce long weekend du côté de la péninsule arabique, à fond la gomme sans doute.
On ne sait pas grand chose sur les emplois du temps des quatre autres ministres pour ce weekend, mais on se doit quand même de relever le goût immodéré de certain pour les futiles honneurs et les voyages, le manque de cohérence du collègue de parti qui franchement devrait lui aussi laisser sa place et profiter de son temps, et la hargne vengeresse de notre « Edith Piaf » nationale (la voix en moins) qui veut à tout prix reconquérir l’électorat UDC à la barbe de Christoph.
Un weekend de l’Ascension révélateur du chacun pour soi intégral dans lequel se meut le Conseil fédéral actuel. Et de l’absolue nécessité d’en changer certains membres rapidement, de même que son mode d’élection et sa composition trop étroite. Il faut qu’en effet nos ministres puissent voyager, mais que pendant ce temps des politiques gardent la maison et pas simplement des hauts fonctionnaires qui font tous le pont ou rattrapent leurs « heures supplémentaires ».
Mots-clés : ascension, couchepin, dilettantisme, merz, widmer schlumpfLe Merz chanteur
Lundi
27 avril 2009 @ 8 05
Le grand mufti carnassier aux dents longues et aux idées courtes et sa suite sont donc allés passer un weekend prolongé à Washington. A cette occasion, il lui a passé par l’esprit non pas une idée constructive, ce serait trop lui demander, mais tout simplement une réaction de mauvais perdant peu soucieux de la séparation des pouvoirs et du droit.
En rencontrant enfin Timothy Geithner qui n’avait pas estimé nécessaire de le voir en Europe, Merz a proposé un deal qui n’est qu’ un double chantage.
Premièrement à l’égard des USA, à qui il propose rien moins que de signer une nouvelle convention fiscale, contre un retrait de poursuites judiciaires contre l’UBS. Comme si l’UBS avait besoin d’un commis voyageur supplémentaire pour redorer son blason. Et comme si la justice américaine allait confondre intérêt public et cas particulier d’une banque considérée là-bas, juridiquement, comme coupable d’un crime et même de plusieurs.
Cette façon de chercher au fond du sac à malices un pseudo argument pour faire baisser la garde à l’ennemi est une attitude vile et sans aucune gloire. C’est vraiment le hurlement du nain de jardin impuissant perdu aux milieu d’un jardin de bulldozers. Parfaitement insoutenable moralement, politiquement et juridiquement.
Mais le chantage est double puisqu’il concerne aussi le peuple suisse. En effet, le contribuable suisse devenu actionnaire de l’UBS contre son gré et sans qu’on le lui demande est prié de ne surtout pas exercer ses droits politiques contre un nouveau traité au moyen d’un référendum, faute de quoi il va voir ce qu’il va voir …
Merz déplace le débat là où il ne doit pas être et où il n’a rien à faire. La Suisse n’est pas l’UBS et vice-versa.
Les autres banques ont pour l’instant passé entre les gouttes du fisc américain, mais cet âge d’or ne va pas durer. Il convient donc d’adopter un attitude responsable et volontairement claire et non pas de jouer les mauvais perdants ronchonneurs et à l’esprit au raz des pâquerettes.
Si Merz entend que sa politique conduise à quelque chose, en particulier en Europe, il aurait intérêt à jouer la transparence. Mais il en semble incapable. Et c’est la raison pour laquelle quand la France ou l’Allemagne exigent autre chose que de vaines promesses de la Suisse, elles ont entièrement raison.
On ne négocie pas avec une grenade dégoupillée cachée dans sa poche et destinée à la tête de son interlocuteur un peu curieux. Une nouvelle et excellente raison de réclamer le départ sans délai de ce ministre uniquement aux ordres de l’UBS et ne travaillant pas au bien commun.
Mots-clés : chantage, fisc, geithner, merz, ubs, USAUBS : le grand silence frisé
Mercredi
15 avril 2009 @ 18 08
Mis à part Doris, qui trouve qu’il est « temps pour chacun de se serrer la ceinture« , Hans-Rudolf le bienheureux, qui est comme un gamin qui vient de recevoir une nouvelle locomotive pour son train électrique et les partis de droite applaudissent aux licenciements « inévitables » à l’UBS (à condition de ne pas conduire un trax avec un simple permis pour voiture télécommandée …).
Quant au reste du gouvernement, il est parfaitement muet. Il faut dire que depuis que le petit génie des alpages Kaspar est nouveau président du Conseil, et qu’il a déjà fait sa première grosse bourde en affirmant que le « offshore banking » était un secteur d’avenir, la fine équipe bernoise est rassurée : c’est un conseiller fédéral qui tient les clés du coffre.
Sauf qu’il ne sait ni comment on met la clé dans la serrure du coffre, ni où sont les morceaux et débris de caisses noires, ni comment on calcule un bête intérêt composé.
Pour un organe chargé de la haute surveillance et de la stratégie de la banque, on est servi.
© emprunt du titre éhonté à F’Murr, ainsi que pour l’illustration
Mots-clés : alapges, doris, f'murr, génies, merz, ubs, villigerLa liste de Merz
Samedi
4 avril 2009 @ 6 27
Ainsi la Suisse est-elle affublée de la couleur gris clair, gris souris ou gris taupe selon que Securitas est loin de l’action ou non. Le pays des droits de l’homme, du CICR, le gardien des Conventions de Genève est donc sur une liste grise dressée de façon assez ridicule par un G 20 pressé par les effets d’annonce et qui vient d’ailleurs d’en modifier la première mouture en biffant l’Uruguay, dont on connait tant l’ouverture que la démocratie rayonnantes…
On aurait mis les Helvètes sur la liste noire que ça n’aurait rien changé du tout : cette liste est un foutoir sans queue ni tête, elle ne rime à rien car elle recèle des trous d’importance mondiale : du côté des USA, à Londres même, à Hong Kong et Macao pour ne citer que les territoires blanchisseurs en vogue ces temps.Toujours est-il que notre pays figure sur la liste aux côtés de Monaco et autres principautés douteuses.
Et si la Suisse se trouve sur cette liste, c’est grâce aux bons soins du docteur Merz, qui évidemment n’avait rien vu venir. C’est clair qu’il ne peut pas tout faire à la fois, compter ses sous et faire de la politique intelligente et active. Mais on aurait pu espérer qu’en se déplaçant à gauche et à droite et en ouvrant le yeux à temps, il lui prenne l’envie de faire en sorte que son pays ne soit pas mis ainsi au ban de nations civilisées pour quelques années.
Car le « bon » petit père l’a déjà annoncé, on ne va pas dicter de rythme à la Suisse pour amender sa législation: ça prendra le nombre d’années que ça prendra !
C’est exactement avec ce genre d’élucubrations entêtées que Merz a fait en sorte de ne pas être capable d’éviter la liste à la Suisse. Et avec cette inaction et ce manque de vista politique, il a mis lui-même son pays dans une position de perdant-perdant : un secret bancaire bancal et désormais vide de sens (effet collatéral auquel il ne pensait pas, le bougre) et la présence sur une liste infamante qui était parfaitement évitable.
Même si cette présence ne présente guère de risques en l’état pour une Confédération Helvétique politiquement à la ramasse, il faudrait quand même que son gouvernement se reprenne et agisse. Mais c’est vrai que les gérontes qui le composent pour l’essentiel sont plus habitués à inaugurer les chrysanthèmes, encaisser leur rente AVS et à fêter leur propre anniversaire dignement qu’à agir intelligemment.
Un coup de balai est urgent: Couchepin, Merz et Leuenberger n’ont plus rien à faire au gouvernement : de toutes façons ils y dorment ou/et oublient de faire le strict nécessaire, le service minimum confédéral.
On change une équipe qui perd, puisqu’en plus de ça elle n’a pas d’entraîneur.
Mots-clés : G20, gris, list, merz, noir, paradis fiscaux, retraiteMerz vise la mauvaise pomme
Dimanche
22 mars 2009 @ 17 42
Merz fanfaronne depuis deux jours : « pas question de s’attarder sur les excès de langage de Steinbrück « (ce qu’il raconte n’est pas la position de son pays ..?), les USA vont passer sous le joug de l’AFC dans la négociation de la future convention fiscale avec la Suisse, « nous allons poser nos conditions notamment sur la fiscalité des sociétés du Delaware« , bref notre annuel président et actuel ministre des finances se sent pousser des ailes depuis qu’il s’est complètement aplati comme un lapin pitoyable aplani sur le sol et a abandonné bêtement et sans contre-partie un certain nombre de particularités du droit suisse qui méritaient au moins une monnaie d’échange.
Ses conseillers lui ayant dit avec huit mois au moins de retard qu’il fallait agir, il s’est donc mis à agir, mais comme d’habitude à contre-courant et à rebours du bons sens.
La Suisse on le sait et on vient d’en faire une nouvelle fois la triste expérience est complètement fragile et esseulée sur le plan international. C’est une non valeur politique, dont on condescend éventuellement, à l’étranger, à évoquer l’existence lorsqu’on a réussi à la faire plier ou pour lui réclamer des sous ou trois soldats d’élite.
Plutôt donc que de constater avec recul et intelligence ce fait, et d’en tirer les conclusions tactiques qui s’imposent, Merz se comporte en collégien qui vient de réussir un examen et qui ne se sent plus.
On ne savait pas que l’adolescence revenait avec la sénescence, que la bêtise pouvait être aussi crasse à cet âge. Il faut dire qu’il a lui aussi passé un certain temps de sa vie professionnelle par le moule de l’UBS et que l’on doit en tenir compte quand on examine ce qu’il fait et raconte.
Le brave collégien qui nous gouverne oublie que dans l’Europe, il y a des places financières et fiscales qui mériteraient une attention nettement plus soutenue que celle du Delaware.
Ses services lui indiqueront peut-être un jour, au siècle prochain, qu’il existe par exemple les Pays-Bas, les Antilles Néerlandaises et le fameux sandwich fiscal néerlandais dont on parle bien peu dans son entourage (même si ce sandwich et plus avarié actuellement qu’il y a encore 15 ans), qu’ il y a aussi quelques fantaisies avec la Belgique et surtout le Luxembourg, dont on ne devrait pas cesser de dénoncer le double-jeu à l’image de celui de l’Autriche.
Enfin, avant même les iles anglo-normandes, qu’il y a Londres, la capitale du pays de ce brave Gordon, qui mériterait aussi un très sérieux coup de balai fiscal.
Mais voilà, comme d’habitude Merz vise au mauvais endroit au mauvais moment. Encore une histoire de flèche et de pomme qui risque de mal finir …. ou peut-être quelques concessions en sous-sol à son cher ami Gordon qui lui refuse l’accès au G 20 même après qu’il a fait amende honorable.
Triste réalité d’une Suisse dont le gouvernement est névrotiquement déliquescent.
Mots-clés : Fiscalité, g 20, guillaume, merz, pomme, tell, viserMerz et son salami
Vendredi
13 mars 2009 @ 15 54
Après avoir juré ses grand dieux et autres prophètes encore cette semaine qu’on ne toucherait ni à son pote ni à son secret bancaire bancal, le ministre au long format et aux idées courtes a dû se rendre à l’évidence : son pays avait toutes les chances de figurer sur la fameuse liste noire du G 20.
Il fallait donc, après une dernière nuit des longs couteaux destinée à l’aiguisage de sa réplique, trouver une parade ou du moins une tranche de parade.
Et voici qu’il nous sort son drapeau gris sale sur le fil du rasoir, avec une de ces demi mesures dont il a le secret. Un truc impossible à réaliser avant deux siècles, compliqué à souhait, et démontrant qu’il n’a aucune envie de plier, et surtout de changer ses habitudes.
En Suisse on ne change pas un ministre qui perd …

Le salami du secret bancaire à des fins fiscales sous la promesse faite par Hans Rudolf garde encore toute sa saveur et même sa peau. Tout au plus entame-t-on la ficelle par laquelle il pendait dans le fumoir.
Cette « avancée » que d’aucuns considèrent comme historique souffre déjà de beaucoup de maladies dont elle ne se remettra pas : à commencer par le fait que le gouvernement ne trouvera aucune majorité pour entériner ses débuts de propositions concrètes qui resteront donc sans effet.
Et à continuer par le fait que sa mise en œuvre n’est tout simplement pas possible. Pas de rétroactivité … veut dire en gros qu’on ne pourra transmettre des informations que pour des cas futurs ? des cas non encore poursuivis ? une sorte de loi-fiction qui en plus ne saurait s’appliquer qu’au cas par cas, mais pas aux résidents suisses.
Bref, sous la houlette de son charcutier en chef, la Suisse pratique une tactique du salami stupide et qui lui restera sur l’estomac. Car même si du côté de Bruxelles on entend quelques murmures saluant une nouvelle position de principe, il ne faudrait quand même pas que Merz prenne ses homologues pour des canards sauvages.
Ni la France, ni l’Allemagne et encore moins les USA n’accepteront la mise en place hypothétique du système esquissé par Hans Rudolf.
Il devrait d’ailleurs le savoir, puisqu’il « espère simplement que la Suisse ne figurera pas sur la fameuse liste noire ».
Pourquoi donc ne pas être plus pro actif, offrir une solution simple et efficace mais avec des exigences de réciprocité, notamment sur les British Virgin Islands et sur le Delaware, pour ne plus parler d’Andorre et du Liechtenstein qui eux ont compris.
La Suisse devra y passer. Il est dommage que son ministre des finances soit aussi obtus et lui fasse perdre un temps précieux. Cette pseudo avancée n’est qu’un coup d’épée dans l’eau qui sera très insuffisant !
Au fait, ils en disent quoi les illustres membres de la fameuse task force ? ont-il seulement pris la peine de se réunir ? heureusement que le ridicule ne tue pas du premier coup !
Mots-clés : foutaise, insuffisant, liste noire, merz, ocde, ouverture, salami, secret bancaire, tactiqueMerz et ses illusions
Jeudi
12 mars 2009 @ 17 48
Aujourd’hui trois pays, et non des moindres parmi les winkelrieds du secret bancaire en matière fiscale lâchent du lest. Et beaucoup.
Il faut dire que la réunion préparatoire du G 20 arrive à grands pas. Et notre grand futé de président et ci-devant ministre des finances continue de s’accrocher à son secret bancaire comme à sa carte AVS et à ses souliers gomme d’ordonnance.

Quel manque de vista politique, enfin de vista tout court. Plus il attendra pour faire des propositions intelligentes et modernes, plus il passera pour un dadais et plus il fera passer la Suisse pour un pays de profiteurs et de complices.
On doit impérativement renoncer au secret bancaire en matière fiscale dans les plus brefs délais, sauf à être et vouloir assumer le rôle d’une république bananière isolée. C’est une question d’intelligence politique et la nomination alibi d’un groupe d’experts beaucoup trop tard et en catimini est un emplâtre sur une jambe de bois : elle ne sert à rien.
A propos d’art de la guerre, on pourrait suggérer au même grand dadais potentiel d’adopter un attitude nettement plus agressive face aux contribuables US en Suisse.
Si le fisc fédéral faisait convoquer les dirigeants US de la filiale suisse de la banque américaine X devant un juge d’instruction en Suisse pour complicité d’escroquerie fiscale avec force médiatisation adéquate, il serait amusant de voir la réaction du gouvernement US actuel.
On ne peut pas être dadais, gentil et politicien à la fois.
Mots-clés : dadais, merz, secret bancaireMerz et Villiger: même combat rétrograde de papys
Dimanche
8 mars 2009 @ 17 33
Ils sont radicaux. Ils partagent les mêmes idées, l’un est au service de l’économie privée comme conseiller fédéral, l’autre au service de la politique comme administrateur futur de l’UBS et ancien ministre des finances.
Ce sont un peu des frères jumeaux, et comme des baudets têtus, ils aiment persister dans l’erreur et dans l’entêtement. Aucun sens politique, aucune jugeote, le front bas, les idées courtes.
Une incapacité à imaginer des solutions qui sortent de deux centimètres des schémas qu’ils ont appris à l’école primaire au siècle dernier. Cette république des papys va encore faire couler de l’encre, des sous inutiles de la salive et surtout beaucoup de bruit pour rien.


Au lieu de constater que leur politique a mené la Suisse au travers du comportement de l’UBS (et de toutes les autres banques hypocrites !!!) dans un cul de sac politique retentissant, ils tentent de ménager la chèvre, le chou et les dents de l’âne en maintenant des objectifs de secret bancaire en matière fiscale, tout en cherchant des alliés du côté de l’Autriche et du Luxembourg.
Combat d’arrière-garde symptomatique de la part d’anti-européens proclamés. « Si mon petit copain fait ça, j’ai donc le droit de le faire aussi » racontent-ils en cœur dans leur cour de récréation pour quatrième âge qui fait singulièrement penser à un EMS décentralisé..
Sauf qu’ils vont encore se ridiculiser sur le plan politique, sur le plan international, et que le peuple ne les suivra pas. Le Suisse est peut-être masochiste, mais il faut quand même pas le faire passer pour le vilain moineau en permanence alors qu’il ne bénéficie en rien des dispositions sur les cachettes fiscales.demandez à ceux qui touchent le Ri ce qu’ils en pensent …
C’était avant qu’il fallait parler des iles anglo-normandes, ou de l’Etat du Delaware aux USA qui recèle de nombreuses sociétés fiscalement privilégiées. Mais voilà, la Suisse a conclu des traités tant avec l’Europe qu’avec les USA. A l’époque de leur conclusion, il eût peut-être été judicieux de tenir compte de ces paradis fiscaux, mais comme à son habitude, la Suisse s’est crue plus forte que l’adversaire et inattaquable. Erreur historique grave mais trop souvent répétée.
Avec les deux papys de droite à la barre, nul doute que la cause est perdue d’avance. On ne fera pas revenir en arrière les USA surtout lorsqu’ils ont parfaitement raison sur le fond.
Quant à la forme, il faudra que ces vieux édiles se remettent de leur « gloups » primal : la fin justifie les moyens, surtout en période de disette financière.
Mots-clés : conseil-fédéral, merz, papys au pouvoir, têtus, ubs, villigerUBS : délégation stratégique ….
Mercredi
25 février 2009 @ 17 45
On apprend sans surprise que le Conseil fédéral s’est auto-proclamé spécialiste et stratège de la question bancaire. Heureusement qu’il y a au moins deux dames clairvoyantes et intelligentes dans cet aréopage, car s’il fallait faire quelque chose, c’était dessaisir Merz de ce dossier sur lequel il dort depuis des mois sans voir passer les pucks.
Mais non, sa grâce confédérale a estimé être le mieux placé pour guider de sa main droite ce qu’il a raté de sa propre main gauche. Pas étonnant mais grave politiquement.
Un type qui devrait être éjecté sans ménagement du gouvernement pour n’avoir ni vu venir ce qui arrivait ni su tenir la barque n’a pas sa place dans pareil cercle.

Pour couronner le tout, il claironne que « la remise en question de la distinction entre évasion et fraude fiscale n’est pas en discussion pour l’heure« .
En Suisse peut-être et grâce à ses bons soins. Mais en coulisses il n’y échappera pas et sa langue de bois usuelle ne pourra pas colmater les brèches faites par le canon du fisc US dans cette institution surannée.
Même Ivan Pictet, le président de Genève Place Financière, cette organisation de patrons qui passe son temps à nous dire combien les banquiers sont bons, généreux et beaux a déclaré tout récemment que pour les banques étrangères en Suisse, une présence ne se justifiait qu’en rapport avec les dispositions sur le secret bancaire.
On n’attendait pas pareil aveu de sa part, mais on doit donc constater que même les spécialistes ou ceux que leurs pairs jugent comme tels jouent perdant : dans sa forme actuelle de rempart vieillot contre les fiscs, le secret bancaire suisse est mort en 2009.
Nul ne pourra désormais enrayer ce mouvement, et il serait peut-être temps d’orienter de nouvelles campagnes publicitaires vers le fameux know-how du banquier suisse, celui qui vient encore de se tromper de 36 milliards dans un ordre bancaire ….
Or le même président de la même organisation patronale admet là encore que ce know how particulier n’est pas présent, que le banquier suisse n’est qu’un vulgaire banquier comparable à ses congénères étrangers quand on le châtre de son secret bien gardé.
Avec de pareils aveux, il serait utile de prévoir un plan de sauvetage spécifique à la branche bancaire et non pas déguisé pour sauver l’insoutenable UBS.
Mots-clés : conseil-fédéral, délégation stratégique, merz, pastille, ubs
Action UBS : dernière démarque à 80 %
Lundi
23 février 2009 @ 21 44
Avec une action à Fr. 10.– la valeur capitalisée théorique totale de la banque, enfin de ce qu’il en reste, est de l’ordre de 29 milliards de francs suisses.
On ( le contribuable résident en Suisse, donc ) a payé 6 milliards pour acheter un truc à terme (10 % de la banque) qui actuellement vaut 2.9 milliards.
On a donc déjà perdu la moitié de ce qui selon Hans-Rudolf devrait nous rapporter gros … mais on n’a pas de sous pour les rentes LPP ou pour augmenter des dépenses de fonctionnement essentielles, ou encore pour investir intelligemment.

C’est clair qu’avec des opérations aussi intelligentes que celle du renflouage du vaisseau-fantôme en octobre, on jette vraiment l’argent par les hublots.
On veut même nous faire croire que le brave conseiller fédéral en charge du dossier n’était pas au courant des problèmes fiscaux qui allaient survenir …
De deux choses l’une : ou il est sourd et ne sait pas lire les journaux, ou il se contente du journal de Mickey. Car depuis une année au moins, et en tous cas depuis qu’en juillet 2008 UBS a déjà fourni une première salve de titulaires de compte au fisc américain, Merz était ou devait être au courant.
Prétendre le contraire comme le font certains députés de droite d’origine genevoise relève de la mauvaise foi la plus crasse. Ou considèrent-ils leur ministre comme un âne ?
Ceci dit, en dessous de ce prix plancher, l’État doit impérativement nationaliser ce qui reste, sans égard pour les anciennes coutumes néo-libérales. On aura au moins une seule et même voix contre le fisc américain s’agissant du secret bancaire.
Et si l’action continue de descendre, on suggère au même fisc américain de faire procéder à quelques séquestres conservatoires …
Mots-clés : action, américain, démarques, fisc, IRS, merz, soldes, Suisse, ubsG 20 de Londres : la Suisse ridicule
Dimanche
22 février 2009 @ 18 32
Malgré les carpettes de luxe avancées avec condescendance, les pompes cirées à Gordon Brown et les läckerlis offerts lors du dernier WEF à Davos, au cours duquel Hans-Rudolf a prié à genoux le résident du 10 Downing Street de lui adresser officiellement une invitation pour le G 20 d’avril à Londres, niet ! rien ne vient, même si vous êtes la 7e place financière du monde.
Vous êtes priés de rester chez vous, infréquentables voisins ou presque !!

Pire, on va même beaucoup traiter de la Suisse et de son moribond secret bancaire, mais sans qu’elle ait droit à la parole. Paradis fiscaux et pays non-coopératifs sont dans la ligne de tir, entendre Suisse comprise.
Encore un succès de la politique imbécile menée par Merz et les partis bourgeois. L’Espagne et les Pays-Bas, qui ne font pas partie du G 20, sont eux sur la liste des invités …
Encore une très bonne raison de renvoyer Hans Rudolf à la maison, si possible dans le même wagon que Couchepin son collègue de parti dont l’étoile n’a jamais aussi peu brillé que ces temps, si elle a même brillé ne serait-ce qu’ un jour ailleurs que dans son propre œil …
© iconographie Keystone
Mots-clés : brown, couchepin, G20, gordon, londres, merz, ridiculeSuisse : médiocratie à changer d’urgence
Dimanche
22 février 2009 @ 8 34
Un gouvernement qui se tire dans les pattes, un ministre des finances simultanément président de la Confédération qui n’ose pas affronter les difficultés et qui préfère servir en tout premier lieu les intérêts de ses amis banquiers en s’aplatissant de façon éhontée au lieu de négocier intelligemment et à temps, un parlement qui hurle au loup tout en ne faisant rien de concret, ou en ne prenant que des demi-mesures sans effet, un Tribunal administratif fédéral qui se donne bonne conscience en prenant des mesures tout en sachant qu’il est trop tard pour qu’elles aient un effet quelconque, le paysage politique suisse de ce début d’année 2009 n’incite pas à l’optimisme. Il flaire bon le trop fameux consensus mou helvétique et le manque total de vista et de réflexes.

Il y a des lustres que l’on sait et que l’on constate que le parlement n’est qu’une sorte de chambre d’enregistrement et de lobbying, chacun y défendant deux choses, et deux choses uniquement : son image en vue d’une réélection lucrative et des intérêts sectoriels pour lesquels il reçoit des prébendes plus ou moins occultes et plus ou moins juteuses.
La Suisse prétend à être un exemple international sur le plan de la transparence et de la corruption : la transparence n’y existe pas et la corruption, certes sous des formes plus ou moins sournoises, y est plus présente que dans nombre de pays.
Et tout ceci est essentiellement la faute à un système institutionnel qui n’a absolument plus les capacités de gérer les défis modernes du 21e siècle, mais qui était juste bon pour produire des discussions homériques sur la couleur des uniformes du soldat suisse et le nombre de balles de réserve qu’il pouvait prendre à la maison.
Quand le sentiment de n’être pas gouverné mais trompé en permanence devient trop évident, c’est le temps pour le peuple de reprendre la main et de changer un système qui va droit dans le mur, enfin qui l’a même atteint.
A part la démission immédiate de Merz qui s’est montré cette semaine encore plus incapable de gouverner que les autres et encore plus méprisant à l’égard du bon peuple « qui ne comprend rien » qu’usuellement, les facéties gouvernementales et parlementaires actuelles conduisent tout droit en direction d’un changement fondamental à quatre niveaux :
- l’élection des membres du gouvernement par le peuple (et leur augmentation simultanée ou du moins la création de vrais ministères avec des sous-ministres ou ministres choisis et révocables);
- la mise en place d’une procédure de révocation des membres du gouvernement, toujours par le peuple et par souci de parallélisme
- la professionnalisation pure et simple des mandats de députés aux chambres fédérales
- l’interdiction du cumul de ce type de mandats avec tous autres mandats politiques
Les quatre axes de cette réforme fondamentale devraient permettre d’exiger des élus qu’ils rendent vraiment des comptes et qu’ils travaillent pour le bien commun et non pas pour les caisses-maladie ou les industries d’armement.
Enfin elle rendrait aux membres du gourvernement une légitimité populaire qu’ils ont plus que jamais perdue ces derniers temps, à cause d’un système d’élection népotico-débile qui permet de mettre en place des gugusses qui n’ont ni l’envergure ni l’ardeur au travail nécessaires à cette tâche.
Mots-clés : compromissions, lobbying, marionnettes, médiocratie, merz, ministre, Politique, Suisse, ubs, vistaCher Hans-Rudolf, comme t’es président …
Vendredi
20 février 2009 @ 11 36
Cher Hans-Rudolf,
Comme t’es président cette année, je t’envoie ce petit mot pour te dire combien je comprends ton désarroi face à ce qui arrive avec ces fichus banquiers et ces sacrés agents du fisc américain et leurs juges. Tu leur a déjà signé pour plus de 60 milliards de chèques en blanc, et voilà qu’ils attaquent ce fameux secret bancaire si cher à ton cœur, en plus presque en cachette, comme des banquiers en somme. Ils ne t’auraient en plus rien dit si la FINMA n’avait pas reçu un coup de fil providentiel qui a finalement atterri sur ton bureau.
Je voulais te dire aussi que je n’ai pas très bien compris la chronologie et la façon, selon toi, dont les choses se sont passées cette semaine. Le Conseil fédéral s’est réuni en séance de crise à la maison de Watteville un soir, mais pour ne rien décider donc, puisque c’est la FINMA toute seule comme une grande qui a donné des ordres non publiés (ordonnance) à cette fichue UBS. Dans sa grande indépendance et son grand souci du bien commun.
On peut toutefois se demander si finalement (ou Finmalement) c’est pas dans l’autre sens que tout ça est arrivé.
J’avais cru comprendre que les frères Kurer et Rohner ne pouvaient plus mettre un pied en Amérique sans se voir passer illico des menottes. Ce qui évidemment faisait un peu mauvais genre. Il fallait trouver une solution immédiate à cette pression américaine, et la seule que la FINMA a trouvée a été de se coucher en dessous de la ligne de tir pour ne pas être touchée par les balles.
Mais la FINMA, elle est venue chercher ses ordres où ? parce que pour prendre des décisions aussi stratégiques et illégales, il fallait bien qu’elle soit couverte. Ce ne sont pas franchement des Zorros qui siègent dans ce cénacle, mais plutôt des zéros sinon des héros.
Alors en fait je voulais juste te demander, cher Hans-Rudolf, si tu crois encore une seconde que ce que tu racontes est vrai. A savoir que le secret bancaire est intact et n’a pas été touché. Et qu’on a puni les fautifs, ceux qui fraudent. Parce que si je lis bien l’accord UBS-USA, les fraudeurs ne sont pas seulement les contribuables mais aussi les banquiers de l’UBS eux-mêmes avec leurs petites valises et leurs ordinateurs portables cryptés …
Et pendant que tu faisais ton petit show hier après-midi, les Ricains tiraient la deuxième salve, celle qui va coûter définitivement son existence au secret cher à ton cœur…
Alors Hansi, garde bien la ligne s’il te plaît, car comme ça on est sûr que ça va aller. Ça ne coûtera que quelques dizaines de milliards de plus au contribuable helvétique, mais finalement, on se sera bien marré.
Tout de bon encore et meilleurs messages. Et j’attends ta réponse avec impatience !
Ton bien dévoué kalvin
PS: il paraît d’après la notice que ce médicament PK-Merz® représente un principe thérapeutique permettant une amélioration des principaux symptômes de la raideur (rigor) , des tremblements (tremor) et de la rigidité motrice (akinésie). Rien à voir donc avec la situation présente, qui n’est en tous cas pas un cas de rigor nécessitant qu’on tremble ! En revanche, on se fait mettre la pastille … faudra donc trouver quelque chose contre la furor
Mots-clés : banques, finma, hans-rudolf, merz, secret bancaire, ubsUBS : on ressort les nains de jardin
Jeudi
19 février 2009 @ 13 18
On n’attendait guère mieux du gouvernement suisse: un communiqué alambiqué dans lequel il réussit encore à se féliciter de ce qui arrive … les contrôles fonctionnent à l’en croire.
Bref, c’est vraiment formidable : Merz et compagnie baissent culottes devant le fisc américain, utilisent l’argent public pour payer les crétineries de l’UBS et voudraient encore qu’on les applaudissent… ravageuse vérité dont la hauteur de vue n’excède pas celle du nain standard.
Le paradoxe réside dans le résultat qui lui est réjouissant, comme on l’a déjà relevé ici.
Mais le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement helvétique fait passer l’ensemble des citoyens de ce pays pour des débiles : il doit céder sur des exigences US, à la vitesse grand V pour éviter des conséquences encore plus désastreuses et montre qu’en fait ce qui arrive n’est pas le fruit d’une intelligence supérieure helvétique, mais uniquement le juste retour de bâton en réponse aux invraisemblables entêtements de la place financière suisse.
Un retour de bâton que l’on doit exclusivement à l’adresse du fisc américain et aux infractions commises par l’UBS.
Triste constat.
Mots-clés : conseil-fédéral, merz, nains de jardin, ubsMerz : des idées toujours aussi courtes
Jeudi
12 février 2009 @ 7 44
On avait imaginé que notre brave ministre des finances avait compris les enjeux de la crise. Or on doit malheureusement constater que c’est encore une fois la psycho-rigidité et le manque de jugeotte qui caractérisent son "plan de relance" deuxième phase de hier, qui est ridiculement bas et d’emblée inopérant. Il ne suffirait pas à lancer une boule de pétanque.
Je rajoute 700 milions pour quelques "grands" travaux .. et en retire simultanément 600 en application des dispositions du frein à l’endettement. Il ne pige visiblement que dalle à ce qui se passe !

Ce n’est clairement pas un plan mais tout au plus le début d’une vague idée : c’est Harpagon dormant sur sa cassette, qui ne se soucie ni de l’avenir du pays ni du présent de nombreux concitoyens déjà touchés par la crise grandissante chaque jour. Une forme d’irresponsabilité politique qui mériterait une sanction des Chambres, si elles voulaient bien se pencher sur la question de façon un peu dynamique.
Merz est un tenant du libéralisme à tous crins. Sauf quand il s’agit de sauver UBS et non pas, comme il le laisse entendre "la place financière suisse". Mais dès qu’il s’agit d’avoir des idées un peu efficaces, il pointe aux abonnés absents, volontairement absents même.
Tout plan de relance inférieur à 3 % du PIB ne servira à rien. Au contraire, il donnera le signe fort que la Suisse ne veut pas se lancer dans ce genre d’opération. Or qui dit absence de plan de soutien réel dit non seulement augmentation simultanée de la crise mais surtout baisse notoire de confiance (résiduelle ?) dans la capacité des acteurs de comprendre et d’agir adéquatement.
Et ce qui frappe aussi c’est la façon de jouer avec les milliards pour une cause discutable et la difficulté de jouer avec les millions pour de véritables nécessités. Merz nous fait avec son plan de relance la démonstration que le Conseil fédéral se moque du monde, à l’exception notable du monde bancaire de l’UBS. Et qu’une nouvelle fois il y a trois poids, deux mesures et une dose de psycho-rigidité maladive dans son traitement de la crise.
Parler de frein à l’endettement et d’équilibre budgétaire et surtout s’y tenir comme un vieil avare alors que la crise actuelle est considérée comme la pire qui soit intervenue depuis une centaine d’années ne donne aucun signe de l’intelligence supposée des croupiers bernois.
Mots-clés : avare, dépassé, harpagon, merz, psycho-rigide, relance
Davos : après la fin du WEF (World Erratic Foutaise)
Lundi
2 février 2009 @ 18 00
Les organisateurs de Davos 2009 avaient imaginé un slogan racoleur pour l’édition de cette année, la première qui tombe au milieu de la crise provoquée en grande partie par les participants eux-mêmes : « Shaping the Post-Crisis World« , redessiner les contours du monde d’après la crise, pour ceux que l’anglais rebuterait.
Le problème de ce slogan est double : d’une part les gentils organisateurs bien rémunérés et arborant des chaussures bien cirées n’ont fait venir à Davos que ceux-là mêmes qui sont les géniteurs de cette crise, et qu’il est difficile sinon impossible de croire lorsqu’il parlent maintenant de solutions, et d’autre part, car le slogan même impliquait que la crise soit plus ou moins finie pour parler de son « après ». Or tel n’est manifestement pas le cas.

Quand Doris est contente et que Hans-Rudolf prétend que l’UBS n’a plus besoin d’aide, c’est qu’il faut se méfier de quelque chose : le pire est manifestement devant nous.
La première est nullissime avec son plan de relance qui ne suffirait pas pour remeubler une crèche inondée, et ses idées stupides qui veulent faire de la Suisse et de sa « banque de délestage » un exemple à suivre … alors que justement il fallait ne pas permettre ce qui s’est passé et donc ne pas avoir besoin de « Bad Bank » et le second prêche le faux pour tenter d’endiguer une colère sourde qui monte contre les rémunérations et autres avantages proprement indécents accordés sur les fonds publics aux banquiers et à leurs employés irresponsables.
Lorsqu’un boulanger ne peut plus payer la totalité des salaires, l’équipe se serre les coudes et la tempête passe, dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas la boulangerie ferme. Mais les employés n’ont guère d’autre choix que celui de la décence et du bien commun : ils ne verront aucune aide venir des contribuables ou du gouvernement.
Le banquier a ceci de particulier que sans son bonus, ses chaussures chères, sa BMW et ses quinze salaires au moins par an, il ne peut pas vivre. C’est psychique. Et presque inclus dans les gènes. Et le banquier déteint forcément sur ses subordonnés, qui ne voient aucune raison d’adopter un autre mode de fonctionnement que celui du chef. Ils sont donc perpétuellement branchés sur le mode « turbo-con-sommateur » de devises et ne s’en rendent même plus compte.
Par ailleurs, la Suisse est actuellement gouvernée à très courte vue uniquement, sans aucun idéal. En fait c’est de la gestion au quotidien des affaires plus ou moins courantes laissée d’ailleurs pour l’essentiel aux mains des hauts fonctionnaires, car visiblement les 7 sages ou du moins trois d’entre eux sont complètement dépassés et ne voient pas passer les pucks dans plusieurs domaines .
Dans ce genre de situations aussi, la décence voudrait qu’on se retire, mais une fois que l’on a accédé au Conseil fédéral, il semble qu’on s’y accroche bêtement comme à une vielle peluche d’enfance, sous prétexte que l’on a une légitimité à gouverner et un devoir à accomplir…
Le cimetière des conseillers fédéraux est lui aussi rempli de personnages qui se croyaient indispensables. A qui et pour quoi aujourd’hui ?
La crise que nous vivons et allons subir a peut-être une chose d’intéressant: elle remet en cause les fondements de la société. Et ces fondements en ont bien besoin.
Mais pour cela, encore faudrait-il que les politiques songent un instant à sortir des sentiers battus et enfin à faire la place suffisante à de nouveaux concepts comme la solidarité et le partage équitable des richesses.
Comme personne ne semble vouloir emprunter le chemin d’un changement profitable à long terme, il va falloir vraisemblablement contraindre les politiques à ce changement.
La seule voie démocratique de ce type qui existe en Suisse est celle de l’initiative populaire. Une (ou des) initiative(s) bien rédigée(s) et complète(s) qui, notamment
- mettrait la justice sociale au premier plan des droits constitutionnels;
- exigerait l’équité sinon l’égalité dans la répartition des richesses;
- exigerait un parlement professionnel et non imbibé de compromissions face aux entreprises et à leurs judicieux cadeaux;
- exigerait une élection du gouvernement par le peuple et sur la base d’un programme contraignant et d’une répartition équitable régionale et linguistique;
- exigerait la nationalisation pure et simple de l’UBS actuelle, si elle survit à la collecte de signatures;
Une telle initiative ne rencontrerait pas trop de peine à réunir les signatures nécessaires à fonder une votation populaire.
Il faut qu’on y songe sans délai sinon les puissants feront le gros dos en attendant que ça passe … et en espérant pouvoir reprendre leurs activités d’avant le plus vite possible et surtout sans changement.
N’attendons rien des gouvernants bourgeois actuels, faisons le boulot de base à leur place et changeons en. Ici aussi on peut dire YES WE CAN …
Bonus UBS: protester avec le PS !
Jeudi
29 janvier 2009 @ 18 21
C’est peu dire que l’annonce de l’octroi d’un bonus aux employés de l’UBS, sauvée par l’Etat suscite un vaste émoi. Le secrétariat central du PS Suisse croule ainsi sous les manifestations de solidarités et appels à la révolte. Quant au groupe Facebook « pas de bonus pour l’UBS ! » initié par le président du parti Christian Levrat, il a rallié plus de 1200 participant-e-s en 24 heures.
« Les réactions sont impressionnantes ! Une réelle volonté de corriger la décision de l’autorité de surveillance des marchés financiers s’exprime » relève Christian Levrat. « Personne ne comprend que l’UBS, après avoir sollicité l’aide de l’Etat, souhaite malgré tout verser des bonus pour deux milliards de francs, voire plus !
Le président de la Confédération et Chef du Département de finances Hans-Rudolf Merz doit donc prendre ses responsabilités et intervenir au plus vite tant auprès de l’UBS que de la Finma. »
Dès à présent, le PS Suisse met en ligne une lettre-type sur son site Internet. Les personnes indignées par le versement de ces bonus ont ainsi l’opportunité d’en appeler directement au président de la Confédération.
© PSS
Mots-clés : bonus, lettre, merz, pastille, protester, ubsEvangile selon Hans-Rudolf
Jeudi
1 janvier 2009 @ 13 27
Il faut avoir confiance ….. dit-il dans son message du 1er janvier.
Avec ses façons habituelles de faire des cachoteries au profit des plus gras et des plus riches, nul doute que son appel doit être compris comme « braves Suisses comptez sur vous mêmes ».
Quant à sa soudaine reconversion en père Theresa du Conseil fédéral, elle vaut quand même son pesant d’actions UBS : «je veillerai surtout à promouvoir la solidarité avec celles et ceux qui, victimes innocentes, se retrouvent dans le besoin».
Doit-on comprendre à demi-mots que de nouveaux sauvetages bancaires sont à prévoir ? ou ne sont-ce pas les « bons » pauvres, les bonnes « victimes innocentes » ? maintenant que Schmid est parti, nos deux gugusses radicaux devraient remporter la palme de la condescendance gratuite avec ce genre de déclarations.
En attendant évidemment que le dernier arrivé se mette à parler, ce qui risque de pimenter rapidement le ronron confédéral des « premiers de classe ».
Mots-clés : confiance, evangile, hans-rudolf, merz, sottiseLes rois mages à Bruxelles
Lundi
15 décembre 2008 @ 11 29
Prenant de court le calendrier, nos trois winkelrieds à courte vue de la diplomatie sont partis ce matin pour Bruxelles, avec de l’alcool de prune et des läckerlis, pour faire la visite de courtoisie qui était prévue de longue date au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Rien que leur nombre est déjà suspect : 3 conseillers fédéraux pour tenir tête à un simple exécutant au niveau européen, ça démontre une faiblesse de départ. Dans la crèche il n’y avait que le boeuf et l’âne, sauf erreur.
Quant aux dossiers qu’ils vont « traiter » pendant les 90 minutes prévues, autant dire que les braves helvètes n’auront que le droit de la boucler, la main sur la couture du pantalon ou du bas de tailleur, tant les positions défendues par notre pays sont de plus en plus incompatibles avec une certaine harmonie européenne. Les pantalonnades de Merz en matière fiscale en sont notamment l’exemple le plus récent.
Ils auront beau expliquer que chez nous le peuple est souverain, qu’il risque de déposer des référendums et autres chausse-trappes de circonstances, que tout prend du temps : l’UE n’en a cure. Ce que les partenaires largement majoritaires (notamment économiquement) de la Suisse en Europe veulent une fois pour toutes, c’est que le faux Sonderfall helvétique cesse, dans l’esprit des Helvètes d’abord et de leurs représentants pour ensuite s’étendre hors de nos frontières.
La Suisse n’est pas une maquette de train électrique : nous ne sommes ni meilleurs ni moins bons que les autres, mais du même genre simplement, et du même continent. C’est clair qu’avec des idées UDC bénies encore récemment par les radicaux et le PDC avec l’élection « horribilis » de Maurer, on n’a guère de chances de passer la rampe de la crédibilité.
Les Français ont au moins eu le mérite de toujours laisser Le Pen hors de la bergerie.
Avant de vouloir faire la leçon aux autres, il faut rester un tant soi peu crédible à domicile: ce qui n’est malheureusement pas le cas des trois rois mages, qui font franchement figure de tristes représentants de commerce habillés chez PKZ et spécialistes en veilles chaussettes trouées et autres brosses à poil de chameau du Simmental plutôt que de politiciens sérieux représentant dignement et intelligemment une nation souveraine et moderne.
On a les voyageurs de commerce qu’on peut.
Mots-clés : barroso, bruxelles, couchepin, merz, rois mages, schlumpfette, visiteLes raccourcis foireux de Merz
Samedi
8 novembre 2008 @ 16 40
On lui avait flanqué la paix pendant sa maladie et sa convalescence, par simple respect pour ce qui lui arrivait.
Mais voilà que le grand argentier a senti l’appel des hautes urnes, le brâme concurrent des autres mâles politiques et s’est considéré comme indispensable à la conduite de la politique dans ce pays. Dont acte, c’est son choix, comme c’est le nôtre de tirer à nouveau sur ses permanentes contradictions.
Moins d’une semaine après sa reprise, notre brave ministre des finances y va de différentes apparitions médiatiques et notamment d’une interview donnée au Temps de laquelle on extrait quelques perles inquiétantes.
Aide de l’UBS à perte : « Je suis certain que la Confédération sera gagnante, car l’emprunt convertible se base sur un cours du titre à 18 francs. Après deux ans, le cours aura augmenté et la Confédération fera du bénéfice ». Ah bon, et dans l’hypothèse inverse ? depuis huit ans Merz est sûr de la hauteur du déficit annuel du ménage fédéral, mais se trompe chaque fois de plusieurs milliers de pour-cents ? pourquoi aurait-il soudain raison ?
UBS nationalisée : « Je ne peux pas imaginer la Confédération actionnaire-propriétaire d’UBS. Comment voulez-vous gérer une banque efficacement sous la pression des interventions parlementaires et des débats agitant l’opinion publique? »
Ah bon, pour y injecter des dizaines de milliards sous une forme ou sous une autre on doit donc se passer du parlement agité et du bon peuple pour pouvoir faire ça tranquillement, en douce et dans les paradis fiscaux ?
Les bonus : « Dans ce domaine, UBS a commis de graves erreurs en versant des bonus à des personnes qui n’ont pas contribué au succès de l’entreprise. J’appelle donc les dirigeants d’UBS à rembourser spontanément ces bonus immérités. »
Ce ne sera donc plus spontané puisqu’il le leur demande… à part ça, on fait quoi avec les indemnités salariales des conseillers fédéraux qui font n’importe quoi ? on leur suggère de rembourser aussi ? la critique est facile, mais maintenant qu’il démontre deux choses: a) qu’il sait ce que surveiller une banque veut dire et b) que l’investissement consenti sera rentable …. faute de quoi certains banquiers pourraient à leur tour légitimement dire « remboursez ! »
On ne peut s’empêcher de noter en effet que c’est la Confédération elle-même, en tordant la Constitution, qui fait en sorte de biaiser un marché libre qu’elle a adulé et qu’elle est censée protéger en sauvant une banque … et en sermonnant les autres.
Le CS qui se débrouille tout seul dans cette situation pourrait juste demander à la ComCo ce qu’elle pense des injections vitaminées prodiguées par la BNS à l’UBS. Légales, légitimes, justifiées ou simples arrangements entre « bonnes » gens ?
Mots-clés : comco, foireux, le temps, merz, raccourcis, ubsBalourdises patriotiques saison 1
Jeudi
31 juillet 2008 @ 15 45
Hans-Rudolf, cet escogriffe aussi léger que l’albatros à l’atterrissage par fort vent arrière sur une île tropicale, y va de son couplet du 1er août préchi précha sur sa conception de la responsabilité, de l’état et de la Suisse en particulier: « Fermez-là pour gagner moins, bossez et prenez-vous en charge, nous on fait déjà beaucoup, le reste c’est votre problème ».
Voici en gros la substance du navrant « message d’espoir » de ce capitaliste à tout crin vraiment pas au fait du tout de la situation actuelle et effective de l’humble, du petit, du working poor, de nombre d’aînés et même de nombre de familles de condition dite moyenne.
Un jour ou l’autre il faudrait qu’il atterrisse, Hans-Rudolf (avec certains de ses compagnons de jeu) : à chaque fois qu’il l’ouvre c’est pour raconter des sottises, il va bientôt égaler Couchepin dans ce registre, et la clé de l ‘État social, moderne et cohérent, c’est lui qui l’a.
Mais évidemment ça l’obligerait à travailler plus pour produire plus d’idées nouvelles et généreuses, autres que des crétineries de TVA à taux unique et vouées dès le début à l’échec (mais qui occupent sans raison valable des dizaines de fonctionnaires très chers pendant des années et pour rien !) ou de cadeaux fiscaux aux entreprises et autres milliardaires.
Mots-clés : 1er août, crétineries fédérales, fête nationale, merzMerz veut canoniser les banquiers
Mercredi
2 juillet 2008 @ 17 04
Le grand sifflet, bien que rigide et campé sur ses positions, n’en fait pas une de droite.
Avec un manque de sens politique radicalement hors du commun, Hans-Rudolf en appelle à la présomption d’innocence, dans un méli-mélo de droit administratif et pénal, et dans ce qui va devenir la mort annoncée du secret bancaire suisse en matière fiscale.
Présomption d’innocence de qui ? des fabricants de combines ? des banquiers riches mais tristes ? avec des raisonnements comme le sien, on va finir par inculper les fabricants de pneus d’ambulances à raison des jambes cassées sur les pistes de ski.
Mots-clés : hans-rudolf, merz, siffletLes profits scandaleux de Merz et Couchepin
Jeudi
29 mai 2008 @ 13 43
Les CMS (Centre Médico Sociaux) du canton de Vaud sont regroupés en associations régionales d’intérêt public. Ce sont des associations qui assurent le service des repas et des soins à domicile dans une idée de maintien du lien social et dans un souci permanent d’économies, la prise en charge à domicile étant évidemment bien moins coûteuse que l’hospitalisation ou les séjours en EMS (trois à quatre fois moins coûteuse).
Pour la plupart, les acteurs y sont des professionnels de la santé, mais aussi des bénévoles pour les transports notamment. L’ASPMAD est l’association régionale qui chapeaute l’organisation des CMS du district Jura-Nord Vaudois, comprenant en gros toute la région d’Yverdon-Grandson jusqu’à Cossonay et Vallorbe, ainsi que la Vallée de Joux.
Des soignants dévoués, des heures de travail innombrables, la nuit, le weekend et les jours fériés, une organisation très professionnelle et performante, bref de quoi se réjouir.
Sauf que comme souvent il y a un hic quand on parle d’argent. Jusqu’en 2007, le coût annuel par habitant pour ces prestations était de Fr. 49.– . Et ce coût passe soudain en 2008 à Fr. 76.10
Mots-clés : aspmad, cms, couchepin, coupes budgétaires, merz, régions, scandale, soins à domicile, vaudSauvons les grands singes
Vendredi
4 avril 2008 @ 14 25
Le festival "Sauvons les grands singes" se déroule depuis ce vendredi et tout le weekend à Neuchâtel. Festival tout public et gratuit organisé par le Muséum d'histoire naturelle et l'Université de Neuchâtel.
Une indiscrétion nous apprend que Couchepin et Merz seront visibles ce dimanche lors du festival.
Mots-clés : couchepin, merz, neuchâtel, sauvons les grands singes
Doris et Hans-Rudolf : le noeud de Pâques
Dimanche
23 mars 2008 @ 14 22
Pour Pâques, les deux éminences répètent leur leçon en forme d'homélie urbi et orbi: "ce n'est pas à l'Etat d'aider l'UBS, même dans les cas d'urgence, nos moyens pour le faire sont limités". C'est sans doute pour ça qu'ils font le siège du Crédit Suisse pour réclamer de l'aide de façon totalement désintéressée.
Dans le cas Swissair, la Confédération était au moins un actionnaire de référence de la future société liquidée. Là il va s'agir de la survie économique du pays tout entier.
Edit de 15 h 30: on va suggérer à nos deux "spécialistes" de filer un coup de téléphone au FMI, car voici ce que vient de déclarer son directeur qui n'est pas le dernier des crétins on ne sache:
"La collectivité dans son ensemble" va peut-être être amenée à "prendre en charge" le coût de la lutte contre une faillite du système bancaire, a averti Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international. "Il faut donner le signal que les autorités sont prêtes à faire ce qui est nécessaire" pour éviter un effondrement du système financier planétaire, a renchéri Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE".
Encore bravo Doris et Hans, roulez bien les œufs…
Mots-clés : banques, doris, hans-rudolf, leuthard, merz, noeud, pâques
Dollar : l’addition pour l’Europe svp
Mardi
4 mars 2008 @ 12 18
L'Europe et la Suisse et son franc qui s'apprécie face à l'euro et au dollar sont en fait les gentils contributeurs des coûts de la guerre en Irak et des fantaisies coûteuses des excès américains sur le marché immobilier. En fait, nous payons deux fois, grâce d'abord aux manipulations américaines sur le dollar et grâce ensuite aux bons soins de nos chers banquiers qui avaient intelligemment investi dans des instruments à risque subtilement baptisés subprimes ou encore "crédits structurés".
Mots-clés : crise, croissance, dollar, europe, facture, merz, mesurette, SuisseChronique des idées reprises (2)
Mardi
26 février 2008 @ 17 35
Le Président désigné du Parti Socialiste Suisse Christian Levrat, par ailleurs ci-devant citoyen plutôt sympathique a déclaré dans la presse de dimanche passé (singulièrement dans le Matin Dimanche) qu'une augmentation des inspecteurs fiscaux fédéraux serait un bon investissement: selon lui pour 20 millions investis on pourrait aisément en tirer environ 180 millions.
Sur le principe, tout à fait d'accord avec vous, Monsieur le Président désigné, mais d'une part vos chiffres sont bien trop pessimistes (on parle ici du rendement) et d'autre part, ça fait bien longtemps qu'on suggère ce type de mesures, notamment ici en septembre 2007.
Pendant ce temps, Hans-Rudolf Merz le bienheureux veut suggérer à l'UE l'étude de l'introduction d'un secret bancaire à l'image de celui en vigueur en Suisse. Quelle vista politique, après son quasi KO de dimanche !
Mots-clés : christian, fiscaux, inspecteurs, levrat, merz, président, PSS
TVA : Merz, encore lui
Vendredi
18 janvier 2008 @ 18 07
Le brave Hans Rudolf aux dents de molosse et aux airs hautains mais benêts (dur d'oreille de surcroit si l'on en croit l'iconographie, seulement quand on lui parle de choses qu'il ne veut pas entendre) aligne les stupidités ces jours. Après des erreurs colossales sur les budgets de la Confédération 2005, 2006 et 2007 dans lesquels il s'est trompé à coup de milliards et non de clopinettes, le voici qui veut nous faire croire que sa TVA à taux unique à 6.1 % va être une bonne affaire pour tout le monde. Il commence franchement à nous prendre pour de vulgaires crétins en assénant de telles contre-vérités.Merz : la tactique du mensonge institutionnel
Mercredi
7 novembre 2007 @ 13 47
Comme chaque année, Merz "se trompe" ou plutôt trompe sciemment le citoyen et l'élu en construisant des budgets qui ne tiennent pas la route. Pas loin de 4 milliards d'excédents de recettes au lieu de 900 millions francs budgetés.. 4 fois plus, 400% d'erreur volontaire !!! dans le seul pays d'Europe où l'Etat fait des bénéfices depuis 5 ans ….
Dans un Conseil d'administration on l'aurait déjà viré pour incompétence notoire, mais là les médias se contentent de l'encenser. Comment faire peur, faire freiner les dépenses à l'excès, couper dans le social et faire payer les faibles, voici le credo quasi UDC d'un ministre des finances franchement en dessous de tout sur le plan de l'équité et du sens moral.
Mots-clés : budget, fédérales finances, foutaise, merzMerz: l’escroquerie aux économies
Mercredi
8 août 2007 @ 14 27

Cela fait maintenant quelques années que nous subissons la présence de ce « mathématicien de génie » qu’est Hans-Rudolf Merz au Conseil fédéral, et il ne s’est pas encore passé une seule de ces années sans qu’il nous annonce le pire pour les finances de la Confédération, créant ainsi l’humeur économe des parlementaires de droite et traumatisant le contribuable de tout bord tout en sachant parfaitement dès l’abord que ses prévisions seraient de toutes façons trop pessimistes.
Et en 2007, que se passe-t-il ? il nous rejoue le même scénario : excédent de recettes budgeté, environ 900 millions, excédent de recettes probable 3.4 milliards de francs (3 fois et demi plus !!! qu’annoncé). Outre qu’il dispose d’un staff de plusieurs dizaines de fonctionnaires calculateurs pour faire son budget, de qui se fiche-t-on ?
Mots-clés : économies, escroquerie, merz

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