L’accord UBS-USA prévoyait que les 4450 noms-dossiers-clés USB devaient être livrés pour fin août. Seule la moitié a été livrée, ce qui est évidemment 2225 fois trop.
Berne nous dit benoîtement que « La Suisse et les États-Unis ont entamé des discussions sur la phase terminale de la mise en œuvre de l’accord. Les deux parties ne doutent pas que les autorités américaines recevront la majeure partie des renseignements demandés en temps utile et qu’elles retireront définitivement la procédure civile (John Doe Summons) engagée contre l’UBS« .
A voir, à voir, si et quand et si oui à quel prix supplémentaire vu le retard. Rien n’est joué.
Mots-clés : doe, john, summons, ubs, USA
Il n’y a pas que l’UBS qui viole allégrement la législation fiscale américaine.
Un des « honorables » partners de la redoutable étude de Zurich Froriep et Renggli, le ci-devant Felix Mathis, vient de se faire mettre en accusation par un grand jury d’Alexandria en Virginie pour avoir tenté de frauder le fisc et surtout pour avoir enfreint la législation sur les changes et leur contrôle aux USA.
La suprême habileté de l’intéressé consistait entre autres à ….. mettre de l’argent liquide dans pas moins de 26 enveloppes qui parvenaient par poste aux USA.
Ça vaut franchement la peine d’avoir fait des études et de facturer des heures à Fr 1’000.– au moins pour procéder de la sorte. Félicitations et bonne chance pour la suite, puisque Mathis risque 25 ans de prison assortis d’une amende maximum de 1.25 million de US dollars.
Ci-dessous, l’avis officiel US concernant cette affaire
Mots-clés : felix, froriep renggli, IRS, mathis, USAUBS USA : déli(n)quescence parlementaire
Jeudi
17 juin 2010 @ 16 34
Le parlement a voté le doigt sur la couture du pantalon l’accord UBS USA. Comme à son habitude, l’UDC a dit non, puis non mais, puis oui,bref tout et n’importe quoi avec en vedettes les Grin, Glauser, Bugnon, Perrin et consorts toujours prêts à donner des leçons de civisme en public mais toujours actifs comme fossoyeurs du droit lorsque leur portemonnaie est en jeu.
Politique de classes: équité de fête foraine. Parlementaires d’opérette triste. En plus toutes et tous d’une effroyable naïveté. Car toutes et tous ont juste oublié en rendant à UBS ce qui l’arrange que cet accord constituait la meilleure plateforme de départ pour le lancement d’autres offensives contre les banques helvétiques.
C’est ainsi que le CS par exemple ne doit pas trop se réjouir de ce vote, ce qu’au contraire les politiciens de l’UBS ont fait dans un communiqué de presse qui n’attendait que le dernier vote pour éclore. Et le CS n’est de loin pas le seul visé par certains fiscs étrangers gourmands mais parfaitement terre à terre dans leur approche.
La rétroactivité bricolée juridiquement dans cet accord est une arme à triple tranchant qui va se retourner contre ses auteurs, que l’on peut sérieusement considérer comme des complices de fraudes passées. Que diront-ils au futur « délinquant » qui sera mis à mort à cause d’un excès de vitesse en raison d’une réglementation qu’ils auront changée rétroactivement. Et au laitier à qui on demandera rétroactivement de rembourser des subventions ? et au justiciable qui arguera que puisque on peut rétroagir pour UBS on le peut aussi pour lui en le blanchissant. Vont-ils aussi rétroactivement chasser du réfugié noir ?
La Suisse passe décidément de mauvais moments grâce à ses politiciens. En une semaine elle tue ce qui lui restait d’image d’état de droit et avoue avoir payé Fr 1.5 million à Hannibal K., le fils du crétin sous la tente, pour récupérer Göldi. Il serait temps que le peuple remette de l’ordre dans ce foutoir et éjecte en bloc cette bande de cons.
Mots-clés : parlement, ubs. crédit suisse, USAComme attendu, l’UDC a fait en sorte de retourner sa veste à une semaine d’intervalle en bonne faction de traîtres conjurés et grâce à son « abstention » a permis de faire passer l’accord UBS, ce morceau d’infamie parfaitement illégitime et illégal.
Mais elle s’est empressée dans la foulée de voter la référendum facultatif, qu’elle va soutenir sous une forme ou sous une autre, consciente que le peuple rejettera l’accord.
Le parti de l’UBS fait une nouvelle fois la démonstration de son inconséquence grave et de son irresponsabilité politique et morale. Des fous furieux, tout simplement.
Mots-clés : accord, ubs, udc, USAAccord UBS USA : dernière couche
Dimanche
13 juin 2010 @ 23 37
C’est lundi ou mardi que le Conseil national va devoir se pencher à nouveau sur le fameux accord. Il serait très extraordinaire que son vote de la semaine passée, destiné à calmer un peu les démangeaisons du petit peuple reste le même et signe donc l’arrêt de mort de l’accord.
Il sera dès lors très important de vérifier quelles sont les vestes qui vont se retourner, et pas seulement à l’UDC, bien que ce soit de cette source qu’il faille attendre les changements les plus nombreux. Le parti de l’UBS a en effet trop à perdre dans une situation de crise de laquelle il ne pourra plus expliquer sa position, d’ailleurs inexplicable depuis le début.
On rappelle que l’accord a été refusé par 104 non, 76 oui et 16 abstentions. En plaçant arbitrairement les abstentions dans les deux camps de façon égale on obtient 112 non et 84 oui. Soit une différence de 28 voix.
Il est malheureusement plus que probable que les timorés de la dernière heure dûment nantis de récompenses sonnantes et trébuchantes supplémentaires depuis une semaine (et de promesses aussi) sacrifient l’honneur d’un pays sur l’autel de leur rente personnelle. On rappelle que le vote au National est nominatif, si l’on prend soin d’enregistrer le tableau électronique des votes.
A vos commandes donc.
Mots-clés : ubs, USAAprès avoir raconté tout et n’importe quoi au sujet du Conseil fédéral et de ce fameux accord, 32 membres du Conseil des Etats s’aplavantrissent sans vergogne et encore plus bas que le gouvernement, puisque leur version de l’accord UBS est en plus munie d’une clause de rétroactivité assassine pour la sécurité du droit.
Appliquant ce genre de raisonnements, chacun pourra ainsi demander dorénavant que l’on applique, par exemple, à son cas de dépassement de vitesse, le droit de l’époque au cours de laquelle les limitations n’existaient pas. Vive la rétroactivité.
Retour au temps des Burgondes, et encore. Enfin, il y a déjà 32 noms à biffer IMPÉRATIVEMENT lors des prochaines élections fédérales
Mots-clés : accord, ubs, USAHans-Rudolf livre aujourd’hui la substantifique moelle de sa non-pensée à 24 Heures. Entre autres sottises supplémentaires, il estime « n’avoir rien à cacher » dans l’affaire UBS-USA …
Sinon, sans doute, sa récurrente incapacité à y comprendre quoi que ce soit et à être un homme politique maitrisant un ou des problèmes.
Quant à sa chère Libye, il nous dit douter de plus en plus de sa volonté de résoudre le problème. Dans une prochaine interview, il ajoutera sans doute que c’est à sa demande que les deux otages ont été enlevés.
Mots-clés : libye, merz, ubs, USAUBS-USA : accord trouble !
Mercredi
19 août 2009 @ 16 28
Sont quand même mignons les nains bernois. Dans un communiqué publié il y a peu, ils nous expliquent comment ils sont forts et beaux. Et pour la première fois dans l’histoire, ils nous expliquent le droit et l’interprètent dans un communiqué de presse.
Ne voit-on pas en effet dans ce fameux communiqué un paragraphe pudiquement intitulé « Admissibilité de l’entraide administrative en cas d’infraction fiscale grave« et qui fait la part belle à une interprétation parfaitement discutable de l’actuelle convention fiscale avec les USA.
On hurle qu’on ne trahit pas l’ordre juridique suisse, mais on le tord à un point tel que c’en est une trahison pire et plus astucieuse : l’esprit du banquier helvète se mire dans cet accord trouble.
Le texte du communiqué dit ceci : Selon la CDI en vigueur, la notion de « fraudes et délits semblables » ne couvre pas seulement les fraudes classiques visant à tromper les autorités fiscales par la falsification de documents ou par des constructions mensongères. L’entraide administrative peut aussi être accordée en cas d’infractions fiscales graves comme, en particulier, la soustraction continue de montants importants d’impôts. Selon le droit en vigueur et la jurisprudence récente du Tribunal administratif fédéral, il est désormais admissible, concernant les États-Unis, de fournir des informations sur des comptes même sans que l’IRS ne dispose déjà des noms individuels des différents clients de la banque au moment de la soumission de la demande.
Que fait donc ce développement juridique à cet endroit si le droit est clair ? notamment le cas de la soustraction continue ….
Plus rigolo encore : le Conseil fédéral dans un pied de nez qui ne manque pas de sel s’appuie sur la récente jurisprudence du TFA … qu’il a provoquée par son application abusive du droit d’urgence. Enfin on est ravis d’apprendre que les sbires de l’administration ne sont pas assez nombreux pour faire le boulot On time et correctement et qu’ils se voient adjoindre provisoirement un bataillon de 30 comptables spécialisés …
On espère que l’escadron spécial n’aura pas d’accès à Facebook. Faute de quoi ça durera des lustres. Quant à la question principale de la détermination du chiffre de 4450 (ils ont fait comment les ricains si on ne leur a rien dit … pour arriver à ce chiffre miraculeux ?) elle est passée sous silence avec un revers de main.
Un pseudo accord trouble à l’image du secret bancaire helvétique et surtout de la conception byzantine de l’ouverture de Hans-Rudolf.
Mots-clés : accord, byzance, trouble, ubs, USAUBS et CF : on brasse de l’air
Mercredi
8 juillet 2009 @ 17 40
Les projets d’éoliennes sont nombreux à fleurir ces temps, notamment en pays de Vaud. A se demander si les banquiers d’UBS et quelques politiciens ne se sont pas mis une nouvelle fois ensemble justement pour brasser de l’air dans l’affaire qui divise la banque du fisc et de la justice américaine.
Car le dossier US de l’UBS et les derniers développements du procès qui va se poursuivre à partir de lundi prochain en Floride montrent une nouvelle fois que tant le gouvernement helvète que les dirigeants de feue la grande banque se sont faits avoir comme des lapins de Pâques en mauvais chocolat passé de date.
Ils ne sont pas professionnels ni les uns ni les autres, et pourtant ils sont bien payés, sauf erreur.
Depuis des mois ils ont multiplié les gesticulations publiques et occultes pour tenter de trouver un arrangement, alors que par ailleurs ils livraient d’eux-mêmes et dans un même temps, en violation crasse de la loi suisse (mais avec la bénédiction de la FINMA si indépendante …), quantité de renseignements couverts par le secret bancaire.
Difficile pour un juge américain normal de recevoir ensuite avec intérêt et sans sourciller des missives diplomatiques desespérées émanant du gouvernement suisse et disant que la loi suisse serait violée si on obligeait UBS à fournir certains renseignements.
C’est vraiment prendre le fisc américain pour un débile et le juge américain pour un nain de jardin. Ce genre d’attitude grotesque existe fréquemment chez l’accusé qui brûle ses dernières cartouches aussi mauvaises soient-elles. Et moins ça tient debout, pire sera la sentence.
Car UBS sait depuis des lustres que pour travailler aux USA dans certains domaines, on se plie au droit US. Depuis quand les filiales suisses de groupes US n’appliquent-elles pas le droit suisse ?
Par ailleurs dans un désordre total digne d’un hyperactif incurable, Merz signe et paraphe depuis quelques semaines à tour de bras des conventions fiscales, plus qu’il ne l’aurait fait en 10 ans de règne à un rythme fédéral normal, ceci pour montrer l’engagement de la Suisse dans le sens du poil lisse de l’OCDE.
On dépêche même Doris cette semaine aux USA pour jouer les ambassadrices polyglottes Tupperware, mais rien n’y fait. L’UBS et le gouvernement sont tombés naïvement dans le piège qui leur avait été tendu. Ou plus exactement dans le trou béant éthique, politique et législatif qui est derrière eux depuis des lustres mais qu’ils ne veulent pas voir.
Au mieux UBS sera vendue par appartements un jour. Plus probablement elle sera cassée en deux ou trois morceaux. Mais ce qui est sûr, c’est que pour avoir agi de la sorte la banque est responsable civilement d’un immense badwill et de pertes considérables qui affectent durablement l’économie du pays. Comment entend-elle s’y prendre pour réparer ? Quant au gouvernement, il n’est pas en train de remonter une pente qu’il descend depuis longtemps. On ne joue pas ainsi quand on n’a pas d’atout et qu’on a commis le pire : on s’abstient tout au plus.
Mais ça c’est trop difficile sans doute pour le politicien bernois têtu.
PS : on espère que le juge Alan Gold aura la bonne idée de retenir sur sol US aussi longtemps que nécessaire les trois hauts fonctionnaires Hess, Zulauf et Wyss qui vont aller à Canossa. Ça serait un peu libyen comme séjour … et amusant comme moyen de pression.
Mots-clés : air, brasser, conseil-fédéral, florida, internal revenue service, IRS, ubs, USASecret bancaire : le crash
Mercredi
1 juillet 2009 @ 7 46
Il n’y pas longtemps encore, Mirabaud le moustachu et très relativement distingué visionnaire et son ami Merz le psycho-rigide racontaient à qui voulait l’entendre que le secret bancaire avait encore de beaux jours devant lui en Helvétie.
On riait par ci par là mais on passait pour une variété d’oiseaux de type Cassandre. Il y a à peine quelques jours, la presse institutionnelle sérieuse et spécialisée, le Temps par exemple, assurait que des accords seraient trouvés aux USA contre paiement pour éviter que l’UBS ne doive remplir ses obligations légales de fraudeuse en série.
Et voilà que coup sur coup, on apprend que c’est le Crédit Suisse qui va se livrer de lui-même à une opération fiscale « mani pulite« et que les poursuites US contre l’UBS ne seront en aucun cas abandonnées.
Pourquoi donc la presse suisse veut-elle à tout prix faire accroire qu’un accord est possible, alors que cette hypothèse relève de l’absurde et surtout ne colle en rien avec la nouvelle politique du gouvernement US ? quel intérêt celui qui a toutes les cartes en main pour gagner a-t-il de passer son tour ? que veut-elle prouver cette presse, qui veut-elle ménager ?
Étrange ballet peu professionnel en tous cas et surtout addition de sottises crasses en très peu de temps qui ferait rater son bac à une vache espagnole inscrite au CRFJ.
A ceci ajoutons quand même que les milliards de pertes continuent de pleuvoir sur l’UBS qui a dû faire appel en catimini (le communiqué de presse a été mis en ligne la nuit vers 23 h 45) à des investisseurs amis qui ont été d’accord de prendre ferme pour 4 milliards environ d’actions nouvelles à Fr 13.– l’unité, histoire de mettre un peu d’eau dans les tuyaux.
Des tuyaux percés s’il en est puisque l’argent des clients continue plus encore qu’avant de filer ailleurs, là où on fait ce qu’on dit et on dit ce qu’on fait, même sans génie. L’UBS est bientôt une forme modèle de nouveau concept, la banque sans clients, sauf évidemment les clients débiteurs et surtout débiteurs douteux. Un concept en déséquilibre parfait.
Il y a un entêtement politique à vouloir continuer de faire voler (fliegen donc ) l’UBS comme un Airbus moderne alors que c’est un coucou foutu qu’on devrait se dépêcher de démonter pour le vendre par pièces détachées.
Car sur le marché de l’occasion, il y a quelques services performants encore qui pourraient en intéresser plus d’un.
En revanche, ce qui est certain, c’est que les guignols de la Bahnhofstrasse ont ruiné à jamais l’image que la banque aux trois clés a mis des décennies à forger, et que par voie de conséquence sa valeur boursière et son goodwill sont définitivement amortis.
Quant au fameux secret bancaire en matière fiscale, honteux, il a dû prendre en douce le vol de Yemenia Airways, sachant qu’il se perdrait à jamais au large des Comores, là où depuis la Bahnhofstrasse on ne l’entendra pas crier.
Mots-clés : crash, cs, le temps, merz, mirabaud, moustache, secret bancaire, ubs, USADes monnaies de plus en plus diaphanes
Dimanche
10 mai 2009 @ 18 20
Évènement particulier durant la deuxième partie de la semaine passée : le trésor américain n’a pas trouvé preneur pour une portion importante de l’émission hebdomadaire de ses tranches de nouvelles dettes de l’État US.
Pas intéressant et trop risqué ont jugé les cheiks, les Chinois et d’autres investisseurs institutionnels pourtant en manque flagrant de produits financiers sûrs et garantis. La signature de l’État américain deviendrait donc de qualité médiocre aux yeux de certains, retour quelque part assez juste d’une politique du laisser-faire de quelques dizaines d’années couronnées par la présidence Bush 2 qui dans la catégorie des catastrophes mettra du temps à trouver son pareil. Voilà qui ne va pas arranger Barack dans sa guerre contre la crise, car qui dit doutes sur la signature de l’État dit dévaluation automatique de sa monnaie et recours imposé à la planche à billets.
Sur le plan européen, la situation n’est guère meilleure et en Suisse, la BNS use et abuse aussi, sans le crier sur les toits, des mêmes instruments pour contrer la crise : l’émission de monnaie à qui mieux mieux.
Il est clair que cette débandade ne pourra continuer sans risques majeurs pour les économies et l’indépendance même des pays riches. Car si les États se mettent eux aussi à jouer au jeu de l’avion à la place des banques, on n’est pas sorti de l’aéroport.
Sarkoléon a voulu s’emparer du G 20 comme d’un joyau de la politique internationale à mettre à son seul actif ou pas loin. Mais personne n’est dupe, le G 20 qui aurait justement dû se pencher sur ce problème de masses monétaires n’a été qu’une aimable conversation autour d’une « little cup of tea » de facture anglaise, bien évidemment.
A trop vouloir augmenter les masses monétaires globales, les pays dits riches voient de fait leurs monnaies respectives perdre de la valeur jour après jour. Et le temps des vautours ne va pas tarder.
Que dira-t-on quand un pays (l’Islande par exemple) n’aura plus d’autres solutions que de financer son déficit en empruntant auprès des fonds souverains des dragons asiatiques ou d’un émirat arabe quelconque. De quelle autonomie ce pays disposera-t-il ? sera-t-il encore un peu autonome et souverain ?
Plus vraiment, et c’est bien là que mène la folie des banques et du système capitaliste. Il transfère encore plus le pouvoir dans les mains d’une oligarchie qui peut et ne manquera pas d’en user pour son intérêt exclusif, même si l’intérêt au sens strict est interdit par la religion d ‘État qu’il pratique.
On a peine à comprendre que sous couvert de masquer la crise et ses effets, les gouvernements occidentaux se soient lancés à tête aussi baissée dans une politique commune de dévaluation compétitive monétaire. Car tous leurs beaux discours sont regardés depuis l’Asie et le Golfe, et aussi en Inde, comme des comportements de gamins. Il faut dire que dans ces pays, l’épargne est une valeur qui le dispute au travail, du moins pour ceux qui y sont assignés.
Continuer d’imprimer des billets de dollars, d’euros et de francs suisses à la vitesse à laquelle cela se produit actuellement revient à nier la cause de la crise et à repousser sa solution : la remise à plat de la notion de valeur, de prix et de juste répartition des profits et des risques, autant à l’intérieur des pays « riches* » que des pays émergents.
Un déficit notoire inquiétant de réflexion en matière géostratégique.
Mots-clés : crise, endettement, géostratégie, monnaies, Suisse, us treasury bonds, USALe Merz chanteur
Lundi
27 avril 2009 @ 8 05
Le grand mufti carnassier aux dents longues et aux idées courtes et sa suite sont donc allés passer un weekend prolongé à Washington. A cette occasion, il lui a passé par l’esprit non pas une idée constructive, ce serait trop lui demander, mais tout simplement une réaction de mauvais perdant peu soucieux de la séparation des pouvoirs et du droit.
En rencontrant enfin Timothy Geithner qui n’avait pas estimé nécessaire de le voir en Europe, Merz a proposé un deal qui n’est qu’ un double chantage.
Premièrement à l’égard des USA, à qui il propose rien moins que de signer une nouvelle convention fiscale, contre un retrait de poursuites judiciaires contre l’UBS. Comme si l’UBS avait besoin d’un commis voyageur supplémentaire pour redorer son blason. Et comme si la justice américaine allait confondre intérêt public et cas particulier d’une banque considérée là-bas, juridiquement, comme coupable d’un crime et même de plusieurs.
Cette façon de chercher au fond du sac à malices un pseudo argument pour faire baisser la garde à l’ennemi est une attitude vile et sans aucune gloire. C’est vraiment le hurlement du nain de jardin impuissant perdu aux milieu d’un jardin de bulldozers. Parfaitement insoutenable moralement, politiquement et juridiquement.
Mais le chantage est double puisqu’il concerne aussi le peuple suisse. En effet, le contribuable suisse devenu actionnaire de l’UBS contre son gré et sans qu’on le lui demande est prié de ne surtout pas exercer ses droits politiques contre un nouveau traité au moyen d’un référendum, faute de quoi il va voir ce qu’il va voir …
Merz déplace le débat là où il ne doit pas être et où il n’a rien à faire. La Suisse n’est pas l’UBS et vice-versa.
Les autres banques ont pour l’instant passé entre les gouttes du fisc américain, mais cet âge d’or ne va pas durer. Il convient donc d’adopter un attitude responsable et volontairement claire et non pas de jouer les mauvais perdants ronchonneurs et à l’esprit au raz des pâquerettes.
Si Merz entend que sa politique conduise à quelque chose, en particulier en Europe, il aurait intérêt à jouer la transparence. Mais il en semble incapable. Et c’est la raison pour laquelle quand la France ou l’Allemagne exigent autre chose que de vaines promesses de la Suisse, elles ont entièrement raison.
On ne négocie pas avec une grenade dégoupillée cachée dans sa poche et destinée à la tête de son interlocuteur un peu curieux. Une nouvelle et excellente raison de réclamer le départ sans délai de ce ministre uniquement aux ordres de l’UBS et ne travaillant pas au bien commun.
Mots-clés : chantage, fisc, geithner, merz, ubs, USAUBS: les pieds nickelés continuent …
Lundi
23 février 2009 @ 17 32
Les médias romands annoncent cet après-midi en forme de victoire acquise le fait qu’UBS « contre-attaque« .
Jouant la pendule et la mauvaise foi, elle aurait déposé par le truchement d’un avocat américain une plainte, enfin disons plutôt une réclamation formelle, selon laquelle « ce qu’exigent les autorités américaines forcerait des employés de l’UBS en Suisse à violer le droit pénal suisse et une telle violation exposerait ses employés à des peines de prison substantielles, assorties d’amendes et autres pénalités« .

Après la description apocalyptique de ses agissements depuis 5 ans aux USA dans une pure industrie mal fichue de la fraude fiscale à grande échelle, elle est très mal placée pour accuser autrui.
Ne renversons donc pas les rôles: ce n’est pas le fisc américain qui fraude ou a fraudé, et c’est bien UBS qui l’a fait et admis en transmettant d’elle-même de façon discutable juridiquement 300 dossiers détaillés pour sauver sa licence bancaire US.
Et aussi pour permettre à ses deux pieds nickelés principaux de continuer de se rendre aux USA en liberté, en tous les cas pour l’instant. Une liberté surveillée néanmoins, si l’on en croit les détails du petit mode d’emploi interne destiné à ses employés en cas d’arrestation ou d’interpellation par le FBI ….
Si on prépare ce genre de mode d’emploi, ne serait-ce pas qu’on peut s’attendre raisonnablement à la réalisation probable de ce genre de situations concrètes ? et si oui pourquoi ?
Mots-clés : contre-attaque, pieds nickelés, ubs, USAObama : HE and they did it !
Mercredi
5 novembre 2008 @ 7 05
Though, since a couple of days, the future result was more or less known, the way of achieving the goal as well as the dimension of the victory are extremely important and unusual.
Now the floor belongs to Barack : let’s hope that he will conduct the required changes without forgetting his promises.
Mots-clés : obama, président, USA, victoryPétrole : vive les Yankees
Mardi
5 août 2008 @ 17 09
On sait que les USA sont les premiers consommateurs de pétrole au monde. C’est d’ailleurs une baisse ou un ralentissement de la demande aux USA qui produit ces jours la baisse plus que significative du prix du brut.
Les émirs et les spéculateurs (et les émirs-spéculateurs aussi) ont compris que faire artificiellement gonfler le prix du brut avait des limites, ces dernières étant justement la capacité des USA à acquérir à n’importe quel prix, et celle aussi de la Chine et de l’Inde.
Ci-contre ( image cliquable), l’évolution du cours du brut de 1985 à 2008. Date clé, l’intervention US en Irak en 2003.
Depuis lors le prix n’a cessé de monter passant de 30 US dollars environ le baril à 5 fois cette somme déjà coquette. La demande quant à elle évolue certes à la hausse mais de façon beaucoup plus lente et linéaire de quelques pour cents par an.
Un merci donc aux Yankees, qui ont non seulement provoqué la hausse assez directement en 2003 pour la poche de certains de leurs pétroliers et aussi qui continuent de garder jalousement les puits dans un Irak non pacifié.
Dans le genre « arme de destruction massive », la politique étrangère de Bush en est une à elle seule.
Mots-clés : bush, cours, pétrole, Politique, USA, yankeesIrak : Bush vend sa camelote
Samedi
2 août 2008 @ 6 35
Après avoir tout détruit sur son passage, avec le succès et les résultats que l’on sait, Bush fils doit continuer de faire marcher son industrie d’armement.
Histoire de redonner à l’Irak de quoi faire semblant d’être capable de se défendre, et surtout pour permettre aux minoritaires de continuer une guerre civile profitable aux industriels US de la guerre et de la mort : un premier marché de 10 milliards de dollars (une paille … qui ressemble quand même à une poutre) qui comprend entre autres missiles, mortiers, hélicoptères, avions, radios, armes anti-chars.
C’est ce qu’on appelle en américain actuel « libérer les peuples » de l’axe du mal, mais vraiment pas gratuitement.
Mots-clés : armes, irak, morale, USA, w bushBush toi les yeux
Mercredi
11 juin 2008 @ 16 26
C’est fini de mentir au président sur la dimension de son sexe : W. va tout savoir grâce à ces nouveaux scanners qui vous déshabillent sans regard mais dont on imagine quelque part que les chères agences de sécurité nationale vont conserver des copies.
D’ici à ce que les USA exigent une image scannée de ce type sur les passeports dès 2012, il n’y a qu’un poil qu’on peut raisonnablement franchir …
Vive la liberté et ne franchissez l’Atlantique qu’en cas d’extrême nécessité, sinon laissez les jouer tout seuls entre eux !
Mots-clés : bush, douanes, passeports, poil, scanner, sécurité, USA, vive la liberté
USA: primaires par les armes
Mercredi
4 juin 2008 @ 16 56
Obama a gagné. Mais dans les milieux dits bien informés on parle déjà sans aucune retenue ni vergogne de son assassinat futur, probable, voire sûr, ce qui expliquerait d’ailleurs la tactique étrange d’Hillary. Une sorte de passage obligé, en somme…
Ce serait simplement "culturel" pour les USA, car Obama n’aurait pas suffisamment pactisé avec les "forces en place dans le pays et qui tirent les ficelles".
En tous cas l’édito de Joëlle Kuntz dans le Temps fait froid dans le dos. Et si ce devait être le destin funeste d’Obama, on ne saurait que replonger dans un anti-américanisme primaire, même si ce n’est pas mode ni forcément intelligent. Ce serait simplement viscéral.
Mots-clés : assassinat, obama, primaires, USALa gayté de l’évêque aux millions
Samedi
26 avril 2008 @ 7 03
On pensait que ce n’était qu’à l’UBS que les milliards s’envolaient en fumée, enfin pas pour tout le monde véritablement. Faux.
On suggère donc à l’Eglise Episcopale Américaine de prévoir immédiatement des parachutes dorés dans ses contrats de travail avec ses évêques, voire de les doter sans délai d’une capote sacerdotale supplémentaire dans leur petit matériel d’ordonnance, puisque selon de bonnes sources on apprend qu’une affaire de refus de consécration d’un évêque homosexuel a provoqué le départ du révérend Schofield en Californie, qui est parti avec les hosties, le tronc, la caisse, les archives et évidemment le contenu des comptes bancaires de tout son diocèse.
C’est la version évangélico-épiscopale de la crise des subprimes, pimentée d’une interrogation quand même assez importante: on croyait que l’évêque épousait l’Eglise pour rester chaste sa vie durant, mais s’il a une orientation sexuelle qui est devenue plus que sacramentellement correcte pour n’être aujourd’hui plus qu’une banalité reconnue trop souvent doublée d’un goût particulier pour la cuisse ferme du garçonnet de dix ans, c’est qu’il a bien dû s’en rendre compte.
Or si l’on y pense, ce n’est pas qu’avec la tête que ce genre de découvertes est possible. Il a donc dû profiter de sa position de missionnaire pour ce faire. Jouissif quand même, le sacerdoce.
Mots-clés : caporte sacerdotale, gay, millions évêque, schofield, USAMicheline et le gazoduc
Jeudi
20 mars 2008 @ 12 26
Mots-clés : balai, calmy-rey, diplomatie, gaz, iran, israel, micheline, USA, voile, voyage
Kosovo : USA en embuscade, pour changer
Lundi
28 janvier 2008 @ 18 06
On sait depuis des mois que le weekend prochain sera décisif pour l'avenir de cette province autonome serbe que les tenants de la grande Serbie veulent conserver par leur vote alors que les indépendantistes veulent au contraire détacher au plus vite de sa terre mère.Pétrole et amoralité
Jeudi
8 novembre 2007 @ 11 35
Le souverain d'Arabie Saoudite est arrivé récemment à Genève avec sa modeste suite qui coûte environ Fr. 800'000.– par jour de frais de bouche. Bien. A chaque fois que le pétrole augmente de un dollar, le même pays engrange environ 9 milliards de dollars supplémentaires par jour. Les réserves de ce pays ne sont pas épuisées, loin s'en faut. Et qui paye cette manne, le bête consommateur, où qu'il se trouve sur la planète à des prix plus ou moins élevés selon les taxes locales appliquées.52% des américains souhaitent une frappe de leur pays en Iran
Mercredi
31 octobre 2007 @ 12 21
Mots-clés : bottes, bush, foutaise, frappes, iran, USA
USA : l’huile sur le feu qui rapporte
Dimanche
29 juillet 2007 @ 8 38
Si l’on en croit un article de Robin Wright dans le Washington Post du samedi 28 juillet 2007, les USA s’apprêtent à signer des contrats de fourniture d’armement pour plus de 43 milliards de dollars, sous la « paisible » conduite du gouvernement Bush. Et ces armes sont destinées à …..permettre aux pays du Golfe de se défendre contre la menace irakienne. Voilà une livraison massive d’armes en devenir à défaut d’armes de destruction massive.
Les heureux élus sont l’Arabie Saoudite, les émirats du Golfe, le Qatar, l’Egypte et bien évidemment Israel. La Maison Blanche indique officiellement que » ces commandes constituent un développement important, car elles font partie d’une stratégie à plus grande échelle visant à renforcer une présence permanente américaine dans la région. Il s’agit d’une prise de conscience de la nécessité vitale des pays alliés des USA de pouvoir se défendre contre l’Irak et les muscles de plus en plus tendus de l’Iran« . La signature formelle des contrats doit être annoncée lundi 30 juillet.
Mots-clés : fric, huile sur le feu, USA

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