UBS: les diafoirus de l’après

30 octobre 2012 | par | Pas de commentaire Plus loin

10’000 postes à la trappe.

Enfin, serait-on tenté de dire, car ce n’est que maintenant, après des années d’hésitation, que UBS se décide à faire maigrir son département spécialisé dans la roulette et le black jack.

Et comme d’habitude, il se trouve de magnifiques docteurs qui nous expliquent pourquoi cette décision est la bonne.

Le ci-devant professeur Marc Chesney (et pas Chesnay comme l’orthographient la plupart des quotidiens romands) fait partie de ces excellents pédagogues qui vous expliquent après pourquoi il fallait faire quelque chose.

Entre autres banalités, l’éminence nous sert du « la sphère financière est trop grosse. Il faut d’une manière ou d’une autre qu’elle diminue. Et l’économie réelle offre des postes de travail. »

On veut bien le croire, mais que ne se sont-ils pas réveillés avant 2007 ces brillants penseurs, eux qui alors prêchaient tous pour le développement de l’économie financière.

Ici, on l’a dit avant le développement de la crise actuelle. Mais bon, ce que peut clamer le chaland …

Quant aux licenciés, pas sûr que l’esprit pollué par le jeu, leur formation de menteurs professionnels les aide à retrouver du réel boulot. Car à ceci ils ne sont guère habitués.

PS: le brave Chesney dit des choses, mais en étudie d’autres: voici les 3 projets de recherche dont il assume actuellement la fonction de « project leader » (en suisse allemand dans le texte):

Detecting Informed Trading Activities in the Options Markets
Risk-Taking Incentives, Governance, and Losses in the Financial Crisis
Technology Change and Presence of Institutional Investors in Experimental Markets for Emission Permits

 

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Catégorie: Mignardises

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