55 % d’abstention …

19 mars 2010

Les tricolores n’en reviennent pas eux-mêmes : voici qu’ils se sont et vont s’abstenir dans une proportion très forte, plus d’un votant sur deux. Très forte si l’on compare le

Intime conviction en fin de vie

17 mars 2010

Il y a longtemps sur ce blog que l’on combat le concept d’intime conviction en matière pénale, cette excroissance antinaturelle du droit héritée d’époques heureusement révolues.
Et même si c’est un

La nécessaire mort de la concordance

12 mars 2010

Il est encore de nombreux tenants de la politique du compromis, de l’entente cordiale, de la formule magique, de la collégialité érigée en dogme, de la fameuse concordance. Ils ont

Le Parlement cède : enfonçons le clou

10 mars 2010

C’est fou comme le parlementaire de tous poils a la trouille de ne pas être réélu dans son confortable fauteuil de velours et dans ses avantages pécuniaires et autres. Il





Acharnement ou recherche de la vérité ?

S’étant fait casser l’œuvre de sa vie, à savoir la condamnation obtenue à Vevey, le procureur vaudois n’est pas content et frappe des pieds par terre depuis des mois. On lui a enlevé son hochet de platine, son trophée.

Le gentil rondouillet se transforme donc, de façon artificielle et jouée comme dans un mauvais cours de théâtre, en méchant qui gronde et qui fait peur. Un gnafron pas drôle. Un méchant qui fait dire n’importe quoi aux témoins et singulièrement au témoin-clé avec la facilité de celui qui passe une bonne partie de son temps dans les prétoires depuis des années alors que ceux qu’il interroge n’y viennent peut-être qu’une fois dans leur vie .

Une vieille technique proche de la torture morale qu’on croyait révolue mais dont semble-t-il le président du Tribunal criminel de Lausanne use aussi en ne cessant à intervalles réguliers de marquer son territoire par des grands coups frappés sur la table.

Il se peut que l’un et l’autre de ces magistrats ait quelques notions juridiques résiduelles, ce qui reste encore à prouver. En revanche, ils démontrent ce faisant, et en acceptant l’audition du détective qui tache et se permet des conclusions hors de propos, que ce n’est pas l’intime conviction du tout qui les guide, mais leur seule volonté farouche d’avoir raison et d’écraser le faible.

Ils en deviennent de moins en moins crédibles à chaque coup de gueule ou à chaque coup de main sur la table. Et privent d’un très petit crédit résiduel l’institution à laquelle ils appartiennent.

L’audience d’hier a entendu un témoin qui lui a vu l’une des victimes le 26 décembre. Hors toute chronologie officielle reconnue jusqu’alors comme « vérité judiciaire ».

Il ne faudra donc pas que les jurés se laissent traiter de la même façon que les témoins ou l’accusé : l’homme n’est pas une statue de glaise que l’on modèle à son envie. Et la contrainte, sinon juridique mais du moins morale n’est pas très éloignée non plus.

Visiblement l’enquête et l’accusation ne démontrent rien de probant. Ce n’est pas avec ça qu’on tue civilement et moralement un homme. En revanche c’est comme ça que l’on accède au club fermé (il existe …) de ceux qui dans le canton de Vaud ont soit défendu soit fait condamner un individu à la réclusion à vie.

Triste façon d’exercer un  pouvoir confié pour le bien des autres et non pour satisfaire un ego ventripotent et prêt à exploser.

Ces Messieurs devraient se souvenir, chaque matin en enfilant leurs robes respectives, qu’ils font pipi comme tout le monde et ne descendent ni de Vulcain ni de Zeus, sinon ça se saurait …

Mots-clés :  légeret, procureur

La râpe fédérale

Quelle que soit la matière que l’on considère, si elle comprend un iota de social, le Parlement actuel va chercher à en râper les coûts au détriment de la population. De révision en révision, l’AI subit les assauts qu’on connaît : à ce rythme, un poly-traumatisé sera considéré comme complètement apte à courir le 100 mètres avant 2015.

Le jeune chômeur ne touchera pas un sou avant l’âge de 55 ans au moins, pour éviter qu’il ne prenne de mauvaises habitudes. L’assuré-maladie payera encore trois fois plus qu’aujourd’hui pour bénéficier d’une médecine aussi subtile et professionnelle que celle qui a inventé les risques de la grippe AH1N1 et géré sa juteuse « pandémie ».

Le risque accidents sera supprimé au motif que le principe de précaution est la règle et l’AVS diminuera ses prestations de façon drastique.

Contrairement aux apparences, il n’y a aucun élément de politique-fiction dans cette courte énumération, mais simplement le résultat d’un entêtement stupide des majorités bourgeoises du Parlement qui sont comme atteintes d’une maladie de la langue bleue très grave et particulièrement contagieuse.

On remarquera en plus que les symptômes de cette maladie se font remarquer depuis quelques années, mais que depuis que l’argent ne doit servir qu’à sauver banques et Etat, selon les préceptes du nouvel évangile selon saint Ospel, le parlementaire bourgeois redouble de bêtise et s’enferme dans ses contradictions.

Il veut en effet une Suisse performante et attractive. Sauf qu’il fait tout pour que le contraire soit atteint. Il veut un pays moderne. On se rapproche du 19e siècle à grands pas. Il veut avoir raison, et il trébuche sur chaque marche de l’escalier qui monte mais qu’il ne cesse de descendre sans s’en rendre compte.

Il y a bientôt des élections fédérales. L’occasion unique pour le peuple de renvoyer chez eux tous ces guignols pas drôles et manquant totalement d’intelligence et de jugeote. Le dernier exemple date d’il y a quelques minutes: les aimables gnomes de la FINMA viennent d’admettre, après une longue et coûteuse étude dont des parcelles seront publiées un jour, que les banques suisses n’ont pas très bien agi dans l’affaire Lehman Brothers.

Certes les gnomes de la FINMA ne sont que des fonctionnaires, mais qui déteignent sur le politique ou s’imprègnent de cette maladie de l’à peu près, de la compromission et du non-dit, le tout dans une atmosphère de dilettantisme et de manque de vista qui caractérise la Berne fédérale.

Sans changement drastique du personnel politique, la Suisse va retourner en deux décennies dans un état proche de la liquéfaction. Et ceux qui en sont responsables se seront servis au passage sur la bête, en faisant justement en sorte, comme l’UDC et le PLR, que la bête ne le remarque pas.

Et si la bête faisait enfin en sorte que sa langue à elle change de couleur pour virer au rouge  ?

Mots-clés :  limer, presser, râpe

60 % de non le 7 mars

Notre brave Conseil fédéral use et abuse de sondages, notamment venant de GFS. Mais depuis la célèbre plantée des minarets encore récente, motus et bouche cousue, on ne sait pas officiellement ce que disent les sondages commandés par les « Sages ».

De leur côté, les partis bourgeois se paient aussi des tranches gargantuesques de sondages, et là c’est aussi le calme plat. C’est fou quand même comme la discrétion l’emporte sur le triomphalisme quand on sait, depuis déjà bien quelques semaines , qu’on va se ramasser une claque technique et politique sur un sujet mal ficelé et injuste comme seuls savent le concocter les partis de droite.

Car dans les sondages sous embargos, une seule chose ressort clairement sur les votations concernant le 2e pilier du 7 mars prochain : la droite va en droite ligne, le cas de dire,  à la claque historique et annonciatrice d’autres défaites. Selon les versions, on a 60, voire même 65 % de refus de l’abaissement du taux LPP. Une telle ampleur de score signifie clairement le désaveu de toute une politique, qui ne mérite d’ailleurs même plus ce nom mais devrait s’appeler manie ou phobie ou même maladie politique.

Comme relève de la manie voire du masochiste l’entêtement PLR qui consiste à maintenir sur un socle le maigre restant d’Hans-Rudolf qui ne sert plus à rien. Sinon justement qu’il ne fait plus rien et donc n’est guère dangereux.

Sauf à considérer que le siège radical de Merz au Conseil fédéral risque fort de passer à l’as en 2011, vu le brouillard idéologique et pratique dans lequel il a plongé le pays par une rare inadaptation au poste. Une petite cure d’un seul siège sera une très bonne chose pour le PLR. Mais pas au profit du PDC qui se lèche les babines en catimini, au profit des Verts cette fois, dont le tour est venu.

PS: ce billet ne veut pas dire qu’on peut se dispenser de voter le 7 mars, car ce faisant on réduirait le taux de la victoire promise.

Mots-clés :  2e pilier, 7 mars 2010, lpp, votations du 7 mars 2010

Vallorbe : radicale pataugée

Ils sont affables, rondouillets, patelins et très radicaux dans leurs habitudes. Ils fréquentent toujours le même bistrot depuis des lustres, chez Quinquin (pas Ouin Ouin) pour y définir leur « stratégie », et pour y satisfaire à d’autres besoins vitaux.

Le radicalisme vallorbier est un concentré de ce que la politique vaudoise produit comme pragmatisme opportuniste et populiste de ce côté de l’échiquier politique.

Certains de ses membres ont même carrément la stature UDC chevillée au corps. Or en décembre 2009, leur président local, le sémillant Bernard Haldemann, a déposé une motion pour que la Municipalité étudie le retour à l’élection majoritaire à deux tours pour le Conseil communal.

Et il fallait que ça aille vite pour que tout soit sous toit avant le 30 juin 2010, date légale limite pour les changements de mode de scrutin l’année précédent les élections.

Pour une cité de plus de 3000 habitants, c’est bien sûr une régression politique et démocratique grave, mais bon, puisqu’à Vallorbe ce que le radical veut il l’obtient, on se bornera à constater les dégâts. Il faut dire que les membres de la gauche locale n’ont pratiquement pas réagi à cette proposition.

Lors de la séance du Conseil de lundi 22 février 2010, la Municipalité a donc très discrètement rapporté sur ce sujet en deuxième partie d’un préavis anodin sur un autre sujet : sa position rejoint celle des radicaux, ce qui n’étonnera personne. C’est ainsi que le régime majoritaire va redevenir la règle à Vallorbe, en principe lors de la séance du 23 mars, tant il est vrai que la gauche y est minoritaire et en plus molle à faire hurler.

Mais là où le même Bernard Haldemann a fait fort, c’est qu’il s’est agité des mois durant pour que le mariage entre radicaux et libéraux ait lieu : et ce mariage a effectivement eu lieu en janvier 2010 et en grandes pompes. Il préside le nouveau groupe fusionné, ce qui n’étonnera personne.

On admirera la logique de cette manœuvre: faire en sorte que de partis s’unissent et soient forts pour les élections de 2011 en « présentant un message clair à l’électeur«  ( motif officiel présenté au public pour la fusion) et simultanément rayer de la carte politique de Vallorbe l’élection proportionnelle.

Une logique toute radicale, à savoir qui ne rime à rien et qui fait sourire, à défaut d’autre chose, et ceci bien loin à la ronde.

Mots-clés :  bernard, changement, haldemann, majoritaire, parti, radical

Infrarouge : l’émission qui ne sert à rien

La vision d’Infrarouge est décidément insupportable. Au centre de la mare trône Mamarbachi, fière, marathonienne et carnassière,  qui de sa voix aigrelette et qui casse l’oreille interne passe son temps à relancer un impossible débat entre politiciens et politiciennes qui ne sont là que pour vendre leur soupe comme des camelots au Salon du mixer joyeux et de la râpe dorée.

On y entoure le saint des saints, l’autel en somme,  d’un amoncellement de groupies et de grouppys, y compris généralement quelques hauts fonctionnaires tendance PKZ dont la présence est justifiée uniquement par le nombre à chaque fois impressionnant de sottises que disent leurs chefs.

Et récemment on devait supporter le dernier schtroumpf de Berne, Burkhalter, dont on se demande pourquoi il affecte de parler le français avec un accent suisse-alémanique et une voix nasillarde aussi désagréable, dans une très vaine tentative de démonstration de ce que son prédécesseur aurait fait de bien, un jour, une fois …

Flanqué d’une houri insupportable nommée Meyer qui ne s’arrange pas avec l’âge puisque non seulement elle ne peut s’empêcher de couper la parole à tout le monde, mais en plus parle toute seule à demi-voix ou fait des apartés peu discrets avec un sourire de sorcière de carnaval mouillée par la pluie.

Bref, cette émission qui coûte quand même bonbon, puisque l’équipe qui passe son temps à la produire et la préparer est pléthorique, est le prototype de ce que  pourraient faire les journalistes sportifs du Matin si on leur demandait de parler français et de traiter de choses sérieuses.

Infrarouge est une forme de croisement contre nature entre le talk show raté et un mauvais épisode des Simpson. Ce n’est pas drôle, pas instructif, pas intéressant, pas bien fait et en plus, on y laisse la place à un « méchant » dessinateur (salut Philippe, quel apostolat ! ) qui ose critiquer … même si pour lui les fesses de Micheline pouvaient bien être dessinées, mais plus rondes.

Avant de converger, la RTS devrait peut-être élaguer : on ne naît pas producteur présentateur, on le devient, et ceci encore n’est pas forcément valable pour tout le monde.

Le monde politique suisse est tellement misérable médiatiquement qu’on ne devrait pas lui consacrer tant d’heures de travail  pour un résultat aussi misérable qu’on en est presque à regretter « Table Ouverte » : un comble.

Mots-clés :  dramatique, foutaise, infrarouge, mamarbachi, TSR